Visiter l’aventure des JMJ

Hello les amis, nous voici à notre quatrième étape du parcours JMJ. Après le souvenir, l’hésitation, l’essai, et si nous vivions la visitation ?

Ce mot, dans l’évangile, n’est pas inconnu : il est associé à la très sainte Vierge Marie qui, juste aprèsavoir écouté et accueilli l’annonce de l’ange, « se leva et partit en hâte ! » (Luc 1, 39). Marie se met en route pour aller visiter sa cousine Elisabeth. Cela nous révèle quelque chose de bien profond : pourvisiter, nous devons écouter, accueillir, servir.

Un cœur prompt à écouter est la clé de la visitation de Marie. C’est parce qu’elle a reçu la parole de l’ange qu’elle part en hâte, et non l’inverse. Au fond d’elle-même, elle espère sûrement que l’ange dit vrai, que sa cousine est bien enceinte malgré son âge avancé. Marie écoute et accueille la bonne nouvelle avec toute l’espérance qui l’anime. Comme pour toute mécanique, il faut toujours un moteur. La foi précède le service et l’amour. 

« Un jour, j’ai reçu un appel du curé de ma paroisse qui m’annonçait que j’avais été choisi pour participer aux Journées Mondiales de la Jeunesse en Pologne. Pour être honnête je n’avais pas encore réalisé de ce qui venait de m’être dit. Puis, j’ai commencé à prendre conscience de la chose. Cette mission qui m’est confié – car oui les JMJ sont une mission pour tous – était un cadeau venu du ciel et nécessitait un engagement particulier. »

Matthieu

Tu as, toi aussi, reçu l’appel aux JMJ et tu l’as accueilli peut-être plus comme un projet de voyage d’été mais aujourd’hui, tu le sais, c’est bien plus que cela : tu es envoyé ! Oui, tu es mandaté, missionné par l’Eglise pour aller et visiter le monde, pour être disciple du Christ. Les JMJ sont une grande et belle aventure qui nécessite des équipes de coordination et logistique, mais il ne faut pas oublier que tout pèlerin qui s’engage à partir aux JMJ est en mission. C’est là toute la différence avec un voyage lambda. Et cette mission commence dès aujourd’hui.

Car Marie n’a pas attendu que Jésus naisse pour commencer son témoignage. Sitôt l’ange lui a dit la nouvelle, elle s’est empressée de le porter au monde. Visiter, c’est se mettre en route sans attendre car la Bonne nouvelle que l’on reçoit nous est impossible à taire. C’est le sens de toutes les rencontres de préparation avec ton groupe local et/ou diocésain. Ce n’est pas pour rajouter des dates à ton planning déjà chargé mais c’est bien pour se rassembler, méditer ensemble sur la mission qui nous est confiée et comment la réaliser et la vivre.

« Partir aux JMJ nécessite une préparation particulière durant l’année. Cette préparation était en grande partie spirituelle, on chantait, priait, écoutait la parole de Dieu. Nous avons également profité pour essayer de mettre en place une cohésion de groupe assez solide, car avoir un groupe solidaire était l’une des bases fondamentales pour le voyage. Nous avons aussi pu écouter les témoignages et conseils d’anciens jmjistes et des accompagnateurs. »

Matthieu

Visiter, c’est engager tout son cœur, tout son être pour la mission qui t’est confiée. Des actions de financement aux temps de prières et rencontres fraternels, tout est là pour nous rappeler que nous sommes l’Eglise en marche, l’Eglise en mission, avec la première en chemin, Marie qui a donné de sa personne, de son temps et son attention pour les autres, mais il n’y a pas qu’elle. Elisabeth, Zacharie ou encore Joseph ont aussi donné d’eux-mêmes pour accueillir Jésus. C’est donc aussi une mission universelle à laquelle nous prenons part car souvenons-nous que les JMJ sont un évènement mondial et de ce fait, en plusieurs coins du monde, de nombreux pèlerins, des laïcs, des prêtres, des évêques, des groupes, des familles, des diocèses se préparent à cet évènement. C’est beau quand on y pense : nous tissons ensemble, sans même le voir, une vraie chaîne missionnaire autour de l’unique centre : Jésus. C’est si beau quand chacun de nous, avec tout son être, ses talents, sa disponibilité, contribue à la mécanique de l’Eglise, et particulièrement des JMJ.  

« Notre paroisse était à la recherche de familles prêtes à accueillir des jeunes des JMJ. Nous avons dit oui et pendant la semaine des JMJ, nous avons eu la joie d’accueillir deux jeunes filles. Nous les avons accueillies chez nous en leur offrant ce que nous avons et elles nous ont offert aussi leur amitié. Nous avons appris à nous connaître. 6 ans après, nous sommes toujours en contact et nous prions les uns pour les autres ! D’une petite manière, nous avons contribué à ce grand rassemblement d’Eglise dans notre pays ! »

Annia, famille d’accueil polonaise

Visiter, ce n’est pas tout d’aller rendre visite. Ce n’est pas tant de donner que de recevoir aussi. C’esttravailler ton cœur pour pouvoir regarder l’extérieur avec le regard de Dieu, pour pouvoir recevoir les signes qu’Il désire te donner. Un peu comme les mages à l’approche de Noël. Tu auras beaucoup de belles choses à voir, à rencontrer, à visiter aux JMJ, mais si ton cœur n’est pas prêt, tu passeras à côté de l’essentiel. La Vierge Marie n’a pas seulement tout donné d’elle-même, elle a pris aussi le temps de méditer et garder en son cœur tout ce qu’elle vivait. Parce que, souvent, on a besoin de temps, de discernement pour comprendre les signes de Dieu. Il y a des choses que tu vis aujourd’hui, ou que tu vivras aux JMJ, qui prendront sens que des années après. Voilà pourquoi la visitation de Marie ne s’arrête pas à cette rencontre avec Elisabeth, tout comme les JMJ ne s’arrêteront pas en août 2023. La mission des JMJ se poursuit tout au long de la vie.

