1er dimanche de Carême : éveille-toi et entre dans le combat de la foi avec Jésus !

Coucou la Team,
Nous sommes le premier dimanche de ce temps de Carême et dans les textes aujourd’hui, l’Église nous invite à regarder l’Histoire du péché dans l’humanité : comment il s’est fait une place dans le cœur de l’Homme mais surtout comment par le sacrifice et l’obéissance d’un seul homme, les portes du salut nous ont été ouvertes ? Ce dimanche, c’est l’histoire de la grâce au cœur de l’histoire de l’Homme plus encore que le poids de nos tentations.

Et ces passages de l’Ecriture peuvent même être transposés à l’histoire de France. Avec près de 20 siècles de Christianisme, tout être francophone ou francophile porte aussi en lui cette tradition chrétienne. Car même si nous parlons de vocation de la France, c’est à tout Homme qui porte en lui le Christ que Dieu s’adresse au travers de sa « Fille ainée ». Des missions de Martin de Tours au prédicat de Saint Irénée de Lyon, ont germé le baptême de Clovis, Roi des Francs (496). Cet événement à posteriori est la base d’unification de cette terre gallo-romaine et le point de départ d’une grandeur Française et Catholique pour l’occident. Ainsi que l’union d’une nation à la Sagesse éternelle.

« Si Notre-Seigneur t’envoie quelque maladie ou autre adversité, tu le dois souffrir de bonne volonté et Lui en rendre grâces, car tu dois penser que c’est pour ton bien ; et si Notre-Seigneur t’envoie quelque joie et prospérité, tu dois aussi Lui en rendre grâces humblement, mais ne pas en avoir d’orgueil. »

Saint Louis à son futur roi Philippe II

Des siècles durant, l’assurance du statut d’enfant aimé de l’Eglise et de Dieu a aidé ce pays à rester uni et pourtant bien des comportements contraires à l’Evangile ont été menés par ce même pays. Dieu n’a eu de cesse par ses saints et par les visites de la Vierge Marie de dire et redire combien ce pays a du prix à ses yeux . Combien d’apparitions mariales depuis le moyen âge à des moments de tensions ou de craintes sont la preuve de cet Amour ? Marie a sûrement visité plus de régions de France que la majorité d’entre nous.

Cependant, depuis la révolution en 1789 et plus encore depuis mai 68, le changement de la société française en rejetant ce qui n’était pas de Dieu dans l’église, s’est aussi détourné peu à peu de sa filiation divine et tel un adolescent recherchant son identité, elle a tourné le dos à sa vocation.

Oui, la relation de notre pays avec le Créateur est comparable à celle qui liait Ève et Adam à Dieu dans le Récit de la Genèse, ou encore à toutes les relations Parents-Enfant que nous pouvons observer dans nos familles.

Pour nous accompagner pendant ce temps de grâce, Jésus lui-même nous offre cette histoire bien connu pour nous aider :

« En ces temps là, Jésus dit : « Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. »

Oui c’est l’histoire du Père Miséricordieux ou du Fils prodigue. Rien de plus normal qu’un enfant s’émancipe de ses parents, cela fait bien partie de l’évolution. Mais s’émanciper n’est pas s’éloigner ou tourner le dos à la tradition dont on fait partie.
Le Fils ici demande sa part . Il prend de l’héritage ce qui lui convient .
Notre Pays a fait de même. Je suis toujours surprise quand on voit dans la loi de 1905 par exemple un vrai principe éloigné de la religion chrétienne, quand on y voit une pensée humaine pour l’Homme alors que Jésus lui-même le premier dit : « Rendez à césar ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu ( Mt 22,21) » ou quand on parle de Tourisme s’agissant de lieux tels que Lourdes, Lisieux ou encore le Mont Saint Michel alors que c’est le passage de la Grâce qui a érigé ses oeuvres. L’héritage est fort présent même si nous voudrions l’oublier.

Durant ce carême, nous avons tous à nous tourner vers Dieu, pour nos réveils individuels et notre réveil collectif. La conversion c’est une chance de chaque jour pour goûter au ciel sur cette terre.. Que nos privatisations et nos résolutions nous entraînent à embrasser notre vocation de baptisés et celle de notre France Bien-Aimée , afin que réunis dans le Sacré-Cœur du Christ, la Création toute entière vive de sa paix.

