3ème dimanche de Carême : ose la rencontre pour t’abreuver de la vie de Dieu !

Hello la team, 

Nous voici à notre troisième étape de carême et en ce dimanche, Jésus rencontre une femme de Samarie à qui il demande à boire. « Si tu savais le don de Dieu… Quel est celui à qui tu parles. » C’est ainsi que Jésus répond à la Samaritaine. Par une double provocation. La Samaritaine, manifestement, n’en sait rien. Cette brave dame a le questionnement un peu court. Ce qu’elle veut, c’est de l’eau, point. La Samaritaine a du mal à voir plus loin, ou plus profond, que le bout de son nez. Car le don de Dieu est devant elle, et le don de Dieu, c’est Jésus lui-même.

Reprenons notre étude de la parabole :

« Il avait tout dépensé quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs mais personne ne lui donnait rien. »

Luc 15, 13

C’est aussi ce qui est arrivé à notre fils dans la parabole de l’enfant prodigue. Rappelez vous dimanche dernier nous l’avons laissé sur la route : il avait fait le choix de demander à son père sa part d’héritage, il avait fait le choix de partir de son propre gré de la maison de son père pour vivre la vie qu’il rêvait. Mais voilà, non prévenant, il a tout dépensé. Tout dilapidé. Il se retrouve sans rien, et un peu comme la samaritaine, il cherche à combler sa soif là où il ne peut être abreuvé. 

Notre  France a aussi connu dans son histoire ces soifs de liberté pour vivre mieux, avoir plus. Et cela a abouti à des choix, des idées, des faits et des gestes qui peuvent elle aussi la déshumaniser, l’ éloigner de Dieu. Car que sont nos choix sans l’ écoute de la Parole de Dieu ? Que sont nos idées révolutionnaires si elles ne sont pas semences d’évangile ? On peut se poser la question pour tant et tant de sujets qui taraudent notre pays en ce moment. Dieu ne saurait être absent au coeur des débats de nos sociétés pourtant bien souvent, nous le mettons à l’écart au nom de prétendues soifs de tolérance, de liberté et de toute puissance. 

Dans nos familles aussi, le besoin de liberté est un sujet aussi fréquent que douloureux. Combien de parents peuvent souffrir, être désemparés face à la conduite étourdie de leur enfant ? Combien n’en ont plus de nouvelles ? Je parlais dernièrement avec une collègue désemparée par les choix de sa fille. En effet, quand on est à l’âge de la puberté, différentes soifs nous remplissent le cœur et nous conduisent à des chemins rocailleux, à des rencontres douteuses, et nos parents ont beau nous prévenir, on y voit que du feu. Ce que nous voulons c’est vivre et profiter… mais à quel prix ? Qus ce soit la samaritaine ou le fils prodigue, ce dimanche, la parole de Dieu nous rappelle que la vie est toujours rencontre mais elle nous interroge sur celles-ci. Car nos rencontres ne sont pas toujours sources de vies. Certaines sont même sources de morts.

Pour autant, l’évangile combiné à la parabole du fils prodigue nous donne le remède pour notre vivre ensemble : l’eau vive de la vie éternelle ! La solution à nos débats n’est pas dans la plus belle loi écrite, le beau discours prononcé mais dans l’attention et le respect de la dignité de l’autre. Et alors tout le reste découlera si nous avons au centre ces deux préoccupations. Cette semaine, chaque fois que nous accomplirons un geste, que nous dirons une parole, que nous proposerons une idée, demandons nous si c’est pour le bien de l’autre, de tous. Demandons-nous si cela est juste, vrai et bon pour tous et alors la vie de Dieu coulera en nous. Et alors la paix viendra, la compréhension et l’écoute.

Pour aller plus loin, nous vous proposons d’écouter ce témoignage de Sœur Emmanuelle, religieuse centenaire française qui à l’heure de sa retraite fait le pari fou de consacrer sa vie aux populations des bidonvilles du Caire. Elle nous rappelle l’urgence d’aimer, de chercher le bonheur ensemble qui se résume en trois mots : il suffit d’aimer.

Prions ensemble

Cette semaine, nous vous proposons de méditer la vie de saint Vincent de Paul, prêtre missionnaire apôtre de la charité qui se dévoua aux plus pauvres.  Son témoignage nous inspire aussi en ces temps troubles à oser la rencontre avec nos frères et sœurs, ouvrir des sources d’eau vive, des chemins de dialogue et de réconciliation et avancer ensemble vers la destinée du ciel : .