Alors en ce mois de décembre, demandons la grâce d’être comme les bergers, comme les mages, et comme Joseph et Marie, des visiteurs, des veilleurs, des hommes et des femmes en mouvement vers Jésus. Ne soyons plus spectateurs de notre présent et notre avenir, mais devenons dès aujourd’hui les acteurs de l’Eglise et du monde.

Tant de nos contemporains sont en attente de la lumière de Bethléem, de la bonne nouvelle du Salut. Allons, levons-nous, partons en hâte avec joie et simplicité pour rencontrer, aimer, servir !

Aventure de sainteté avec Sainte Lucie de Syracuse

C’est peut être orgueilleux d’écrire sur la sainte dont on porte le nom, mais aujourd’hui, j’aimerais à travers cette aventure de sainteté vous parler de sainte Lucie. 

Peu connaisse la vie de cette jeune vierge martyre que l’on nomme dans la prière eucharistique au côté d’Agathe, d’Agnès, Félicité et Perpétue mais la tradition a retenu plusieurs faits de sa vie que je vous propose de (re)découvrir et de méditer.

En premier, ce qui frappe dans la vie de sainte Lucie, c’est qu’elle met en mouvement tout son coeur et son être pour Dieu. C’est sa piété qui la pousse sur le tombeau de sainte Agathe pour y demander la guérison de sa mère, c’est sa foi qui la conduit à servir les plus pauvres, c’est son amour de Dieu qui anime son désir de se consacrer à lui.  À son époque, où les chrétiens étaient mal vus et prisonniers, sainte Lucie resplendit d’une foi simple mais vivante qui n’a pas peur des qu’en dira-t-on et des aléas de la vie. Et elle nous apprend aujourd’hui à être témoin du Seigneur de tout notre coeur avec joie, partout où nous sommes, envers et contre tout. 

Car sa foi, comme la mienne, comme la nôtre, va bien sur se heurter à des épreuves en tout genre. Déjà orpheline de père dès son plus jeune âge, Lucie est promise en mariage à un homme non chrétien. Mais celle qui dans son coeur avait fait vœu de chasteté se retrouve persécutée par cet homme en raison de sa foi. Lucie garde confiance en Dieu : « la puissance de Dieu est sur moi ». Et celui qui met son secours dans le nom de Dieu ne passe pas. La foi conduit à la mesure infinie de l’amour. C’est la folie et le miracle du martyre. Malgré les coups, malgré le feu, malgré les persécutions, Lucie demeure témoin du Seigneur. La foi ce n’est pas se conformer au monde mais c’est vivre dans le monde en se conformant aux volontés de Dieu. Nous ne mourrons pas tous en martyr mais ce que nous enseigne Lucie, c’est la persévérance dans l’épreuve. Oui le Seigneur est fidèle il n’abandonne pas ceux qui se confient en lui !

Enfin, et pas des moindres, le prénom Lucie tire son origine du latin, « lux » qui veut dire Lumière. En ce temps d’Avent pendant lequel nous cheminons vers la Lumière du monde qui naît à Noël, souvenons-nous que nous sommes tous missionnaires de cette lumière, c’est-à-dire destinés à en être les porteurs. Et porter la lumière du Christ c’est éclairer le monde, le réchauffer, le rendre plus beau car il en a tant besoin. Si la lumière ne brille plus, les ténèbres s’épaississent peu à peu. Or, nous ne sommes pas des fils et des filles des ténèbres mais bien  des enfants de la Lumière. Là encore, le témoignage de Lucie est inspirant : il nous est raconté qu’elle apportait la nuit des provisions aux chrétiens qui se cachaient dans les grottes. Comme il faisait nuit, elle avait besoin de bougies pour s’éclairer et comme elle portait de la nourriture et de l’eau, elle avait besoin de ses deux mains. Elle fabriqua une couronne sur laquelle elle fixa des bougies. Incroyable coïncidence avec notre couronne de l’Avent, pour nous rappeler le sens même de notre vocation de baptisé : tu reçois aujourd’hui la lumière du Christ, à toi d’en être le messager !

Aujourd’hui, la fête de sainte Lucie est particulièrement fêtée dans les pays scandinaves où de grandes processions lumineuses ont lieu. En union de prière, nous pouvons ainsi demander la grâce au Seigneur d’être à l’exemple de sa servante Lucie de Syracuse toujours le reflet de sa Lumière.

Seigneur, par l’intercession de sainte Lucie, aide-moi à ne pas avoir peur des ténèbres mais à porter la lumière de l’Amour, de la générosité, de la joie, de la paix autour de moi. Amen !

Bonne Sainte Lucie, et bonne fête à toute les Lucie

Dieu est bon en tout temps 

 

Merci Marie – 8 décembre

« Réjouis-toi, comblée de grâce » dit l’Ange à Marie le jour de l’Annonciation. De cette grâce dont elle est comblée, l’Eglise catholique a compris, au fil des siècles, que Marie avait été conçue par ses parents en étant préservée du péché des Hommes. C’est ce que l’on appelle l’Immaculée Conception.

