Mis en avant

Une année de bienfaits en approche

Hello la team,

Après un ralentissement pour le temps estival, nous sommes de retour, ravivés par l’Esprit Saint pour entamer avec vous une nouvelle année riche en témoignage, en projet, en expérience dans la joie et l’amour de Dieu. Le Seigneur nous l’a dit au travers du prophète Isaïe :

« Voici que je fais une chose nouvelle : elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ? Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert, des fleuves dans des lieux arides ».

Isaïe 43, 19

Chaque rentrée, chaque nouveau cycle, à la nouvelle année, le Seigneur offre à sa création bien aimée une chose dont les germes sont déjà présents. On pourrait croire qu’Antoine Lavoisier a mis des mots sur les désirs de Dieu, « Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme », les moments vécus ne sont pas vains, ils ne sont pas oubliés, ils sont les bases de ce qui fait ce que nous sommes.

Les élèves qui retournent en classe sont riches des enseignements passés mais aussi de l’été, de souvenirs qui les a nourris, de même en est-il des salariés de retour au bureau après avoir libérer leur esprit de la charge mentale, ou des parents contents de retrouver un rythme après avoir profité à fond du temps familial.

De même en est-il, pour nous Équipe d’Aventure de Foi et vous, chère Team ADF. Nous avons été à l’écoute du Pape François et avons profité de la fête de l’Assomption pour nous laisser emporter par le projet de Dieu pour cette année, et chers amis, qu’elle a été notre joie de voir que les idées, les envies, les projets ont été multiples. A l’école de Marie, le Seigneur nous a donné notre direction pour cette Année : TÉMOIGNER. Rien de ce que nous avons vécus, que nous avons vus ne peut se perdre, surtout si nous vivons notre vocation d’annoncer la bonne Nouvelle du Salut au Monde.

Jésus est l’origine de toute chose et depuis 4 ans il ne cesse de faire évoluer ce projet. 

Alors, à vos agendas nous avons bien des rendez-vous pour vous :

– Tous les premiers lundi du mois ici à 12H pour vivre pendant une année un parcours JMJ en actes ;

– Tous les 2e lundis du mois, laissons-nous inspirer par la vie d’un saint, d’une sainte ;

– Tous les 3e lundis du mois vous trouverez une méditation avec un passage du livre de vie, notre Bible ;

– Tous les 3e samedi du mois, un vlog pélé vous attend sur la chaînes YouTube ;

– Chaque dernier vendredi du mois un vlog témoignage vous sera proposé ;

– Chaque semaine, nous vous attendons sur Instagram ou Tiktok à 18h pour vivre et faire vivre la Foi et la Fraternité.

Comme l’an dernier, nous reviendrons avec nos parcours« Avent-tous » et « Carêment Plus » toutes les semaines sur tous nos réseaux. Petite nouveauté, nous vous donnons rendez-vous pour une neuvaine de reflexion pour la Toussaint ainsi que tous le mois de Mai pour se réjouir d’allégresse avec Marie, et chaque jour sur Instragram en Juin pour faire vibrer nos cœurs avec celui de Jésus.

Aventure de foi, c’est le projet du Cœur de Jésus, un lieu de fraternité et de bienveillance, une marche avec Marie à laquelle vous êtes tous les participants. Si tu vis en Ile de France ou que tu es de passage, que tu souhaites le temps d’un WE, d’une journée, faire de ta foi, une chouette aventure n’hésite pas tu es la/ le bienvenue.

Belle année scolaire, professionnelle et pastorale à chacun de vous !

Et n’oubliez pas… Dieu est bon en tout temps !

Jour 9 : viens Esprit Saint !

Toute l’histoire chrétienne est tendue vers une rencontre.
Depuis la création du monde jusqu’à la Jérusalem céleste, l’Esprit Saint prépare l’humanité à la communion définitive avec Dieu. Le dernier mot de la Bible est un cri : « Viens ! »

« L’Esprit et l’Epouse dit : viens ! Celui qui entend, qu’il dise : Viens ! Celui qui a soif, qu’il vienne. Celui qui le désire, qu’il reçoive l’eau de la vie, gratuitement. » (Apocalypse 22, 17)

C’est la prière de l’Église. C’est la prière de l’Esprit. C’est la prière du cœur qui a découvert que Dieu seul peut combler pleinement l’homme.