Il est donc vrai que je suis envoyé non seulement pour aimer Dieu, mais pour le faire aimer. Il ne me suffit pas d’aimer Dieu, si mon prochain ne l’aime pas de même. Je dois aimer mon prochain, fait à l’image de Dieu et objet de son amour, et tout faire, pour qu’à leur tour, les hommes aiment leur Créateur qui les reconnaît et les considère comme ses frères, qu’il a sauvés ; et faire en sorte que, par la charité réciproque, ils s’aiment les uns les autres par amour de Dieu, qui les a aimés jusqu’à abandonner à la mort son propre Fils pour eux. C’est cela mon devoir.

Et bien, s’il est vrai que nous sommes appelés à porter au loin et à proximité l’amour de Dieu, que nous devons en enflammer les nations, si notre vocation est d’aller répandre ce feu divin dans le monde entier, s’il en est ainsi, dis-je, s’il en est vraiment ainsi, mes frères, combien me faut-il moi-même brûler de ce feu divin ! Comment donner la charité aux autres, si nous ne l’avons pas entre nous ?

Observons si nous l’avons, non pas en général, mais si chacun l’a en soi, s’il l’a à la mesure nécessaire ; parce que si elle n’est brûlante en nous, si nous ne nous aimons pas les uns les autres comme Jésus Christ nous a aimés et si nous n’accomplissons pas d’actes semblables aux siens, comment pourrions-nous espérer diffuser un tel amour sur toute la terre ? Il n’est pas possible de donner ce que l’on n’a pas. Le devoir de la charité consiste précisément à faire aux autres ce que l’on voudrait raisonnablement qu’ils nous fassent. Est-ce que je fais vraiment pour mon prochain ce que je voudrais qu’il me fasse ?

Observons le Fils de Dieu. Il n’y a que Notre Seigneur, qui soit si épris de l’amour pour les créatures qu’Il a laissé le trône de son Père, pour venir prendre un corps soumis à l’infirmité. Et pourquoi cela ? Pour établir entre nous, par sa parole et son exemple, la charité prochain. C’est cet amour qui l’a crucifié et a accompli l’œuvre admirable de notre rédemption.

Si nous avions un peu de cet amour, resterions-nous les bras croisés ? Oh ! non, la charité ne peut pas rester désœuvrée, elle nous pousse à procurer le salut et le soulagement aux autres.

Saint Vincent de Paul

Et accompagnés d’une dizaine de chapelet, prions le Seigneur :

Seigneur,
C’est aujourd’hui que tu viens à notre rencontre
Pour nous offrir l’eau de ta vie, pour nous remplir de ta présence,
nous combler de la paix et le bonheur qu’on espère tant.
Que l’Esprit Saint inspire en nous la charité de Saint Vincent de Paul
pour ouvrir nos mains, nos yeux, nos cœurs aux souffrances des autres.
Amen

Bonne semaine à tous,
et au cœur de nos soifs ardentes,

Dieu est bon !
En tout temps !

2ème dimanche de Carême : courage ! Tu es de la famille de Dieu !

Coucou la Team ADF, nous sommes rendus à l’entrée de notre deuxième semaine du temps de carême, et quelle étape ! L’église nous invite à relire la Transfiguration de notre Seigneur Jésus Christ comme inspiration pour notre vocation d’enfant aimé, comme confirmation de sa présence et de sa promesse mais aussi et surtout pour notre progression, un réconfort et un soutien.

C’est toujours impressionnant quand on est face à la parole de Dieu de voir à quel point, elle s’actualise et parle à notre vie. Dieu, dans la première lecture, ordonne à Abraham une chose très difficile : quitter sa famille, son confort. Dans nos familles, c’est toujours un passage obligé : la séparation, la coupure du cordon ombilical lors de la naissance à la coupure d’émancipation, nos familles s’inscrivent dans ce schéma de la Genèse de même notre pays.

La semaine dernière, avec mes sœurs ADF, nous sommes partis au sanctuaire de Pellevoisin pour notre action de grâce annuelle mais surtout nous sommes allés au sanctuaire de l’île Bouchard. Cette apparition de Marie après l’horrible guerre nous parle de cette séparation que nous vivons encore aujourd’hui. Les Français, après avoir vécu des années une nuit sans lumière, après s’être réjouis de l’avènement de la paix, étaient dans une dépression, une colère et un révolte incroyable en 1947.