Ce dogme a été défini le 8 décembre 1854 par le pape Pie IX. Que Marie ait été préservée du péché ne veut pas dire qu’elle est loin de nous : elle reste une créature de Dieu, elle reste de notre côté, elle est avec nous. Mais elle nous indique qu’à sa suite, nous sommes appelés à la sainteté.

Cette proximité de Marie avec nous est bien réelle. Ce n’est pas pour rien que Jésus nous l’a donnée pour Mère au pied de la Croix. Il savait qu’il est celle qui, la première en chemin, peut nous guider à Lui. Marie est la femme, le disciple par excellence qui accomplit la volonté de Dieu tout en restant pleinement humaine.

Marie, l’Immaculée Conception, la femme comblée de grâces, est aujourd’hui bien présente et agissante dans nos vies et il nous faut écrire ou dire qui est Marie pour nous. Quoi de mieux pour cette année centenaire de la proclamation de Notre Dame comme patronne de la France, que de le faire en lui disant Merci ?

Aimer Jésus, c’est une chose facile quand on grandit en pays chrétien, et puis sa divinité nous incite simplement à nous tourner vers lui. Prier Marie, c’est un peu plus difficile, car après des années de foi christocentrique, il m’est apparu que je n’étais jamais seule sur le chemin avec elle, elle ne sait jamais imposée mais plus je m’approchais de Jésus, plus son exemple m’orientait pour mieux l’accueillir. Pour une bavarde, volubile comme moi, le silence de Marie serait tout à fait impossible, sa patience est vraiment une vertu pour l’urgence qui m’habite et son humilité est une inspiration. Mais sa vie et ses Oui à Dieu me montrent le lieu propice pour accueillir Christ et le proposer au Monde, un cœur uni au sien dans le silence de sa présence. J’aurais pu en dire bien plus mais en ce jour du 8 décembre, malgré le froid, la déception et le deuil qui m’entoure, quand je me tourne vers Marie, je ne peux que lui dire Merci de me montrer le chemin, merci de ta confiance qui soutient la mienne. Merci Maman Marie !

Valeska

Moi quand je prie avec Marie, je vois plus qu’une icône ou une statue ou un personnage biblique, je vois une mère, une épouse et elle m’offre ce qui est a de beau en elle. Alors merci Marie pour ton coeur, merci d’être une femme et une maman pour me comprendre !

Delphine

Marie m’apprend l’abandon à Dieu sans crainte. Elle est un exemple pour moi! Je dis merci à Marie pour son sacrifice pour nous offrir Jésus.

Matthieu

Merci Marie pour ton cœur de maman, tu es toujours à nos côtés et intercède pour nous.

Cecile

Je ne peux pas imaginer ma foi sans Jésus bien sûr puisqu’il en est le centre mais au fond de son coeur, se trouve le coeur de sa Mère qu’il nous donne sur La Croix. Mes parents m’ont appris à aimer Marie mais les événements de ma vie d’adolescente à jeune étudiante ont renforcé ma dévotion mariale. Marie m’accompagne dans mon choix de suivre Jésus, d’être son témoin. Elle m’apprend à lui confier ma vie. Merci Marie car en me donnant la grâce de lier ton coeur au mien, tu portes mes angoisses, mes peines, mes projets et mes joies et les porte à ton fils. Merci Marie pour ta douceur et ta tendresse !

Lucy

Merci Maman Marie d’avoir dit OUI
Merci de m’aider à tout moment à faire la volonté du Seigneur
Merci de m’aider dans mon ministère.

Père Gerard Foucan

Et si toi aussi, tu veux publier ton témoignage, n’hésite pas à écrire en commentaire ci-dessous !

Dieu est bon en tout temps !

De Béatitudes en béatitudes

En 2020, sur notre ancienne plate-forme, nous vous avions déjà présenté notre parcours de Toussaint, cette idée que cette fête un peu éloignée du cœur de l’année liturgique avait elle aussi besoin d’une préparation particulière.
Le 1er novembre, l’église célèbre ce qu’elle est profondément, une assemblée d’homme et de femme qui sont en quête de Dieu depuis toute éternité et jusqu’à la fin des Temps.
L’évangile qui nous est proposé ce jour là ne varie pas: il s’agit du sermon sur la montagne ou évangile des béatitudes. Pour vivre la communion des saints, nous vivrons chaque béatitude sous le regard d’un saint du passé qui par son témoignage de vie, met en acte ces chemin de vie proposé

Ce premier chemin nous dit deux choses: le bonheur proposé est affaire d’Aujourd’hui et que dans cette voie de bonheur, le plus important sera la disposition intérieur .

Le Royaume des cieux est une réalité pour celui qui vit la pauvreté non comme un fardeau ou encore comme un tremplin vers le ciel mais comme une occasion de grandir avec Dieu. La pauvreté de Cœur pourrait être comparée à l’humilité adorante, cette aptitude à se tourner vers Dieu dans une profonde admiration de sa bonté envers le genre humain, de l’œuvre créatrice de ses mains et/ou encore de sa présence toujours vivante dans nos vies.
Pour cette béatitude me vient en tête les enseignements d’une femme docteur de l’Eglise, Sainte Thérèse d’avila et des racines des communautés du Carmel, qui ne niant aucune richesse, aucun statut social invite à vivre en pauvreté d’esprit c’est-à-dire, à une vraie disposition pour garder son cœur libre pour Dieu. Nous abaisser, pour nous laisser remplir par lui, nous humilier parce que toujours lui nous relève et nous élève.
L’évangile de ce Dimanche nous a montré la pauvreté du cœur du publicain, l’exemple de Marie aussi est le signe de ce que ce chemin de pauvreté fait en l’homme.