Pour aller plus loin et vivre cette première semaine de carême avec vous notre communauté ADF, nous vous proposons de méditer avec saint Louis :


O DIEU,
l’Être des êtres qui êtes mon DIEU, prosterné devant Votre divine Majesté, je Vous adore et je Vous aime.
Daignez accepter l’offrande que je Vous fais de toutes mes pensées, de toutes mes paroles et de toutes mes actions.
Je me propose d’agir aujourd’hui et toujours pour Votre amour, pour Votre gloire, pour accomplir Votre sainte volonté, pour Vous servir, Vous louer et vous bénir, pour satisfaire à Votre justice, pour le soulagement des âmes du Purgatoire, pour obtenir aux pécheurs la grâce d’une véritable conversion.
Je désire faire tout en union, aux intentions et aux dispositions qu’ont eues sur la terre tous les Saints du Ciel, l’auguste Vierge Marie et Jésus-Christ, mon Sauveur.
Je voudrais pouvoir signer de mon sang la protestation que je Vous fais en ce jour et la réitérer à tous les moments jusqu’à mon dernier soupir.
Recevez, ô mon Dieu, l’hommage de mon cœur et de toutes ses affections et daignez m’accorder la grâce de ne commettre aucun péché mortel au cours de ma vie, surtout en ce jour pendant lequel je désire gagner toutes les indulgences dont je serai capable.
Je Vous prie de me faire participant des fruits de toutes les messes qu’on célèbrera et que toutes les bonnes œuvres qu’on fera servent à la conversion des pécheurs. Tout dans l’amour de DIEU, Pour l’amour de DIEU, Par amour pour DIEU.

Saint Louis

Et accompagnés d’une dizaine de chapelet pour se mettre en présence du Christ par l’intercession de sa Mère à dire cette prière :

Seigneur,
C’est aujourd’hui le temps de notre éveil
Que ta parole nourrisse en nous l’espérance et la foi,
Nous donne de vivre de la charité
Alors que nous entrons dans le combat de Jésus
Que l’Esprit Saint inspire en nous la piété de Saint Louis pour élever nos vies et notre pays à l’exigence de l’Evangile.

Bonne semaine à tous
Et au cœur de nos défis,

Dieu est bon
En tout temps

Mercredi des cendres : introduction au parcours de Carême

Comme chaque année depuis le lancement de Aventure de foi, nous vous proposons un parcours carêment plus pour enrichir ce temps de grâce qui nous est donnée. Le carême est une chance pour le chrétien : dans un condensé de quarante jours de prendre la mesure de l’amour de Dieu au travers de l’opportunité de nos conversions.

Ici, nous croyons fermement que peu importe l’endroit d’où vous êtes, dans votre relation à Dieu, vous pouvez être une chance pour ce monde et pour l’Eglise. Nous croyons que la prière et la vie d’un seul peut toujours attirer l’Homme à Dieu. Nous avons l’assurance que l’amour véritable, Celui qui se fonde en Dieu, se diffuse par delà les changements humains.

Notre parcours Carêment plus a depuis l’origine le but de rappeler l’espérance de cette période pour nous entraîner plus encore à goûter l’amour de Dieu . Il n’y a pas de malheur, de tristesse ou de souffrance à se délaisser de nos petites morts pour trouver notre Absolu. Et c’est vrai à titre individuel mais aussi collectivement.

C’est pourquoi cette année notre parcours nous entraine sur les chemins de la France.

Fille aînée de l’Eglise, le disait Jean-Paul 2, haute terre d’apparitions mariales, berceau de nombreux saints. Aujourd’hui, cette tradition prend de la poussière, et la sourde dominance d’autres dogmes et concepts , l’émergence de certaines lois, font monter le cri : « Mais où es-tu donc fille de l’Eglise ? »

Accompagnés de l’évangile de saint Luc au chapitre 15, versets 11 à 32, prenons ce chemin vers le Père miséricordieux pour tourner notre vie et notre espérance en toute conscience et volonté vers Celui qui ne cesse de nous attendre.

À tous et à chacun
Bon carême 2023 et belle montée vers Pâques.

N’oubliez pas au cœur de nos efforts,
Dieu est bon en tout temps

Notre Dame de Pontmain, mère de l’Espérance

Il y a 152 ans, le ciel s’est ouvert sur la terre, et la Vierge Marie est apparue à Pontmain, un petit village de Mayenne en France, avec un message rempli d’espérance : « mais priez mes enfants ! Dieu vous exaucera en peu de temps ! Mon fils se laisse toucher! »

L’espérance ! C’est bien là le coeur du message de Pontmain et tout l’essentiel de notre foi chrétienne. Car on peut bien croire en Dieu mais comment tenir bon même quand les épreuves, les épidémies, les guerres nous ravagent ?