Sans s’en rendre compte, près de 160 ans après la révolution mais surtout presque 50 après la loi Ferry, la place de la religion s’est effacée et avec elle, beaucoup n’avaient plus d’endroit où mettre leur foi. De même que Dieu invite Abraham à quitter son pays, de même on peut penser dans l’idéologie première de la démocratie que Dieu a voulu l’émancipation de sa fille par rapport à des dogmes qui mettaient trop la puissance et la hiérarchie au cœur des rapports humains. L’humanisme de la déclaration des droits de l’homme de 1789, n’a rien de contradictoire avec l’enseignement de Jésus, au contraire. Pourtant, comme le fils prodigue qui prend sa part et part vivre au loin, l’émancipation de notre pays a été vécue par certains comme une rupture de pratique et de croyance.

Reprenons notre étude de cette parabole :

« Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. »

Luc 15, 13

Le Fils est parti pour mener sa vie, pour vivre loin de sa tradition et de son père. Une des choses intéressantes dans ce verset que Jésus nous dit, c’est qu’il est parti loin, la séparation devait être totale. Loin des yeux, loin du cœur dirait le proverbe. Il a fui pour vivre le contraire de ce à quoi il est appelé sans voir dans les actions de son père l’acceptation de sa croissance. Dieu ne nous veut pas petits, enfant pour toujours, incapable de nous tenir debout. Il nous veut libres pour vivre de son amour et se tenir à côté.

C’est ce que l’île Bouchard nous apprend.
Dans ce tumulte de décembre 1947, alors que nous sommes proches de l’embrasement de la France , Marie apparaît pendant près de 8 jours à 4 petites filles, leur apprenant le secours de la prière, l’humilité devant son fils, la joie de l’unité. Rien est plus beau que cette belle femme et ce bel Ange pour continuer à annoncer à ce pays qu’il a du prix au yeux de DIEU.

Mais c’est donc vrai qu’elle descend parmi nous !

Cette apparition de Marie, comme dans le livre de la Genèse, dit que si l’émancipation est possible et voulue par Dieu, sa promesse reste vraie et toujours d’actualité.

Entrer dans cette deuxième semaine du temps de carême, en nous tournant les uns les autres vers nos racines, notre famille ce n’est pas revenir en arrière mais c’est embrasser à l’origine la promesse de Dieu pour nos vies. La liberté de la foi, c’est la remettre en question, s’en éloigner parfois mais surtout y revenir. Pas seul, pas en touriste mais avec la présence d’un Dieu toujours là dans l’intime de ce que nous sommes, de saints et saintes qui ne cesse de faire le pont la chaîne entre le ciel et la terre et de la sainte Mère de Dieu qui ouvre inlassablement son cœur pour qu’en lui nous trouvions celui de son fils.

Pour aller plus loin, cette semaine nous vous lançons ce témoignage d’une des voyantes de l’Ile Bouchard :

Prions ensemble :

Nous avons pris le parti de prier chaque semaine avec un saint français et pour cette semaine nous vous proposons Saints Louis et Zelie Martin pour nous aider à grandir et à avancer dans notre route vers Pâques. Les parents de sainte Thérèse de l’enfant Jésus et de la sainte face sont les modèles de vie et de promesses qu’ils nous faut pour confier nos familles quel qu’elles soient. Elles sont toujours le lieu de nos fondations et de notre croissance, quelles soient unies, recomposées, divisées ou brisées, prions pour chacune d’elles et confions les à la prière des saint d’Alençon. Goûtons la grâce de nos familles pour trouver en elle la vocation pour nos vies que Dieu a versé.

Saints Louis et Zélie,
vous qui dans votre vie de couple et de parents,
avez donné le témoignage d’une vie chrétienne exemplaire,
en mettant Dieu à la première place,
par l’exercice de votre devoir d’état
et la pratique des vertus évangéliques,
nous nous tournons vers vous :
Aidez-nous à avoir une confiance inébranlable en Dieu
et à nous abandonner à Sa Volonté,
comme vous l’avez fait à travers les joies
mais aussi les épreuves, les deuils et les souffrances dont votre vie a été jalonnée.
Aidez-nous à aimer Dieu de tout notre coeur,
à persévérer dans nos difficultés quotidiennes
et à demeurer dans la joie et l’espérance
que nous donne une foi vivante dans le Christ.
Intercédez pour nous
afin que nous obtenions les grâces dont nous avons besoin
aujourd’hui et tous les jours de notre vie.
Amen.

