1er dimanche de l’Avent : l’étable

Chers amis, nous y voilà !

L’Avent ouvre une nouvelle année liturgique et nous met en route vers la grande et belle fête de Noël. Synonyme de fête familiale pour la plupart, c’est avant tout pour nous chrétiens la célébration d’un grand mystère : « Dieu incarné dans la chair (Jésus) qui vient pour nous sauver ! »

Au sein de notre équipe ADF, on aime beaucoup Noël comme en témoigne nos maisons décorées bien avant l’heure et avec tant de joie et d’amour. Et au milieu du sapin, des boules et des guirlandes, voilà que nous installions une étable. C’est en effet dans ce lieu inimaginable que commence l’aventure de la Nativité.

L’étable est d’abord le lieu destiné aux bétails. Pour eux, c’est le lieu de leur sécurité, de leur ravitaillement, leur abri, en résumé : leur lieu de vie. Ce n’est pas le lieu le plus solide et le mieux rangé du monde (ça se saurait sinon), c’est l’endroit le plus fragile, le plus dénué, où l’on ne trouve rien de plus que de la paille, une mangeoire et un abreuvoir mais c’est tout le nécessaire pour vivre. C’est là que Jésus vient naître à Noël, faute de places dans le confort des maisons d’hôtes. En fait, c’est dans tout ce nécessaire qu’il naît. Comme pour nous dire : tout ce qui est confortable n’est pas forcément nécessaire pour vivre. Et nous interroger : quel est ton nécessaire dans la vie ?

Ne pas mourir de faim, être entouré des gens qu’on aime, avoir une bonne santé, un toit sur la tête, pouvoir subvenir à ses besoins, voilà avec raison autant de choses nécessaires et bonnes pour que nous progressions dans la vie. Pourtant, nous le savons bien, même ces choses si nécessaires sont aussi fragiles que l’étable. Elles peuvent nous échapper en un claquement de doigt. Un diagnostic médical, un enfant mort-né, une mort brutale, un licenciement, une relation brisée… tout notre nécessaire s’effondre, nous laissant avec des pourquoi, des comment vivre ? Quand on enlève ce qui est en trop, il nous reste ce qui est nécessaire, mais quand on perd le nécessaire, que nous reste-t-il ?

En fait, l’étable où le Christ est attendu ce Noël, ce sont nos fragilités, nos blessures, nos faiblesses. Ce sont tous ces endroits de nos vies que nous ne voulons pas, que nous n’osons pas présenter à Dieu, mais c’est pourtant là qu’il veut nous rejoindre. Noël est cet instant précis où le ciel s’ouvre sur notre humanité fragile et la remplit de sa lumière. Et l’Avent est ce temps particulier où dès aujourd’hui, nous sommes invités à veiller, à ouvrir notre cœur, à désirer sa venue pour combler nos cœurs fragiles. Notre espérance est là car nous le croyons, Dieu enverra son fils pour nous sauver. Nous le savons, Jésus s’incarnera dans la chair et naîtra dans l’étable, dans ce lieu si fragile, il se fera tout petit pour communier avec nos fragilités.

Prions ensemble :

Seigneur, en ce 1er dimanche de l’Avent, nous nous présentons devant toi tels que nous sommes pour t’offrir nos vies, notre prière. Nous te confions notre vie avec nos joies, nos grandes qualités et nos réussites, mais aussi et surtout nos peines, nos pires défauts, nos doutes, nos questionnements, nos attentes, nos cicatrices. Viens Seigneur dans les failles de notre existence, viens nous combler de toi ! Que nos fragilités ne nous éloignent pas mais nous permettent de nous rapprocher de toi, de veiller avec espérance ta venue ! Amen

Chant de louange :

Joyeux 10 ans Hopen !

Mercredi 8 Novembre 2023, les 4 frères du groupe Hopen fêtaient leur 10ans de carrière, 10 ans de rêves et 10 ans de rencontre à la Cigale et nous y étions !