L’espérance est la petite soeur de la foi, disait Charles Peguy. Elle marche à ses côtés. Quand la foi est fébrile, l’espérance la soutient. Quand la foi vacille, l’espérance la rattrape.

Le Christ est véritablement notre espérance. Celui vers qui on s’approche; celui qui se laisse toucher. Il n’est pas ce Dieu lointain mais ce Dieu qui s’est abaissé jusqu’à nous pour nous porter. Et Marie, sa mère, la Dame de l’espérance, est celle qui nous conduit à lui.

Pontmain en 1871 c’est un peuple troublé, qui vit dans la peur, dans l’angoisse de la guerre franco-prussienne, des épidémies et de la mort. Mais c’est aussi un peuple avec la foi, soutenu par leur curé l’abbé Guerin qui les invitait toujours à prier. Et à Pontmain on priait avec ferveur le chapelet tous les jours.

Pontmain le soir du 1871 c’est l’histoire ordinaire d’une famille qui finit sa journée de travail. C’est un petit garçon qui en sortant de la grange voit une belle dame dans le ciel. C’est encore son frère puis deux autres enfants plus jeunes qui ont l’honneur de la voir. C’est un miracle offert à ceux qui n’ont pas de voix, ceux qui n’ont pas de pouvoir en ce monde. Pontmain, c’est 6h de temps au cours de laquelle la Belle Dame se révèle progressivement aux enfants et révèle son message d’espérance.

6h où elle ne dit rien, où elle pose sur ces enfants, sur ce village, sur notre pays un regard de tendresse et de paix.

L’espérance a aussi ce visage pour chacun de nous aujourd’hui. C’est le soutien et la grâce d’aborder cette vie avec le calme et la paix de l’assurance de celui qui a lié sa vie et son cœur au Christ.

Des trois vertus théologales, l’espérance est celle qui nous pousse en avant : alors que notre charité se pratique et se ressent, que notre foi traverse chaque instant, l’espérance c’est la voile qui gonfle et nous entraîne.

Et ce soir comme en ce 17 janvier 1871, Marie vient panser, raviver ou encore gonfler ce souffle et cette grâce : Prions nous ses enfants, car Dieu nous exaucera ; Ayons confiance , son Fils, Notre Seigneur et Maître , notre Trésor se laisse toucher.

Hier le monde s’essayait de nous dire que le blue Monday était le jour d’une baisse de moral, aujourd’hui peu importe ta situation, peu importe tes difficultés, peu importe tes succès et l’endroit d’où tu es : Nous te portons ce message que nous avons reçu, nous aussi un jour à Pontmain : Si l’espérance ne déçoit pas c’est qu’elle est souffle de vie et lumière dans tout les Ténèbres.

Quand une situation te dépasse, que tu as du mal à t’accrocher, redis cette prière dans le secret de ton cœur et de tout ton Être, dis le: « Jésus, j’ai confiance en toi »

Que ta vie ce soir garde le cap de l’Espérance en Jésus Christ, que ton cœur chante le Dieu de tout amour et que tes mains tiennent les mains celle qui est première en chemin d’Espérance.

Sois béni cher ami

Visiter l’aventure des JMJ

Hello les amis, nous voici à notre quatrième étape du parcours JMJ. Après le souvenir, l’hésitation, l’essai, et si nous vivions la visitation ?

Ce mot, dans l’évangile, n’est pas inconnu : il est associé à la très sainte Vierge Marie qui, juste aprèsavoir écouté et accueilli l’annonce de l’ange, « se leva et partit en hâte ! » (Luc 1, 39). Marie se met en route pour aller visiter sa cousine Elisabeth. Cela nous révèle quelque chose de bien profond : pourvisiter, nous devons écouter, accueillir, servir.

Un cœur prompt à écouter est la clé de la visitation de Marie. C’est parce qu’elle a reçu la parole de l’ange qu’elle part en hâte, et non l’inverse. Au fond d’elle-même, elle espère sûrement que l’ange dit vrai, que sa cousine est bien enceinte malgré son âge avancé. Marie écoute et accueille la bonne nouvelle avec toute l’espérance qui l’anime. Comme pour toute mécanique, il faut toujours un moteur. La foi précède le service et l’amour. 