Nous passons souvent notre vie à chercher le bonheur dans des réalités limitées : la réussite ; la reconnaissance ; les biens matériels ; les sécurités humaines. Mais même les plus belles réalités de cette terre demeurent incomplètes. Le cœur humain porte une soif infinie parce qu’il est créé pour Dieu. Comme l’écrivait Saint Augustin d’Hippone : « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en toi. »

L’Esprit Saint vient précisément réveiller cette soif du Royaume. Il nous apprend à vivre dans le monde sans faire du monde notre absolu. Le chrétien n’est pas appelé à fuir la terre, mais à vivre déjà orienté vers le Ciel.

Chaque fois que nous aimons véritablement, que nous pardonnons, que nous prions, que nous servons humblement, l’éternité commence déjà à prendre place en nous.

L’Esprit Saint sanctifie progressivement toute notre existence. La sainteté n’est pas réservée à quelques personnes exceptionnelles. Elle est la vocation de tout baptisé. Être saint ne signifie pas devenir parfait selon les critères du monde. Cela signifie laisser Dieu aimer à travers nous. Les saints n’étaient pas des êtres désincarnés. Ils ont connu : les combats ; les fatigues ; les pauvretés ; les nuits de la foi. Mais ils ont appris peu à peu à tout remettre entre les mains de Dieu. Comme le disait Saint Charles de Foucauld : « Mon Père, je m’abandonne à toi. »

L’Esprit Saint conduit précisément vers cet abandon confiant. Plus l’homme accueille l’Esprit, plus il devient libre intérieurement. Il n’a plus besoin de tout maîtriser, car il apprend à vivre dans la confiance du Père. Alors même les épreuves peuvent devenir des lieux de grâce.

L’Esprit Saint ne supprime pas magiquement toutes les souffrances de la vie, mais il peut transformer leur sens.
Il fait grandir : l’espérance dans l’épreuve ; la paix dans l’incertitude ; la fidélité dans la nuit.
Le monde actuel est souvent marqué par : la peur de l’avenir ; le sentiment de vide ; l’isolement intérieur.
Face à cela, l’Esprit Saint vient rappeler que l’histoire humaine n’est pas abandonnée au chaos.
Dieu conduit son peuple. Le Royaume est déjà à l’œuvre. Et un jour, toute larme sera essuyée.

La vie chrétienne est donc une marche vers la pleine communion avec Dieu.
Chaque Eucharistie, chaque prière, chaque acte d’amour nous prépare à cette rencontre éternelle.

Voilà pourquoi l’Église ne cesse d’invoquer : « Viens, Esprit Saint. »
Car l’Esprit est déjà la présence du Ciel dans l’âme du croyant.
Comme l’écrivait Sainte Élisabeth de la Trinité : « J’ai trouvé mon ciel sur la terre puisque le ciel, c’est Dieu et Dieu est dans mon âme. »

Pour aujourd’hui

Relire toute cette neuvaine.
Puis demander simplement : « Esprit Saint, qu’est-ce que tu veux désormais faire grandir dans ma vie ? »
Et terminer lentement par cette invocation : « Viens, Esprit Saint »

Jour 8 : l’Esprit construit l’Eglise

Le matin de la Pentecôte, les disciples sont réunis dans une même maison. Ils portent encore en eux beaucoup de fragilité : la peur ; l’incertitude ; le souvenir de leurs abandons ; leur difficulté à comprendre pleinement la mission du Christ. Et pourtant, c’est précisément sur cette communauté imparfaite que descend l’Esprit Saint.

« Tous furent remplis de l’Esprit saint » (Actes 2, 4)

Un vent violent remplit la maison. Des langues de feu apparaissent. Et ceux qui étaient enfermés sortent annoncer les merveilles de Dieu. La Pentecôte n’est pas seulement un événement spectaculaire du passé. Elle révèle ce qu’est profondément l’Église : un peuple rassemblé par l’Esprit.

L’Église n’est pas d’abord une organisation humaine ou une simple institution religieuse. Elle naît du souffle même de Dieu. Comme l’écrivait Saint Cyprien de Carthage : « On ne peut avoir Dieu pour Père si l’on n’a pas l’Église pour mère. »

Cette phrase peut sembler exigeante dans un monde très individualiste. Pourtant, elle rappelle une vérité essentielle : la foi chrétienne est une communion. Nous ne sommes pas sauvés seuls.