Pour ceux qui sont là dès le départ, ou pour les plus curieux, vous savez tous que les réseaux sociaux ADF était en 2018, des réseaux Hopen En Guadeloupe. Alors oui, avec leur dix ans vient l’envie de raconter un des fruits tangibles de ces dix ans, ce petit projet d’évangélisation qu’est Aventure de Foi.

16 décembre 2016 – St Ferdinand des Ternes à Paris

Rencontré à un concert un peu au hasard en 2016, c’est par leur joie, leur ambiance et leur foi, qu’Antoine, Camille, Armand et Charles ont allumé quelque chose dans le cœur de Lucy tout d’abord. Je crois que ce concert a changé sa vie, il a fait naître dans son cœur une soif bien plus forte d’absolu, pas seulement faite d’engagement mais de mise en danger. Titia est bon public et une fois rencontré, les garçons sont de suite, devenus des frères à part entière. Et moi, je dois dire après 6 ans que je suis très heureuse que leur folie est traversée ma vie.

Depuis l’automne 2017, nous avons ardemment préparé avec eux un projet qui nous tenait à cœur : faire danser notre île au rythme des Frères Auclair. Et par deux fois. Et le pari fut réussi à chaque fois. Et puis, des choses très fortes sont restées. Le désir de partager cette joie, de servir dans la foi et de vivre vraiment la fraternité.

Depuis 8-7 ans que nous les connaissons, nous les avons vu grandir, se marier, devenir parents, s’engager, rêver et faire danser des hommes de tout âge et de tout horizon. Avec eux, nous avons prié, et fait la fête. Avec eux, nous avons célébré des réussites et traversé des deuils.

Mais je crois que nous ne leur avons jamais dit merci.

Alors les garçons, pour vos dix ans, nous voulons vous dire :

Merci de nous avoir fait si bon accueil pour un projet aussi mal dégrossi,
Merci de nous avoir appelées pour aider dans votre mission ecclésiale
Merci de nous avoir enracinées dans une paroisse
Merci de nous avoir accueillies en amies, en sœurs
Merci de nous avoir fait rencontrer des gens aussi formidables avec qui grandir aujourd’hui encore
Merci pour les rires
Merci pour les larmes (mercredi je pleurais avec toi Charli)
Merci pour l’inspiration et pour l’authenticité.

merci infiniment

Vous avez en dix ans fait 5 albums, plus de 400 concerts, écrit des centaines de chansons et toucher des milliers de cœurs et tout cela parce que vous avez rêvé et répondu oui à un appel. Il y a deux ans, vous avez regardé le monde et avez chanté la vie, allant à la rencontre de ceux et celles qui avaient soif de ces messages.

Alors oui mercredi, nous avons fêté avec vous 10 ans et comme vous avez mis tous ce que vous êtes dedans, nous n’avons plus qu’une hâte soutenir vos prochaines folies et marquez le prochain anniversaire.

Parce que, que vous chantiez la gloire de Dieu et fassiez dansez le ciel ou chantiez la vie pour réveiller l’homme, nous serons toujours là pour vous comme de nombreux autres.

Adan on dot soley lé zanmi,

On vous aime juste comme ça 😉

Titia, Valeska et Lucy

Les Béatitudes avec saint Luc

A l’approche de la Toussaint, nous vous proposons de vous retirer en vous-même pour prier le Père afin que cette fête des Saints 2023 fasse quelque chose de nouveau en vous.

Et pour se faire, cette année, nous avons choisi le texte de saint Luc au chapitre 6. Tout le long de ces béatitudes, c’est à chacun de nous individuellement qu’il dit Heureux et Malheureux es-tu ! Comme une manière de mieux nous faire entrer dans la réalité de toute notre vie, notre imperfection complète sur un chemin de sainteté.  En cette année 2023, combien plus nous avons à laisser ces mots nous façonner et à travers nous le monde entier. 

Ainsi, après avoir nommé ces douze apôtres et devant la foule venue de toute la province, Jésus dit à ses apôtres :

Cette comparaison est une bonne nouvelle pour qui cherche son chemin de bonheur dans cette vie et plus particulièrement pour chacun de nous. Jésus ne s’attarde pas ici sur les biens matériels, même si cela peut mieux éclairer notre compréhension.