« Un jour, j’ai reçu un appel du curé de ma paroisse qui m’annonçait que j’avais été choisi pour participer aux Journées Mondiales de la Jeunesse en Pologne. Pour être honnête je n’avais pas encore réalisé de ce qui venait de m’être dit. Puis, j’ai commencé à prendre conscience de la chose. Cette mission qui m’est confié – car oui les JMJ sont une mission pour tous – était un cadeau venu du ciel et nécessitait un engagement particulier. »

Matthieu

Tu as, toi aussi, reçu l’appel aux JMJ et tu l’as accueilli peut-être plus comme un projet de voyage d’été mais aujourd’hui, tu le sais, c’est bien plus que cela : tu es envoyé ! Oui, tu es mandaté, missionné par l’Eglise pour aller et visiter le monde, pour être disciple du Christ. Les JMJ sont une grande et belle aventure qui nécessite des équipes de coordination et logistique, mais il ne faut pas oublier que tout pèlerin qui s’engage à partir aux JMJ est en mission. C’est là toute la différence avec un voyage lambda. Et cette mission commence dès aujourd’hui.

Car Marie n’a pas attendu que Jésus naisse pour commencer son témoignage. Sitôt l’ange lui a dit la nouvelle, elle s’est empressée de le porter au monde. Visiter, c’est se mettre en route sans attendre car la Bonne nouvelle que l’on reçoit nous est impossible à taire. C’est le sens de toutes les rencontres de préparation avec ton groupe local et/ou diocésain. Ce n’est pas pour rajouter des dates à ton planning déjà chargé mais c’est bien pour se rassembler, méditer ensemble sur la mission qui nous est confiée et comment la réaliser et la vivre.

« Partir aux JMJ nécessite une préparation particulière durant l’année. Cette préparation était en grande partie spirituelle, on chantait, priait, écoutait la parole de Dieu. Nous avons également profité pour essayer de mettre en place une cohésion de groupe assez solide, car avoir un groupe solidaire était l’une des bases fondamentales pour le voyage. Nous avons aussi pu écouter les témoignages et conseils d’anciens jmjistes et des accompagnateurs. »

Matthieu

Visiter, c’est engager tout son cœur, tout son être pour la mission qui t’est confiée. Des actions de financement aux temps de prières et rencontres fraternels, tout est là pour nous rappeler que nous sommes l’Eglise en marche, l’Eglise en mission, avec la première en chemin, Marie qui a donné de sa personne, de son temps et son attention pour les autres, mais il n’y a pas qu’elle. Elisabeth, Zacharie ou encore Joseph ont aussi donné d’eux-mêmes pour accueillir Jésus. C’est donc aussi une mission universelle à laquelle nous prenons part car souvenons-nous que les JMJ sont un évènement mondial et de ce fait, en plusieurs coins du monde, de nombreux pèlerins, des laïcs, des prêtres, des évêques, des groupes, des familles, des diocèses se préparent à cet évènement. C’est beau quand on y pense : nous tissons ensemble, sans même le voir, une vraie chaîne missionnaire autour de l’unique centre : Jésus. C’est si beau quand chacun de nous, avec tout son être, ses talents, sa disponibilité, contribue à la mécanique de l’Eglise, et particulièrement des JMJ.  

« Notre paroisse était à la recherche de familles prêtes à accueillir des jeunes des JMJ. Nous avons dit oui et pendant la semaine des JMJ, nous avons eu la joie d’accueillir deux jeunes filles. Nous les avons accueillies chez nous en leur offrant ce que nous avons et elles nous ont offert aussi leur amitié. Nous avons appris à nous connaître. 6 ans après, nous sommes toujours en contact et nous prions les uns pour les autres ! D’une petite manière, nous avons contribué à ce grand rassemblement d’Eglise dans notre pays ! »

Annia, famille d’accueil polonaise

Visiter, ce n’est pas tout d’aller rendre visite. Ce n’est pas tant de donner que de recevoir aussi. C’esttravailler ton cœur pour pouvoir regarder l’extérieur avec le regard de Dieu, pour pouvoir recevoir les signes qu’Il désire te donner. Un peu comme les mages à l’approche de Noël. Tu auras beaucoup de belles choses à voir, à rencontrer, à visiter aux JMJ, mais si ton cœur n’est pas prêt, tu passeras à côté de l’essentiel. La Vierge Marie n’a pas seulement tout donné d’elle-même, elle a pris aussi le temps de méditer et garder en son cœur tout ce qu’elle vivait. Parce que, souvent, on a besoin de temps, de discernement pour comprendre les signes de Dieu. Il y a des choses que tu vis aujourd’hui, ou que tu vivras aux JMJ, qui prendront sens que des années après. Voilà pourquoi la visitation de Marie ne s’arrête pas à cette rencontre avec Elisabeth, tout comme les JMJ ne s’arrêteront pas en août 2023. La mission des JMJ se poursuit tout au long de la vie.