L’Esprit Saint rassemble des personnes très différentes : des pauvres et des riches ; des jeunes et des anciens ; des tempéraments opposés ; des cultures multiples. À la Pentecôte, chacun entend les apôtres dans sa propre langue. L’Esprit ne détruit pas les différences ; il les harmonise dans l’unité. Le péché divise. L’Esprit unit. Voilà pourquoi l’un des signes les plus profonds de l’action de Dieu est la communion.

Bien sûr, l’Église porte aussi les blessures de l’humanité. Elle est composée de pécheurs en chemin de conversion. Il peut y avoir : des scandales ; des divisions ; des incompréhensions ; des pauvretés humaines. Mais malgré cela, l’Esprit Saint continue d’agir dans son Église. Depuis deux mille ans, Il suscite : des saints ; des missionnaires ; des martyrs ; des communautés vivantes ; des œuvres de charité ; des témoins cachés de l’Évangile. L’Esprit Saint ne cesse jamais de renouveler le peuple de Dieu.

Le danger aujourd’hui est parfois de vivre une foi solitaire: une foi sans communauté, sans enracinement, sans service. Or personne ne peut grandir seul. Nous avons besoin : d’être portés ; d’être corrigés ; d’être encouragés ; d’apprendre à aimer concrètement. L’Église est précisément ce lieu où l’Esprit nous apprend peu à peu la charité.

Car aimer à distance est facile. Aimer réellement demande patience, pardon et humilité. Comme le disait Saint Benoît de Nursie : « Qu’ils se supportent avec une très grande patience. »
Cette patience mutuelle est déjà une œuvre de l’Esprit.

La Pentecôte transforme aussi des hommes apeurés en missionnaires.
L’Esprit Saint pousse toujours l’Église vers l’annonce de l’Évangile.
Un chrétien habité par l’Esprit ne peut garder pour lui seul la joie qu’il a reçue.
Évangéliser ne signifie pas imposer. Cela signifie témoigner que Dieu est vivant.
Parfois, un simple regard de paix, une écoute vraie ou une fidélité humble deviennent déjà une annonce de l’Évangile.

Le monde n’attend pas seulement des discours religieux. Il attend des témoins habités par Dieu. Comme le rappelait Saint Paul VI : « L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres. »

L’Esprit Saint veut faire de chacun de nous une petite lumière dans le monde.

Pour aujourd’hui
Prions pour une personne avec laquelle la relation est difficile.
Puis posons un acte concret de communion : un message ; une écoute ; un pardon ; un service discret.

Jour 7 : marcher selon l’Esprit

La vie chrétienne est un chemin de liberté, mais cette liberté passe par un combat intérieur. Saint Paul parle d’une lutte entre “la chair” et “l’Esprit”.

« Marchez sous la conduite de l’Esprit. » (Galates 5, 16)

Il ne faut pas comprendre ici le mot “chair” comme désignant simplement le corps. Dans le langage biblique, la chair représente l’homme lorsqu’il vit replié sur lui-même, fermé à Dieu.
L’homme ancien cherche spontanément : le pouvoir ; la domination ; la satisfaction immédiate ; l’orgueil ; le contrôle ; la possession. L’Esprit Saint, au contraire, conduit vers : l’amour ; le don ; l’humilité ; la vérité ; la communion. Ainsi, le combat spirituel traverse le cœur humain.

Nous faisons tous l’expérience de cette division intérieure : nous désirons le bien, mais nous retombons souvent dans nos fragilités. Cela peut provoquer du découragement.

Pourtant, la sainteté ne consiste pas à ne plus avoir de combat. Elle consiste à apprendre à laisser l’Esprit Saint conduire progressivement notre vie. Le démon aime faire croire : que nos chutes nous définissent ; que Dieu se lasse ; que la conversion est impossible.

Mais l’Esprit Saint agit avec patience. Comme l’écrivait Saint François de Sales : « Ayez patience avec tout le monde, mais surtout avec vous-même. »

Le combat spirituel demande vigilance. Car certaines réalités étouffent peu à peu l’action de l’Esprit : le bruit permanent ; la dispersion ; la rancune ; la recherche excessive de soi ; les compromis avec le péché. Le cœur finit alors par perdre sa disponibilité intérieure.