Saints Louis et Zélie, priez pour nous.

Et accompagné d’une dizaine de chapelet pour se mettre en présence du Christ par l’intercession de sa Mère à dire cette prière :

Seigneur,
C’est aujourd’hui le temps de notre éveil
Que ta parole nourrisse en nous l’espérance et la foi,
Nous donne de vivre de la charité
Alors que nous entrons dans le combat de Jésus
Que l’Esprit Saint inspire en nous la piété de Saint Louis
pour élever nos vies et notre pays à l’exigence de l’Evangile.
Par amour, tu nous donnes de nous vivre la liberté
Que ton présence nourrisse en nous la prudence
De vivre avec raison et charité dans ce monde
Alors que nous sommes seuls et unis dans le combat du Christ
Que ton Esprit Saint dépose en nos familles la confiance et la tempérance de Saint Louis et Zelie Martin
pour ne jamais perdre le chemin de l’affection familiale.
A toi notre Dieu et Père, en Jésus Christ notre Seigneur et par la Grâce de l’Esprit Saint.
Amen

Bonne semaine à tous
Et au cœur de nos chutes ,

Dieu est bon
En tout temps

1er dimanche de Carême : éveille-toi et entre dans le combat de la foi avec Jésus !

Coucou la Team,
Nous sommes le premier dimanche de ce temps de Carême et dans les textes aujourd’hui, l’Église nous invite à regarder l’Histoire du péché dans l’humanité : comment il s’est fait une place dans le cœur de l’Homme mais surtout comment par le sacrifice et l’obéissance d’un seul homme, les portes du salut nous ont été ouvertes ? Ce dimanche, c’est l’histoire de la grâce au cœur de l’histoire de l’Homme plus encore que le poids de nos tentations.

Et ces passages de l’Ecriture peuvent même être transposés à l’histoire de France. Avec près de 20 siècles de Christianisme, tout être francophone ou francophile porte aussi en lui cette tradition chrétienne. Car même si nous parlons de vocation de la France, c’est à tout Homme qui porte en lui le Christ que Dieu s’adresse au travers de sa « Fille ainée ». Des missions de Martin de Tours au prédicat de Saint Irénée de Lyon, ont germé le baptême de Clovis, Roi des Francs (496). Cet événement à posteriori est la base d’unification de cette terre gallo-romaine et le point de départ d’une grandeur Française et Catholique pour l’occident. Ainsi que l’union d’une nation à la Sagesse éternelle.

« Si Notre-Seigneur t’envoie quelque maladie ou autre adversité, tu le dois souffrir de bonne volonté et Lui en rendre grâces, car tu dois penser que c’est pour ton bien ; et si Notre-Seigneur t’envoie quelque joie et prospérité, tu dois aussi Lui en rendre grâces humblement, mais ne pas en avoir d’orgueil. »

Saint Louis à son futur roi Philippe II

Des siècles durant, l’assurance du statut d’enfant aimé de l’Eglise et de Dieu a aidé ce pays à rester uni et pourtant bien des comportements contraires à l’Evangile ont été menés par ce même pays. Dieu n’a eu de cesse par ses saints et par les visites de la Vierge Marie de dire et redire combien ce pays a du prix à ses yeux . Combien d’apparitions mariales depuis le moyen âge à des moments de tensions ou de craintes sont la preuve de cet Amour ? Marie a sûrement visité plus de régions de France que la majorité d’entre nous.

Cependant, depuis la révolution en 1789 et plus encore depuis mai 68, le changement de la société française en rejetant ce qui n’était pas de Dieu dans l’église, s’est aussi détourné peu à peu de sa filiation divine et tel un adolescent recherchant son identité, elle a tourné le dos à sa vocation.

Oui, la relation de notre pays avec le Créateur est comparable à celle qui liait Ève et Adam à Dieu dans le Récit de la Genèse, ou encore à toutes les relations Parents-Enfant que nous pouvons observer dans nos familles.