Père très bon,
Toi qui nous donne de vivre le bonheur avec toi aujourd’hui et pour l’éternité,
Fais nous la grâce dun cœur pauvre qui ne. Désire être qu’en toi
A l’exemple de Thérèse d’avila, donne nous de vivre l’adoration à ton Amour
Toi qui nous aimes de tout temps
Amen

C’est un difficile chemin auquel sont invités les hommes, surtout pour qui ne croit pas et n’espère pas en Christ. Eh oui, cette béatitude est directement lié au kerygme de notre foi et à notre mission d’évangélisateur. Ceux qui pleurent, c’est une réalité pour toute la création en souffrance, du dérèglement climatique, à l’extinction d’espèces animales et végétales, des épidémies et des guerres, regardez l’œuvre de Dieu c’est voir dès qu’on ouvre la télé la trace de la Mort. Pourtant, à qui croit que Jésus Christ est venu dans le monde, qu’il est mort et ressuscité d’entre les morts et qu’il est vivant pour toujours, la douleur et le malheur sont transcendés par l’espérance que tout ce qu’il a promis, il le fera. Un des « pièges » de cette béatitude c’est de lier l’espérance à un absurde optimisme. Comme hier, il n’est pas question d’accueillir le malheur comme une porte au ciel mais de le transcender avec réalisme et douleur car Jésus nous consolera.

Et nous avons un bel exemple de cette espérance qui ouvre un chemin de bonheur même aujourd’hui en la personne de Sainte Rita de Cascia. Elle est depuis 1900, la sainte patronne des cause désespérée et des personnes mal mariés … entre autres chose. Sa vie est une allégorie d’espérer dans les ténèbres. Elle a gardé de son enfance à sa mort, l’idée qu’en Jésus tout se vit et se supporte, comme une continuité de Saint Paul, en acceptant la douleur comme ce qu’il reste à vivre des souffrances du Christ en Croix.

Elle est un belle exemple pour nous aujourd’hui car son espérance n’a pas juste été récompensée au ciel mais même dans ses ténèbres, elle a trouvé des raisons de joies, elle a travaillé à la paix, elle a vécu la charité. Son espérance lui a ouvert une quiétude et une force dans cette vie.

Dans l’évangile aussi, nous pouvons trouver ces passages qui nous redisent encore que l’espérance ne déçoit jamais : tout de suite me vient le miracle de Marie et son Espérance en Jésus, elle lui remet tout car il peut tout.

Père du Ciel
Toi qui œuvres en ce jour,
Fais nous la grâce d’une espérance renouvelée,
Que tes promesses et tes œuvres s’inscrivent en nos cœurs
Et qu’à la suite de Sainte Rita,
Nous vivions cette vie en Témoins audacieux et ancré
De l’espérance qui ne déçoit pas

Coucou vous, c’est pour vous ce message aujourd’hui ! Vous avez traversé une journée où le monde n’a cessé de vous bousculer, vous avez eu envie de hurler maintes fois et pourtant en un regard échangé avec un frère en humanité vous avez retrouvé la paix ! Eh bien félicitations c’est le début de ce chemin du bonheur !

Le doux , comme à chaque fois dans l’évangile c’est plus qu’une petite voix ou une attention douce, c’est le choix de dépenser nos réactions humaines pour choisir inlassablement l’évangile comme guide et notre maître pour modèle car lui est doux et humble de cœur. Le doux semble faible, une carpette mais il tire sa force dans sa foi, que Dieu aimant l’Homme lui aussi doit avoir du faible pour eux. C’est un effort du quotidien, mais à qui suit le Christ sur cette voie de douceur et de bonheur est donné un lieu où nulle blessure ne peut cicatriser, où nulle injustice ne peut être corrigée ; un lieu où collé au cœur de notre Sauveur nous pouvons trouver le repos. N’est ce pas en nous, en notre âme connectée à Dieu que se trouve la Terre promise. Être doux ce n’est pas ne pas s’énerver, ne pas être Frustré c’est le dépasser par amour de Dieu et de ses frères.

Comme chaque jour, l’esprit donne bien l’inspiration de la vie d’un saint vers qui nous tourner. Aujourd’hui, il s’agira de Saint François de Sales. Ce prêtre devenu évêque, était aussi un montagnard savoyard au caractère explosif. Lui qui était emprisonné dans les affres de la colère, le voici converti qui reconnaît que cette boursouflure du cœur qui l’empêche de son plein potentiel peut s’apaiser avec Douceur et patience. Et de cette disposition humaine, il a trouvé son chemin de sainteté et de bonheur en ne cessant de demander le secours de la grâce de Dieu pour y parvenir et de la Miséricorde pour recommencer quand c’est plus difficile. Dans son ouvrage l’introduction à la vie dévote, Saint François nous rappelle que la douceur est aussi à vivre avec soi-même, et avec tout ce qui éloigne de nous la paix.