Le monde moderne entretient souvent une agitation continue. Nous passons rapidement d’une information à une autre, d’un écran à une distraction nouvelle. Le silence devient difficile. Or l’Esprit Saint conduit dans la profondeur.

Voilà pourquoi le chrétien doit apprendre une forme d’ascèse : non pour mépriser le monde, mais pour retrouver la liberté intérieure. Le jeûne, le silence, la sobriété, la fidélité à la prière ne sont pas des pratiques dépassées. Elles permettent au cœur de redevenir attentif à Dieu.

Le combat spirituel n’est pas une obsession de soi-même. Il est une école de liberté. Plus l’homme laisse l’Esprit purifier ses désirs, plus il devient capable d’aimer réellement.

Le péché promet souvent une liberté immédiate, mais finit par enfermer. L’Esprit Saint demande parfois un renoncement, mais conduit à une joie plus profonde.

Comme le disait Saint Ignace de Loyola : « Ce n’est pas beaucoup savoir qui rassasie l’âme, mais sentir et goûter intérieurement les choses. »

L’Esprit Saint veut former en nous un cœur libre : libre de l’orgueil, de la peur, de l’esclavage du péché, libre pour aimer.

Pour aujourd’hui

Identifier une habitude qui étouffe la paix intérieure : agitation ; jugement ; excès d’écran ;
manque de silence ; impatience…
Choisir un petit acte concret pour retrouver davantage de liberté intérieure.

Jour 6 : les charismes pour l’Eglise

L’Esprit Saint ne sanctifie pas seulement les personnes ; il construit aussi l’Église.

Depuis la Pentecôte, Dieu répand sur son peuple une multitude de dons destinés à faire grandir la communion et à soutenir la mission. Saint Paul appelle ces dons des charismes.

« À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien de tous. » (1ère lettre aux Corinthiens)

Le mot “charisme” vient du grec charis, qui signifie la grâce. Un charisme est donc un don gratuit accordé par Dieu pour le bien des autres. Il peut prendre des formes très diverses : enseignement ; consolation ; sagesse ; service ; prophétie ; intercession ; évangélisation ; accompagnement ; discernement.

Certains charismes sont visibles. D’autres demeurent très cachés. Mais tous ont la même source : l’Esprit Saint.

Il est important de comprendre que les charismes ne sont pas des récompenses spirituelles. Ils ne prouvent pas automatiquement la sainteté d’une personne. On peut avoir reçu certains dons tout en ayant encore beaucoup à convertir dans son cœur.

Voilà pourquoi saint Paul rappelle sans cesse que le plus grand don demeure la charité. Sans l’amour, même les dons les plus impressionnants deviennent stériles. Comme l’écrivait Saint Jean Chrysostome : «Rien n’est plus froid qu’un chrétien qui ne se soucie pas du salut des autres. »

L’Esprit Saint ne distribue jamais ses dons pour flatter l’ego. Il les donne pour le service. Le véritable charisme rend humble. Plus une personne laisse Dieu agir, plus elle comprend que tout vient de Lui.

L’orgueil spirituel est un grand danger. Lorsque l’homme commence à se regarder lui-même au lieu de regarder Dieu, les dons peuvent devenir source de comparaison, de jalousie ou de division. Or l’œuvre authentique de l’Esprit produit toujours : l’unité ; la paix ; l’humilité ; la charité.

L’Esprit Saint aime la diversité. Dans l’Église, tous ne reçoivent pas la même mission. Certains sont appelés à annoncer publiquement l’Évangile ; d’autres servent dans le silence. Certains portent des responsabilités visibles ; d’autres soutiennent le Corps du Christ dans la prière cachée. Mais aucun membre n’est inutile.

Saint Paul compare l’Église à un corps : l’œil ne peut mépriser la main ; la tête ne peut se passer des pieds. Chaque baptisé reçoit quelque chose à offrir.

Le grand danger de notre époque est parfois de réduire la vie chrétienne à une expérience individuelle : “ma foi”, “ma prière”, “mon chemin spirituel”. Mais l’Esprit Saint nous insère dans un peuple.