La pauvreté est heureuse quand elle laisse de la place à l’autre, quand elle sait qu’elle a besoin de l’absolu. La pauvreté est une chance pour grandir davantage.

Quand Jésus dit vous les pauvres, avant de penser possession, je pense aux enfants. Ils sont pleinement à l’image de Dieu mais comme ils sont petits, leur parole est souvent écrasée par celle des adultes. Ils sont dans une dépendance aux parents, aux instituteurs tout en vivant et en grandissant, conscients qu’ils ont besoin de ces autres pour être indépendant ; conscients aussi que s’ils n’ont pas de pouvoirs propres, vivre en appréciant la vie et les copains est la meilleure option. Dans nos métiers respectifs à toutes les trois, nous avons toutes été impressionnées par la résilience, la créativité et la capacité d’amour des enfants. Ils sont pauvres d’individualité mais riche de vivre ensemble.

Ce type de richesse est celle qui mène au Ciel. Alors à ceux qui ont développé cette grâce de la pauvreté mais sans chercher l’absolu, les voici déjà consolé.

La richesse est une chose bien plus pernicieuse, elle semble utile pour progresser dans notre société, pour mieux prospérer dans ce monde. Et disons-le, Dieu n’a rien contre le fait de voir l’Homme prospère. Mais quand nos richesses nous alourdissent de nous-mêmes, de nos tempéraments, de réalisations, de nos gloires et de nos victoires, comment pouvons-nous tendre vers le Ciel. Ici bas, nous avons comblé tout ce que nous sommes, de rien d’Éternel.

Ce chemin de béatitude proposé est comme un parcours pour mieux nous élever, que notre Malheur ouvre notre Bonheur. Retrouver l’enfant en nous qui tend sans cesse la main vers l’autre pour un conseil, un réconfort. Un enfant riche de se savoir aimer et malheureux de ne pas voir advenir encore le royaume des cieux.

Ce bonheur ici est sûrement celui là, se vider suffisamment pour le voir aujourd’hui et maintenant, pour nous et pour les autres.

Pour vivre cette journée, nous vous proposons d’écouter la chanson de Claudio Capéo Riche et de vous accompagner avec la vie des Saints de l’enfance : sainte Thérèse de l’enfant Jésus, saint François Marto, les Saints Innocents…

Il n’est point l’heure de se mettre en appétit si ce n’est peut-être questionner en nous qu’elle est
cette nourriture qui peut nous rassasier. Un peu comme à la samaritaine, si nous savions véritablement cette nourriture, nous la voudrions pour l’Éternité.

L’évangéliste Luc, en indiquant la velléité d’une telle situation, nous dit ici le malheur pour qui place les objectifs de sa vie à combler un impératif biologique. Et il s’agit bien là de toutes nos faims : nourriture, affectives, sexuelles… Bien qu’elles soient toute faites pour le bonheur de l’Homme, selon les prescriptions de Dieu, chercher sans fin à les assouvir, ne conduit pas au Bonheur.

Prenons l’exemple du fils prodigue : il vit, soigné et nourri, chez son Père. Quand il réclame sa part d’héritage, il va festoyer dans une décadence de nourriture et d’autres plaisirs avec ses amis. Très vite, il sera gavé, il sera repu. Or, le corps étant ainsi fait, la satiété ressentie après un repas frugal s’estompe et s’élimine en même temps que fonctionne notre transit. Bien qu’il nous soit nécessaire de manger pour vivre, nous ne pouvons vivre pour manger, cela serait un esclavage, une très grande peine. C’est le cas pour le fils prodigue, mais aussi pour nous à certaines saisons de nos vies.