Dans l’Evangile, nous pouvons penser à cette femme pécheresse qui bien que jugée publiquement par tous ne se défend pas et ne condamne pas ses accusateurs, la douceur dans le silence ou encore à Marie, qui reprenant son fils resté à Jérusalem, trouve dans la douceur du silence, un chemin pour vivre le projet de Dieu.

Père Éternel,
Tu veux nous donner le bonheur sans cesse,
Donne nous la grâce de nous exercer à la douceur
Dans toutes nos rencontres humaines et nos contrariétés.
Que ton esprit illumine nos cœurs
Que la colère et le ressentiment n’y prennent place
Dans ta puissance infinie,
nous te rendons grâce pour Saint François de Sales
Qui inspire en nous la joie de proclamer avec zèle et douceur
Le salut pour notre Terre.
Amen

Il y a deux ans, nous avions déjà buté sur cette béatitude. Ceux qui ont faim et soif de justice sont de suite identifiés, ils pourraient être notre humanité toute entière ! Dans une société aussi clivante, chacun peut trouver l’injustice qui marque sa vie. De plus, Jésus nous dit que nous serons rassasiés, c’est-à-dire empli pleinement, mais comment être rassasié alors que nous sur-consommons jusqu’à nos émotions les plus basiques ? Et pourtant ici comme toujours avec la Parole, il s’agit de voir plus loin que nos considérations. Nous avons souvent cette idée que notre Justice inspiré de la loi du Talion est une juste mesure. C’est sûrement la réparation d’une injustice. Mais ce n’est pas la Justice.
Et là est tout l’enseigne de Christ, la Justice véritable vient de Dieu, elle est Dieu. Lui est le seul Juste, il est donc celui dont on peut et doit avoir faim et soif pour construire un monde plus Juste. Si en cherchant c’est Dieu que nous recherchons, alors remplis de lui , nous trouvons la paix et la force pour continuer inlassablement à bâtir cette Justice qui a du faible pour l’Homme.

Et c’est tout l’exemple de notre compagnon du Jour Saint Maximilien Kolbe. Si un homme dans l’histoire a vraiment pris au pied de la lettre cette béatitude c’est lui, il a choisi de se sacrifier pour épargner un père de Famille de l’horrible sentence de mourir de faim et de soif. Parce que ce choix des 10 condamnés, n’était qu’horreur et arbitraire, Saint Maximillien-Marie a choisi la Justice auprès de Dieu, la Justice avec Dieu. Son martyr est édifiant mais la justice dont il s’est posé l’instrument est l’exemple même que cette œuvre de Dieu est salvatrice pour tous. Ses 9 autres compagnons de châtiments, plongés dans cette Justice Miséricordieuse de Dieu, ont vécu cette agonie dans la prière et l’assurance qu’un Dieu si Juste et si Miséricordieux est l’alpha et l’Omega de leur vie. Saint Maximillien-Marie lui a tenu jusqu’au bout rempli de Dieu, en rendant témoignage mais surtout en laissant Dieu agir à travers lui. La justice donc pourrait très bien être aussi cette lumière qui jaillit des ténèbres, ou encore cette propension en toute chose à se laisser avoir du faible pour cet autre qui est à côté de moi.

Dans l’évangile aussi, nombre de passage nous parle de la justice ne serait-ce que la suite du chapitre 5, où Jésus pousse les commandements de la table de la loi encore plus loin : « c’était une base mais à toi qui cherche le vrai bonheur, trouve Dieu ainsi remplis de lui tu lui sera semblable »

Notre Père,
Toi qui bénis tous les jours de nos vies,
Que notre recherche de toi, nous fasse entrer dans la Paix de Ta Justice
Que nos cœurs s’ouvre à nos frères
Et qu’à la suite de Saint Maximillien Marie,
Nous ayons chaque jour plus à cœur de te donner le contrôle de notre vie
Que ta volonté, ta Justice advienne dans nos vies et dans le Monde
Amen

Le Seigneur nous livre ici un secret d’une évidence folle mais d’une valeur inestimable. Bonheur à toi qui, inspiré du Père, possèdes un cœur sensible à la misère de la Création dans son entièreté. Eh oui, les miséricordieux ne sont pas des êtres parfaits ou ceux qui au-delà de leurs faiblesses pardonnent facilement. Ils sont dans cette vie la juste compassion et le profond amour de Dieu au travers de leurs frères.

Le miséricordieux est comme le reflet de l’essence de Dieu. Dieu est Miséricorde car il est Amour et que la relation d’Amour ne tire sa perfection que dans l’ouverture totale à l’autre, mais aussi et surtout de ce en quoi il transcende le pardon. Demander pardon et accepter un pardon est une très belle chose qui fait germer la paix . Mais demander pardon et obtenir de l’Amour c’est ça la Miséricorde. Ce n’est rien de très évident mais réussissant à imiter son Père jusque là, celui qui fait œuvre de miséricorde réussit encore mieux à accueillir dans cette vie l’étendue de la miséricorde de Dieu pour lui.

Notre Curé à Boulogne-Billancourt n’a de cesse en parlant du Sacrement du Pardon, de dire que c’est le sacrement de l’Amour, que la seule invitation c’est celle de consentir à ce dernier. Il a raison, ce sacrement est une des portes qui ouvre ce chemin de bonheur, si donc nous nous approchons du confessionnal avec cette ambition d’être miséricordieux nous serons bien plus semblables à notre Créateur.