La foi chrétienne est profondément ecclésiale. Nous recevons de Dieu pour transmettre à notre tour. Comme le disait Saint Vincent de Paul : « L’amour est inventif jusqu’à l’infini. »

Lorsque l’Esprit agit dans une âme, il la rend féconde pour les autres. Certaines personnes portent la paix dans une famille. D’autres savent relever les découragés. D’autres encore ont le don d’écouter, d’enseigner ou d’encourager.

Les charismes ne sont pas réservés à une élite spirituelle. Ils sont l’une des manières concrètes par lesquelles Dieu continue d’aimer son peuple. Voilà pourquoi il faut demander humblement à l’Esprit : “Seigneur, comment veux-tu aimer
les autres à travers moi ?”

Pour aujourd’hui

Demandons au Seigneur :
« Quel don as-tu déposé en moi pour servir les autres ? »
Puis pensons à une manière concrète de mettre ce don au service aujourd’hui.

Jour 5 : les fruits de l’Esprit

L’Esprit Saint agit invisiblement dans le cœur, mais son action finit toujours par devenir visible. Saint Paul parle des “fruits de l’Esprit”. Il utilise volontairement l’image du fruit, car le fruit est le signe d’une vie intérieure qui a mûri lentement.

« Voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur et maîtrise de soi. » (Galates 5,22)

On ne force pas un fruit à pousser. Il grandit grâce au temps, à la lumière, à l’eau, à l’enracinement.

Il en va de même pour la vie spirituelle.
Nous vivons souvent dans une culture de l’immédiateté. Nous voudrions changer vite, prier parfaitement, devenir saints rapidement. Mais Dieu travaille dans la durée. L’Esprit Saint façonne l’âme avec patience.

Le fruit le plus fondamental est l’amour.

Non pas un amour purement émotionnel ou possessif, mais la charité même de Dieu répandue dans le cœur humain. L’homme livré à lui-même aime souvent de manière fragile : il aime lorsqu’il reçoit ; il aime lorsqu’il se sent compris ; il aime tant que cela ne coûte pas trop.

Mais l’Esprit Saint fait entrer dans une autre logique : celle du Christ qui aime jusqu’au don total de Lui-même. Voilà pourquoi la véritable charité est surnaturelle. Comme le disait Saint Thomas d’Aquin : « Aimer, c’est vouloir le bien de l’autre. »

L’Esprit nous apprend peu à peu cette manière d’aimer. Puis viennent les autres fruits : la joie ; la paix ; la patience ;la maîtrise de soi ; la douceur…. Ces fruits ne signifient pas que la vie devient facile. Les saints eux-mêmes ont connu :
l’épreuve ; les combats ; les nuits intérieures ; les contradictions.

Mais au cœur même des difficultés, quelque chose demeurait stable : la présence de Dieu.

La joie chrétienne n’est pas une euphorie passagère. Elle naît de la certitude d’être aimé et sauvé.
La paix chrétienne n’est pas l’absence de problèmes. Elle est la confiance profonde que Dieu demeure présent même au milieu des tempêtes. Le monde cherche souvent la paix dans le contrôle. L’Esprit Saint l’offre dans l’abandon.

Il est important aussi de comprendre que les fruits de l’Esprit ne sont pas d’abord des performances morales. Ils sont le signe qu’une âme demeure unie à Dieu.
Jésus dit : « Demeurez en moi comme le sarment demeure attaché à la vigne. »

Sans cette union intérieure, l’homme finit par s’épuiser spirituellement. La sainteté ne consiste pas à produire artificiellement des attitudes parfaites. Elle consiste à laisser la vie du Christ circuler en nous.

Plus l’Esprit Saint trouve de place dans une âme, plus cette âme devient : lumineuse ; pacifiante ; humble ; capable d’aimer. Certains saints rayonnaient presque naturellement cette présence.

Pensons à Saint Séraphin de Sarov qui disait : « Acquiers la paix intérieure et des milliers autour de toi trouveront le salut. »

Le monde a besoin de chrétiens habités par l’Esprit. Pas seulement de croyants capables de parler de Dieu, mais d’hommes et de femmes dont la manière de vivre révèle déjà quelque chose du Royaume.

Pour aujourd’hui

Choisir un fruit de l’Esprit que nous désirons particulièrement recevoir. Et le demander plusieurs fois au cours de la journée.