La Faim est nécessaire car elle fait de la place, elle fait goûter par l’envie, la satisfaction à venir. En médecine, on t’expliquera aussi que la faim te libère de toxines et que la dégradation de corps cétoniques est une alternative à exploiter face au glucose pour limiter un certain nombre de maladies chroniques. La faim en soi est donc bonne, elle est saine pour le corps mais bien plus pour notre âme car elle nous fait chercher la vraie nourriture. Celle qui bénit, celle qui fortifie, celle qui te console et t’élève. Dans le jeûne du Carême, dans le jeûne pour la paix, il y a cette paix qui transcende la fébrilité, cette paix qui vient du cœur-à-cœur avec Dieu, cette sensation d’être rempli de Lui que l’on n’a plus besoin de rien d’autre. La Faim nourrit le désir du Pain de Vie, de la Parole incarnée, de la relation ajustée. La Faim nous donne à chercher davantage le festin du ciel au plaisir immédiat et éphémère. Elle nous donne la patience et la sagesse.

Attention tout de même : Jésus ne glorifie pas la faim, lui-même a nourri les foules avant de les renvoyer, sur les bords du Lac Tibériade. De même, il n’est pas bon pour l’Homme de vivre un jeûne permanent, vivre la faim à son extrême pour perdre du poids, pour se diminuer, pour un idéal politique … Fuir la faim est tout à fait normal, on ne pourrait refuser notre plat préféré sans urgence absolue mais quelle voie dangereuse si on va jusqu’à y risquer sa vie, sa dignité, sans donner à Jésus la capacité de combler ces faims.

Ce chemin de bonheur, c’est celui-là : ayons faim d’Absolu maintenant et pas après !

Pour vivre cette journée, nous vous proposons d’écouter ce chant de Vianney et Renaud « maintenant » et de méditer la vie de saintes et saints de l’humilité et l’intériorité : saint François et sainte Claire d’Assise, saint Vincent de Paul…

Les épreuves, le deuil et la souffrance voilà en apparence de quoi il est question ici. C’est probablement le sujet le moins simple à aborder car même si nous désirons porter nos
croix, c’est une chose bien difficile d’y voir un éventuel bonheur à venir dans ces peines.

Et dans le cas de Luc, il vaut mieux tenir compte du contexte dans lequel il reprend ce discours de Jésus dans son Évangile. Son évangile s’adresse aux communautés chrétiennes, il est là pour encourager ceux qui mettent leur espérance en Christ. Les premiers chrétiens d’Asie Mineure et de Rome sont, ce même vous, que les Apôtres à qui Jésus s’adresse ; nous sommes, ce même vous aussi, chaque fois que tenir bon dans ce monde est une épreuve qui nous afflige.

Jésus ne nous encourage pas à poursuivre la douleur physique ou émotionnelle comme une
bourse au mérite à présenter au terme de notre vie, mais à trouver dans l’épreuve l’espérance de la consolation. Il n’est pas bon de se nourrir de nos blessures et de nos deuils, car il nous promet d’être
relevé. Notre bonheur dans l’affliction est dans la confiance et l’espérance que nous mettons
en Lui : si nous marchons pas à pas au travers des épreuves en gardant les yeux rivés sur
Lui, un jour nos larmes et nos sanglots feront place à nos rires.

Prenons l’exemple de Jésus lui-même : il y a deux passages dans l’évangile qui nous révèle la difficulté et la grâce de l’épreuve. Faisons mémoire de ces moments : Jésus découvre la mort de son ami Lazare (Jn 11) et aussi, au chapitre 5 verset 7 de la lettre aux hébreux, on apprend que Jésus, durant sa vie dans la chair a offert dans un grand cri et dans les larmes ses prières à Dieu. C’est clair, nos douleurs, il les a traversée. Jésus, à ses endroits et encore 2 autres de l’évangile, nous montre la difficulté de cette vie mais par sa résurrection, notre confiance et notre obéissance, nous avons l’assurance d’être avec lui dans nos tourments. Ce n’est pas juste une phrase c’est une réalité.


La dépression, le deuil pathologique ça arrive à tous, même au plus chrétien mais on a la possibilité de s’en relever si au milieu de ces tempêtes, on goûte la présence du Christ. C’est pourquoi : à qui reste dans cette vie sans surmonter ses collines et ses montagnes pour ne vivre que dans l’objectif atteint, dans la fuite de la douleur, Jésus met en garde : ce n’est pas vivre d’espérance que de ne pas grandir en espérance.