Avec une telle béatitude, le saint du jour était tout déterminé en Sainte Faustine car bien sûr elle est celle qui nous parle le mieux de l’Amour Miséricordieux, mais de la même façon qu’à nous aujourd’hui, elle en apprend toujours par ses écrits sur la miséricorde divine, de même son influence a fait grandir en sainteté et en bonheur celui qui l’a canonisée le Saint Pape Jean Paul II. Tous, nous nous rappelons l’histoire du jeune qui a attenté à la vie du saint Père en 1981, touché de 3 balles sans qu’aucune ne touche un organe vital. Saint Jean Paul II subira quand même une opération et vivra de séquelles. C’était un pape, élu et choisi par Dieu pour succéder à Saint Pierre, pour soutenir et porter son Église avec une grande connaissance de l’amour et du pardon. Pourtant il lui a fallu 2 ans pour visiter et accorder son Pardon à son agresseur et profondément des années avant d’y mettre de la miséricorde. Il lui a parlé comme à un frère, il a donné son pardon et sa confiance mais il raconta que l’absence de repentir et de regret, l’avait ébranlé sur l’instant. Mais il a trouvé dans cette histoire l’œuvre de miséricorde qui révéla rien de plus qu’un frère dans cette histoire.

Dans les évangiles, la parabole du Fils prodigue ou celle de la pièce d’argent ou encore la brebis perdue sont les références quand nous parlons de la miséricorde divine, mais ce regard de miséricorde est le plus beau à La Croix quand le Christ dit au Père : Pardonne-leur, ils ne savent ps ce qu’ils font ! Son attitude fait raisonner cette phrase comme Aime-les, … et cette volonté d’Amour Absolu est la voie de Miséricorde.

Père Miséricordieux,
Tu ne te lasses d’aucune de tes créatures
Donne nous d’aimer d’un si grand amour
Que nous ayons sans cesse du faible vers nos frères
Et qu’à la Suite de saint Jean Paul Il
Nous ne nous découragions pas à pardonner
Pour goûter le bonheur de ton Amour miséricordieux
Amen

Quelle récompense qui nous est offerte si nous vivons cette béatitude pleinement : voir Dieu ! Quelle immense grâce ! Pourtant, au risque de paraître rabat-joie, Saint Jean nous prévient :« Dieu, personne ne l’a jamais vu » (Jean 1, 18) et Saint Paul de rajouter : « nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir mais un jour, nous verrons en face à face » (1 Corinthiens 13, 13). Alors cette béatitude, mythe ou réalité ?

En fait, Dieu ne saurait nous offrir le cadeau de sa présence si notre cœur n’est pas prêt. Nous pensons peut-être que pour avoir cette chance inouïe de voir Dieu, il nous faut nous élever jusqu’à lui. Or, c’est le contraire : Dieu, pour que nous puissions le voir, s’est abaissé jusqu’à nous. C’est en Jésus son Fils unique qu’il s’est fait connaître à nos yeux. C’est par son Esprit Saint qu’il s’est rendu visible. C’est par la croix qu’il nous a touché de son amour et sa miséricorde. C’est par la voix des prophètes et de Jésus le maître par-dessus tout qu’il nous a parlé. C’est par l’Eglise en tant que communauté que Dieu se donne encore à voir et nous peinons parfois à le reconnaître dans nos liturgies, dans nos relations humaines. Nos cœurs sont comme aveuglés, parce que nous ne l’imaginons pas comme ça. Ce sont pourtant tant de cadeaux qui nous sont offerts pour voir Dieu.

Le cœur pur, c’est celui/celle qui sait que pour voir Dieu, il n’a pas besoin de choses extraordinaires et parfaites, mais juste d’un ascenseur : les bras de Jésus. Se laisser faire, porter par lui. Lui remettre nos vies, nos projets, notre être tout entier. Lui seul est capable de nous laver de tout orgueil, de retirer le péché qui sommeille en nous pour nous faire voir l’amour du Père.

Sainte Thérèse de Lisieux nous l’enseigne au travers de sa petite voie d’enfance spirituelle, une manière pour elle de vivre la communion avec Dieu. Jésus est le chemin parfait que nous pouvons suivre, le lieu en qui nous pouvons reposer notre cœur, si nous voulons voir Dieu.

Dieu notre Père, Tu t’es donné, tu te donnes pour que nous puissions te connaître et te contempler, ici et maintenant, sur terre et au ciel. Fais-nous la grâce d’un cœur pur pour que nous puissions regarder au-delà des apparences, plus loin que nos fautes et découvrir ton Amour. Qu’à l’exemple de sainte Thérèse de Lisieux, nous nous laissions porter par Jésus ton fils, notre sauveur qui nous conduira jusqu’à toi, dans ton royaume éternel. Amen

Cette béatitude porte notre souhait le plus cher pour notre monde secoué de tant de violences et de drames ; mais elle dit aussi notre identité profonde. Oui, le Christ nous le dit : les fils et filles de Dieu sont des artisans de paix. La nature même de l’Eglise est d’être signe de paix. Si nous l’oublions, si l’unité vient à manquer entre nous, redisons-le aujourd’hui comme un bel encouragement. Mais quelle est cette paix dont Jésus nous parle et qu’il veut nous donner ? La Bible nous dit qu’elle n’est pas celle que le monde conçoit (Jean 14, 17) : elle n’attend pas des conditions précises pour se donner, pour être signé. La paix de l’Evangile c’est celle qui vient de Dieu. C’est la paix du cœur qui n’est ni bouleversé, ni divisé et qui, si nous la mettons en œuvre, fait de nous les disciples de Jésus, les bien-aimés du Père.