Pour nous accompagner pendant ce temps de grâce, Jésus lui-même nous offre cette histoire bien connu pour nous aider :

« En ces temps là, Jésus dit : « Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. »

Oui c’est l’histoire du Père Miséricordieux ou du Fils prodigue. Rien de plus normal qu’un enfant s’émancipe de ses parents, cela fait bien partie de l’évolution. Mais s’émanciper n’est pas s’éloigner ou tourner le dos à la tradition dont on fait partie.
Le Fils ici demande sa part . Il prend de l’héritage ce qui lui convient .
Notre Pays a fait de même. Je suis toujours surprise quand on voit dans la loi de 1905 par exemple un vrai principe éloigné de la religion chrétienne, quand on y voit une pensée humaine pour l’Homme alors que Jésus lui-même le premier dit : « Rendez à césar ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu ( Mt 22,21) » ou quand on parle de Tourisme s’agissant de lieux tels que Lourdes, Lisieux ou encore le Mont Saint Michel alors que c’est le passage de la Grâce qui a érigé ses oeuvres. L’héritage est fort présent même si nous voudrions l’oublier.

Durant ce carême, nous avons tous à nous tourner vers Dieu, pour nos réveils individuels et notre réveil collectif. La conversion c’est une chance de chaque jour pour goûter au ciel sur cette terre.. Que nos privatisations et nos résolutions nous entraînent à embrasser notre vocation de baptisés et celle de notre France Bien-Aimée , afin que réunis dans le Sacré-Cœur du Christ, la Création toute entière vive de sa paix.

Pour aller plus loin et vivre cette première semaine de carême avec vous notre communauté ADF, nous vous proposons de méditer avec saint Louis :


O DIEU,
l’Être des êtres qui êtes mon DIEU, prosterné devant Votre divine Majesté, je Vous adore et je Vous aime.
Daignez accepter l’offrande que je Vous fais de toutes mes pensées, de toutes mes paroles et de toutes mes actions.
Je me propose d’agir aujourd’hui et toujours pour Votre amour, pour Votre gloire, pour accomplir Votre sainte volonté, pour Vous servir, Vous louer et vous bénir, pour satisfaire à Votre justice, pour le soulagement des âmes du Purgatoire, pour obtenir aux pécheurs la grâce d’une véritable conversion.
Je désire faire tout en union, aux intentions et aux dispositions qu’ont eues sur la terre tous les Saints du Ciel, l’auguste Vierge Marie et Jésus-Christ, mon Sauveur.
Je voudrais pouvoir signer de mon sang la protestation que je Vous fais en ce jour et la réitérer à tous les moments jusqu’à mon dernier soupir.
Recevez, ô mon Dieu, l’hommage de mon cœur et de toutes ses affections et daignez m’accorder la grâce de ne commettre aucun péché mortel au cours de ma vie, surtout en ce jour pendant lequel je désire gagner toutes les indulgences dont je serai capable.
Je Vous prie de me faire participant des fruits de toutes les messes qu’on célèbrera et que toutes les bonnes œuvres qu’on fera servent à la conversion des pécheurs. Tout dans l’amour de DIEU, Pour l’amour de DIEU, Par amour pour DIEU.

Saint Louis

Et accompagnés d’une dizaine de chapelet pour se mettre en présence du Christ par l’intercession de sa Mère à dire cette prière :

Seigneur,
C’est aujourd’hui le temps de notre éveil
Que ta parole nourrisse en nous l’espérance et la foi,
Nous donne de vivre de la charité
Alors que nous entrons dans le combat de Jésus
Que l’Esprit Saint inspire en nous la piété de Saint Louis pour élever nos vies et notre pays à l’exigence de l’Evangile.

Bonne semaine à tous
Et au cœur de nos défis,

Dieu est bon
En tout temps

Mercredi des cendres : introduction au parcours de Carême

Comme chaque année depuis le lancement de Aventure de foi, nous vous proposons un parcours carêment plus pour enrichir ce temps de grâce qui nous est donnée. Le carême est une chance pour le chrétien : dans un condensé de quarante jours de prendre la mesure de l’amour de Dieu au travers de l’opportunité de nos conversions.

Ici, nous croyons fermement que peu importe l’endroit d’où vous êtes, dans votre relation à Dieu, vous pouvez être une chance pour ce monde et pour l’Eglise. Nous croyons que la prière et la vie d’un seul peut toujours attirer l’Homme à Dieu. Nous avons l’assurance que l’amour véritable, Celui qui se fonde en Dieu, se diffuse par delà les changements humains.

Notre parcours Carêment plus a depuis l’origine le but de rappeler l’espérance de cette période pour nous entraîner plus encore à goûter l’amour de Dieu . Il n’y a pas de malheur, de tristesse ou de souffrance à se délaisser de nos petites morts pour trouver notre Absolu. Et c’est vrai à titre individuel mais aussi collectivement.

C’est pourquoi cette année notre parcours nous entraine sur les chemins de la France.