Soyons triste de nos larmes et de nos peines mais confiant en notre espérance, Jésus-Christ.

Pour aujourd’hui, nous vous proposons d’écouter Jésus est dans mon bateau et de méditer la vie des saints de la persévérance dans l’épreuve : sainte Rita, saint Jean Paul II, sainte Bakhita…

Saint Luc s’adresse aux chrétiens persécutés hier comme aujourd’hui, dans les premières communautés en Orient et même dans notre pays et l’actualité malheureusement nous montre bien des hommes et des femmes persécutés au nom de leur foi. Toutes les religions ne se valent pas mais toutes ont un socle humaniste pour promouvoir la paix, l’amour, la fraternité à l’échelle au moins de leur communauté.

Aujourd’hui je n’ai point envie de discourir, mon cœur est en peine car partout où l’on regarde, on voit comment la foi des uns catalyse la haine des autres. Parfois c’est léger comme une jeune qui est moquée parce qu’elle va à l’aumônerie, ou une femme qu’on appelle grenouille de bénitier car elle se donne pour sa communauté, une mère qui porte le voile et à qui on lui demande de l’enlever.

Parfois c’est insidieux comme ces étoiles de David taguer sur les façades des immeubles à Paris, comme cette réflexion mais je te croyais intelligente pour croire à ses bêtises. Parfois c’est une horreur absolue, que ce soient nos frères arméniens qui se font décimés pour être chrétiens, les ouïghours enfermés dans des camps de concentration pour être musulmans, le peuple d’Israël attaqué pour être juif.

Avoir la foi est parfois si difficile dans des milieux où l’on nous demande de la taire. C’est un
enjeu de vivre de cette bonne nouvelle que mon cœur a reçu sans la montrer de peur des représailles. Il y avait des martyrs pendant longtemps, il y en a encore aujourd’hui de part et d’autres du monde. Ce qui me brise c’est que beaucoup d’entre nous avec le zèle que nous avons, nous avons pu vivre des martyrs d’aujourd’hui et c’est à nous aussi que Jésus s’adresse.

Vivre dans le monde pour témoigner du royaume n’est pas facile mais qu’on ne s’en formalise pas. Jérémie, Daniel, Ézékiel, Jean-Baptiste : ils ont tous subi les pierres, les insultes et les crachats pour ce message d’espérance et d’amour. Parce que, oui, la bonne nouvelle de la foi est toujours une radicalité pour le monde. Si vous pensez annoncer Jésus et que ceci est reçu avec de plein de compliments, prenez le temps de relire votre vie, car elle n’annonce peut-être pas le Roi des rois.

En plus de cette béatitude, je vous partage mon verset dans les tourments. Ce sera au chapitre 16, verset 33 de Saint Jean : « Dans le monde, vous aurez à souffrir, mais courage moi, je suis vainqueur du monde » Il a tout vaincu à La Croix, ceci n’aidera pas nos frères et sœurs en humanité de d’autres confessions mais à nous chrétiens quand nous prenons le risque de l’annoncer par nos vies, par de l’évangélisation de rue… il est là et il redonne confiance.

Aujourd’hui, prenons le temps d’écouter ce beau chant shalom de Dana -Jo en faisant nôtre cette espérance pour la paix dans le monde et particulièrement en Terre Sainte.

Les béatitudes : chemins de sainteté

Comme chaque année, nous vous proposons dans notre parcours de préparation à la Toussaint de méditer sur les Béatitudes. Depuis le début, nous avons médité avec vous sur le texte de saint Matthieu mais cette année, nous avons envie de nous plonger chez un autre évangéliste qui lui aussi nous parle de ce bonheur parfait, ce bonheur du ciel auquel nous sommes tous appelés.

Alors, voilà pour ce jour 1 du parcours, une petite introduction s’impose. Qu’appelle t-on un saint ? Qu est ce que la sainteté ?