Pour illustrer cette béatitude, notre témoin n’est autre que saint François d’Assise, lui qui a tant éprouvé ce besoin de paix dans le monde et qui, au cœur même d’une guerre qu’il sert, fait la rencontre décisive avec le Maître de la paix par excellence. Soldat de guerre durant sa jeunesse, François devient à 24 ans l’instrument de la paix divine en se tournant vers les pauvres et les lépreux. Devant le crucifix, il entend l’appel à restaurer la chapelle saint Damien et il se met au travail en n’hésitant pas à dépenser tout l’argent de son père qui l’assigne devant l’évêque. Il se dépouille alors de tous ses vêtements en déclarant qu’il n’a d’autre père que celui qui est aux cieux. François sera un témoin infatigable de paix en parcourant la campagne, pieds nus et une corde pour ceinture et en annonçant la paix du Seigneur à tous. Avec des compagnons, il fonde un troisième ordre (les frères séculiers) et les envoie dans le monde pour faire cesser la guerre entre chrétiens et musulmans. Mais alors qu’il cherche à restaurer la paix à l’extérieur, François est éprouvé par les discordes à l’intérieur même de sa fraternité. En 1226, au milieu de très grandes souffrances, il compose son Cantique des créatures. Oui, Saint François est appelé fils de Dieu car il a fait don de lui-même pour restaurer la paix du ciel sur terre, même là où tout semblait impossible.

L’artisan de paix est celui qui cherche d’abord, communie avec la paix du ciel et qui ensuite la donne au monde. Il ne travaille pas tant à l’extérieur qu’à l’intérieur aussi car l’ivraie de la discorde n’a pas de limites.

Père créateur,
Tout ce qui existe sur terre, tu l’as désiré et tu l’aimes plus que tout.
Nous te rendons grâce pour la vie de saint François d’Assise,
et avec lui, nous te prions : fais de nous des instruments de ta paix pour nos familles, notre monde, notre Eglise.
Aide-nous à restaurer les cœurs brisés par le ciment de ta paix.
Amen

Cette 8ème béatitude est déroutante : qui accepterait d’être persécuté pour connaître le bonheur ? Pas grand monde. Et pourtant, Jésus est clair : si nous connaissons la persécution, alors nous avons dès aujourd’hui le royaume des Cieux à notre portée. Oui, notez bien : cette béatitude est, avec celle des pauvres de cœur, au présent. Comme pour nous dire : si aujourd’hui, tu connais le malheur, si aujourd’hui, tu te sens seul, dérouté par les gens, les évènements et que tu ne vois pas le bout, garde confiance : tu vis déjà le bonheur du ciel sur la terre !  

Regardons ensemble la vie de nos saints du jour :Sainte Jacintha et saint Francisco Marto, et leur cousine, la servante de Dieu Lucia Dos Santos. Leur enfance est déjà marquée par le contexte difficile de la révolution de leur pays, lorsque la très sainte Vierge Marie leur apparaît pour la première fois un 13 mai 1917 et les invite à revenir chaque 13 du mois afin de prier pour la paix dans le monde. Les petits bergers ont foi en cette belle dame mais ils se heurtent très vite à la méfiance et à l’incrédulité des hommes, à la persécution des autorités du monde et de l’Eglise. Ils sont tenaces malgré tout, même quand Marie elle-même leur annonce qu’ils auront beaucoup à souffrir pour la conversion des pécheurs. 

Loin de se complaire dans le malheur, cette béatitude, illustrée par le témoignage des bergers de Fatima et de tous les autres voyants d’apparitions mariales, est remplie d’espérance. Ça n’est pas seulement une vertu de l’avenir mais du présent. Comme l’escalade d’une montagne, le bonheur est la somme des petits pas d’aujourd’hui qui nous conduisent vers le sommet à venir.

Et quand ce sommet est difficile d’accès, quand il se cache, Jésus nous donne, comme il l’a fait à l’heure ultime de la croix, sa mère Marie pour mère. La femme choisie par Dieu pour porter l’espérance au monde, est encore aujourd’hui celle qui peut nous conduire à l’espérance du ciel. Marie, et tous les saints et saintes du ciel, nous invitent à garder le cap en Dieu !

Père du bonheur éternel,
Tu nous rends acteurs de ton royaume dès aujourd’hui.
Pour qu’à l’exemple des petits bergers de Fatima,
Et avec la tendresse maternelle de la très sainte Vierge Marie,
Nous puissions avec joie y prendre part, Même si le monde nous tourmente, que nous restions fidèles à ton appel.
Amen

Nous voici rendus au terme du sermon sur la Montagne et quelle conclusion le Christ nous offre. Une des premières choses intéressantes à noter c’est que dans cette béatitude tout est tourné vers l’individu en lui-même, ce n’est pas une disposition face au monde ou à Dieu, il s’agit véritablement des meurtrissures qu’on le veuille ou pas qui deviennent les nôtres au fur et à mesure de notre pèlerinage sur la terre. Une insulte c’est comme une goutte de peinture qui abîme notre être au monde, j’ai beau y prendre une distance, ça reste. Une persécution traverse l’être au monde et égratigne l’être à soi, c’est une injustice profonde et c’est mon cœur qui est bouleversé. Quand le rejet dont je suis victime est dû à Jésus, c’est comme un appel au désert, une remise en question est souvent proche et le silence devient pesant. Pour l’être de relation qu’est l’homme que Dieu a crée, l’acceptation de l’entièreté de son être est au fond, ce que nous recherchons tous et pourtant bien souvent nous ne sommes pas entièrement accepté par le Monde. Dès l’enfance, on choisit d’enfouir cœur et âme sous différents êtres au monde pour mieux protéger le reste. Mais voilà, ce soir, Jésus veut te révéler à toi-même car c’est parce que tu es toi qu’il t’aime. Il vient te dire que dans toute l’unité de ta personne, tu es la source de la joie du Père. Voilà ta récompense cher ami ADF, tu es un trésor inestimable car tu es l’Aimé du Père.