Alors en ce mois de décembre, demandons la grâce d’être comme les bergers, comme les mages, et comme Joseph et Marie, des visiteurs, des veilleurs, des hommes et des femmes en mouvement vers Jésus. Ne soyons plus spectateurs de notre présent et notre avenir, mais devenons dès aujourd’hui les acteurs de l’Eglise et du monde.

Tant de nos contemporains sont en attente de la lumière de Bethléem, de la bonne nouvelle du Salut. Allons, levons-nous, partons en hâte avec joie et simplicité pour rencontrer, aimer, servir !

Aventure de sainteté avec Sainte Lucie de Syracuse

C’est peut être orgueilleux d’écrire sur la sainte dont on porte le nom, mais aujourd’hui, j’aimerais à travers cette aventure de sainteté vous parler de sainte Lucie. 

Peu connaisse la vie de cette jeune vierge martyre que l’on nomme dans la prière eucharistique au côté d’Agathe, d’Agnès, Félicité et Perpétue mais la tradition a retenu plusieurs faits de sa vie que je vous propose de (re)découvrir et de méditer.

En premier, ce qui frappe dans la vie de sainte Lucie, c’est qu’elle met en mouvement tout son coeur et son être pour Dieu. C’est sa piété qui la pousse sur le tombeau de sainte Agathe pour y demander la guérison de sa mère, c’est sa foi qui la conduit à servir les plus pauvres, c’est son amour de Dieu qui anime son désir de se consacrer à lui.  À son époque, où les chrétiens étaient mal vus et prisonniers, sainte Lucie resplendit d’une foi simple mais vivante qui n’a pas peur des qu’en dira-t-on et des aléas de la vie. Et elle nous apprend aujourd’hui à être témoin du Seigneur de tout notre coeur avec joie, partout où nous sommes, envers et contre tout. 

Car sa foi, comme la mienne, comme la nôtre, va bien sur se heurter à des épreuves en tout genre. Déjà orpheline de père dès son plus jeune âge, Lucie est promise en mariage à un homme non chrétien. Mais celle qui dans son coeur avait fait vœu de chasteté se retrouve persécutée par cet homme en raison de sa foi. Lucie garde confiance en Dieu : « la puissance de Dieu est sur moi ». Et celui qui met son secours dans le nom de Dieu ne passe pas. La foi conduit à la mesure infinie de l’amour. C’est la folie et le miracle du martyre. Malgré les coups, malgré le feu, malgré les persécutions, Lucie demeure témoin du Seigneur. La foi ce n’est pas se conformer au monde mais c’est vivre dans le monde en se conformant aux volontés de Dieu. Nous ne mourrons pas tous en martyr mais ce que nous enseigne Lucie, c’est la persévérance dans l’épreuve. Oui le Seigneur est fidèle il n’abandonne pas ceux qui se confient en lui !

Enfin, et pas des moindres, le prénom Lucie tire son origine du latin, « lux » qui veut dire Lumière. En ce temps d’Avent pendant lequel nous cheminons vers la Lumière du monde qui naît à Noël, souvenons-nous que nous sommes tous missionnaires de cette lumière, c’est-à-dire destinés à en être les porteurs. Et porter la lumière du Christ c’est éclairer le monde, le réchauffer, le rendre plus beau car il en a tant besoin. Si la lumière ne brille plus, les ténèbres s’épaississent peu à peu. Or, nous ne sommes pas des fils et des filles des ténèbres mais bien  des enfants de la Lumière. Là encore, le témoignage de Lucie est inspirant : il nous est raconté qu’elle apportait la nuit des provisions aux chrétiens qui se cachaient dans les grottes. Comme il faisait nuit, elle avait besoin de bougies pour s’éclairer et comme elle portait de la nourriture et de l’eau, elle avait besoin de ses deux mains. Elle fabriqua une couronne sur laquelle elle fixa des bougies. Incroyable coïncidence avec notre couronne de l’Avent, pour nous rappeler le sens même de notre vocation de baptisé : tu reçois aujourd’hui la lumière du Christ, à toi d’en être le messager !

Aujourd’hui, la fête de sainte Lucie est particulièrement fêtée dans les pays scandinaves où de grandes processions lumineuses ont lieu. En union de prière, nous pouvons ainsi demander la grâce au Seigneur d’être à l’exemple de sa servante Lucie de Syracuse toujours le reflet de sa Lumière.

Seigneur, par l’intercession de sainte Lucie, aide-moi à ne pas avoir peur des ténèbres mais à porter la lumière de l’Amour, de la générosité, de la joie, de la paix autour de moi. Amen !

Bonne Sainte Lucie, et bonne fête à toute les Lucie

Dieu est bon en tout temps