Bonne lecture !

Citoyen et croyant au cœur du monde

La liturgie de ce dimanche 22 octobre nous ouvre différents biais de lecture. En discutant avec Lucy, nous avons partagé autour de ces textes, l’exhortation du psaumes, l’enseignement et l’humilité de saint Paul, la force prenante de l’Évangile. Je vous partage son biais de lecture qui est, je trouve marqué par la douceur qu’elle renvoie : « Rendre à Dieu ce qui est à Dieu », c’est aussi lui «  apportez notre offrande, entrez dans ses parvis » ; en bref, entrer en relation avec lui, lui remettre aussi nos prières et notre temps, lui qui est dans l’éternité à tous le temps pour nous et nous, nous aurions pas un moment à lui consacrer ? C’est en définitive lui redonner la Gloire et la Puissance ».

Je veux vous offrir dans ces quelques lignes, une analyse un peu plus politique, un peu plus ancrée dans le monde et pourquoi pas une analyse qui questionnera beaucoup notre vision en tant que jeunes, chrétiens et citoyens du Monde.

Dans un premier temps, la phrase « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », je l’ai considérée comme la preuve irréfutable que notre modèle français a beau vouloir se détacher de ces racines chrétiennes, dans les lois, dans les textes, dans les principes et les valeurs fondamentales, il y a le Christ. Cette phrase est analysée par beaucoup d’intellectuels comme le premier acte de Laïcité. En disant cela, Jésus reconnaît qu’il y a du temporel et du spirituel donc bien avant Jules Ferry et la loi de 1905. Pendant longtemps, je m’arrêtais dessus pour réaffirmer le principe de laïcité, la liberté de la spiritualité, et l’acceptation des lois du système. La différence entre les deux est claire et bien marquée, et à tout ceux qui en 2012 se révoltaient contre ce que d’autres appelaient du progrès, j’avais un verset tout choisi pour eux.

Mais pourtant, en relisant ce texte ce soir, je me rends compte une fois de plus de la richesse de la Parole et des trésors que Jésus a caché dans chacun de ses mots.

Les pharisiens se tournent vers Jésus pour le piéger. La question elle est simple : « doit-on payer l’impôt ? » mais le piège c’est qu’elle n’admet que deux réponses oui ou non. En rhétorique ou en politique, quand une question ne peut se répondre que par oui ou par non, il s’agit toujours de faire un choix et donc de créer un clivage. Or, Jésus n’est pas venu pour semer la discorde, la division, il est venu sauver l’ensemble de l’humanité, l’ensemble de la Création du Père.

Dans sa phrase, le ET est peut-être l’élément clé. Oui, le monde doit s’organiser pour que les humains puissent vivre et avancer ensemble sur un volet économique que ce soit avec l’argent ou le troc, sur un volet politique que ce soit une monarchie ou une république… oui le Christ nous invite à prendre notre place dans le monde en tant que citoyen et à en accepter les Règles. Mais là, où mon raisonnement a eu à mûrir, et à la lumière de l’Évangile tout entier, c’est qu’il nous invite à être CITOYEN ET CROYANT.

Je dis ça et j’en vois qui se disent qu’ils le font déjà et que c’est évident, pourtant nous cloisons très souvent nos vies. Au travail, en Fac , à L’école, entre Amis, en Famille, nous donnons toujours une version différente de nous.

Mais quand il s’agit des décisions qui vont affecter tout notre modèle, toute l’humanité et toute la création : pouvons-nous vraiment nous permettre d’être que citoyen en oubliant que Dieu dans sa grande tendresse, se passionne pour toute sa Création ? Pouvons-nous nous permettre d’oublier que le césar de notre temps est aussi une création de dieu ?

Que le Seigneur nous donne de ne pas être Hypocrite envers nous même et envers notre société, qu’en toute chose il donne la force d’accepter notre condition et notre responsabilité de citoyen du monde et de disciples du Dieu Vivant.

Ce partage est comme une lettre à la mer, parce que après tout,

Dieu est Bon,

En tout temps