Ce que je te dis ce soir, c’est une vérité aussi sûre que la vie des saints qui nous ont accompagnés sur les routes qui mène à cet Autoroute d’Amour. Peux-tu voir dans leurs vies des traces de la lutte entre ce désir de relation qui est attiré par le monde et les doutes et les hésitations dans la vie des petits bergers de Fatima ou de sainte Rita ? Peux tu dire que leur charisme s’est révélé profondément en communiant leur relation à Dieu et leur cœur pour aimer le monde à l’exemple de Saint François d’assise ou de Saint François de Sales ? Ils ont vécu les vertus théologales, nombre de déserts et de tourments mais y trouver le bonheur comme ils l’ont fait, n’es tu pas d’accord que c’est le signe vibrant d’être aimés du Père à l’instar de la Petite Thérèse, saint JP II ou encore Maximillien Kolbe ?

Tous, ils nous ont montrés par leur témoignage et par leur vie, que ce discours que Jésus a tenu il y’a plus de deux milles ans quelque part en Judée est autrement toujours d’actualité pour nous chrétiens aujourd’hui .

Alors il semble bien peu évident d’emprunter les chantiers du bonheur que Dieu a tracé pour nous, peu évident aussi de continuer d’avancer tant les épreuves sont nombreuses. Pourtant ne savons nous pas que sur tous les chemins où il nous envoie, c’est lui-même qui nous a précédés pour le tracer.

En cette Fête de la Toussaint, réjouissons nous et célébrons avec des louanges et des cris, ce Dieu si bon qui a une telle ambition pour nous mener au bonheur et ceux qui lui ayant remis leur vies, sont nos exemples et ne cesse d’intercéder pour nous .

Père du Ciel et de la Terre,
Tu as voulu ta créature et par amour tu lui a tout remis
Que cet Amour que tu nous offres vienne allumer un brasier en nos cœurs
A l’heure où nous prions tous ensemble avec les cortèges de tes saints anges
Que la communion de l’Eglise du Ciel et de la Terre
Nous donne de vivre et de sentir avec quelle urgence, nous devons témoigner du bonheur à venir
A celui qui se laisse aimer.
Amen

L’urgence d’aimer et protéger la vie

Bien à vous toutes et tous,

Une fois de plus, un cyclone est venu nous rappeler combien la vie est précaire. C’est vrai que nous vivons comme si hier, aujourd’hui et demain nous appartiennent et que nous pouvons élaborer les plans les plus futuristes qu’il soit sans l’ombre d’un doute.

Et face aux intempéries, il n’y a souvent ni riche, ni pauvre, ni sauvé d’avance, ni perdu d’avance. Il y a juste nous en face de la fragilité de notre humanité.

Mais dans la vie, il y a ceux qui collectionnent l’avoir et ceux qui se contentent d’être. Je crois d’ailleurs que c’est la véritable ligne de démarcation entre nous. Parce qu’on peut être riche et conscient des valeurs humanistes qui doivent régir notre société tout comme on peut être faible socialement et financièrement et malgré tout mû par quelques égoïsmes et autres orgueils mal placés.

Pourtant, un rien suffit pour nous balayer de la surface de la terre sans même y laisser le souvenir de notre passage.
Alors, à quoi tout cela aura servi ? A quoi la vie aura-t-elle servi ?

Mgr Macaire auprès des sinistrés de la tempête Fiona en Guadeloupe

En ces temps où nous nous interrogeons sur les dérèglements climatiques, sur les gaz à effets de serre, sur la couche d’ozone entamée, sur les grandes puissances industrielles qui refusent de diminuer leurs émissions polluantes, mais ces mêmes temps où nous nous plaignons des inondations, des incendies, des grandes chaleurs infernales, et que sais-je encore, qui a pris le temps de lire l’encyclique du Pape François « Laudato si » pour y puiser une catéchèse écologique et changer notre manière d’être, d’avoir et de faire ?

Parce qu’un chrétien ne peut aujourd’hui se contenter de parler comme tout le monde sans agir. Nous aimons chanter « Mon Dieu tu es grand tu es beau… » ce magnifique chant qui fait défiler devant nous l’atmosphère, la terre, le monde végétal, le monde animal et puis, le dernier arrivé sur terre, l’homme. Soit ! Mais avons-nous conscience du rôle qui est le nôtre, un rôle de protecteur de l’œuvre divine, de la création ?

De fait, il nous appartient dès aujourd’hui de nous préoccuper de ce monde si fragile « qu’au premier réveil Dieu a mis en nos mains » et de la vie humaine qu’il nous revient de sauver.

Peut-être que les cyclones nous appellent à plus d’humilité, plus de charité en fait, à enfin satisfaire le rêve de Dieu en étant plus…divins !

De tout cœur avec vous,

A bientôt,

François Joseph Ousselin.

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