Fille aînée de l’Eglise, le disait Jean-Paul 2, haute terre d’apparitions mariales, berceau de nombreux saints. Aujourd’hui, cette tradition prend de la poussière, et la sourde dominance d’autres dogmes et concepts , l’émergence de certaines lois, font monter le cri : « Mais où es-tu donc fille de l’Eglise ? »

Accompagnés de l’évangile de saint Luc au chapitre 15, versets 11 à 32, prenons ce chemin vers le Père miséricordieux pour tourner notre vie et notre espérance en toute conscience et volonté vers Celui qui ne cesse de nous attendre.

À tous et à chacun
Bon carême 2023 et belle montée vers Pâques.

N’oubliez pas au cœur de nos efforts,
Dieu est bon en tout temps

Notre Dame de Pontmain, mère de l’Espérance

Il y a 152 ans, le ciel s’est ouvert sur la terre, et la Vierge Marie est apparue à Pontmain, un petit village de Mayenne en France, avec un message rempli d’espérance : « mais priez mes enfants ! Dieu vous exaucera en peu de temps ! Mon fils se laisse toucher! »

L’espérance ! C’est bien là le coeur du message de Pontmain et tout l’essentiel de notre foi chrétienne. Car on peut bien croire en Dieu mais comment tenir bon même quand les épreuves, les épidémies, les guerres nous ravagent ?

L’espérance est la petite soeur de la foi, disait Charles Peguy. Elle marche à ses côtés. Quand la foi est fébrile, l’espérance la soutient. Quand la foi vacille, l’espérance la rattrape.

Le Christ est véritablement notre espérance. Celui vers qui on s’approche; celui qui se laisse toucher. Il n’est pas ce Dieu lointain mais ce Dieu qui s’est abaissé jusqu’à nous pour nous porter. Et Marie, sa mère, la Dame de l’espérance, est celle qui nous conduit à lui.

Pontmain en 1871 c’est un peuple troublé, qui vit dans la peur, dans l’angoisse de la guerre franco-prussienne, des épidémies et de la mort. Mais c’est aussi un peuple avec la foi, soutenu par leur curé l’abbé Guerin qui les invitait toujours à prier. Et à Pontmain on priait avec ferveur le chapelet tous les jours.

Pontmain le soir du 1871 c’est l’histoire ordinaire d’une famille qui finit sa journée de travail. C’est un petit garçon qui en sortant de la grange voit une belle dame dans le ciel. C’est encore son frère puis deux autres enfants plus jeunes qui ont l’honneur de la voir. C’est un miracle offert à ceux qui n’ont pas de voix, ceux qui n’ont pas de pouvoir en ce monde. Pontmain, c’est 6h de temps au cours de laquelle la Belle Dame se révèle progressivement aux enfants et révèle son message d’espérance.

6h où elle ne dit rien, où elle pose sur ces enfants, sur ce village, sur notre pays un regard de tendresse et de paix.

L’espérance a aussi ce visage pour chacun de nous aujourd’hui. C’est le soutien et la grâce d’aborder cette vie avec le calme et la paix de l’assurance de celui qui a lié sa vie et son cœur au Christ.

Des trois vertus théologales, l’espérance est celle qui nous pousse en avant : alors que notre charité se pratique et se ressent, que notre foi traverse chaque instant, l’espérance c’est la voile qui gonfle et nous entraîne.

Et ce soir comme en ce 17 janvier 1871, Marie vient panser, raviver ou encore gonfler ce souffle et cette grâce : Prions nous ses enfants, car Dieu nous exaucera ; Ayons confiance , son Fils, Notre Seigneur et Maître , notre Trésor se laisse toucher.

Hier le monde s’essayait de nous dire que le blue Monday était le jour d’une baisse de moral, aujourd’hui peu importe ta situation, peu importe tes difficultés, peu importe tes succès et l’endroit d’où tu es : Nous te portons ce message que nous avons reçu, nous aussi un jour à Pontmain : Si l’espérance ne déçoit pas c’est qu’elle est souffle de vie et lumière dans tout les Ténèbres.

Quand une situation te dépasse, que tu as du mal à t’accrocher, redis cette prière dans le secret de ton cœur et de tout ton Être, dis le: « Jésus, j’ai confiance en toi »

Que ta vie ce soir garde le cap de l’Espérance en Jésus Christ, que ton cœur chante le Dieu de tout amour et que tes mains tiennent les mains celle qui est première en chemin d’Espérance.

Sois béni cher ami