A la crèche, les bergers et les anges

Noël, c’est la fête, c’est une fête… Noël, loin d’être une légende, c’est d’abord un fait historique.  Et souvent, on entend parler de « messe de minuit » qui existe encore dans l’Hexagone et ailleurs. Alors, est-ce que Jésus est né le 24 Décembre à minuit ? A vrai dire, on ne connaît pas la  vraie date de la naissance de Jésus ; en effet, il n’existait pas à l’époque de bureau d’Etat civil.         C’est en 354 que le pape Libère décide de célébrer la venue de Jésus sur terre dans la nuit du 24au 25 Décembre. Ceux qui n’étaient pas chrétiens, fêtaient, cette nuit-là, la naissance du soleil, car les jours commençaient à s’allonger. Et Noël a remplacé la fête du Soleil.  

Pour parler de Jésus, nous disons qu’il est le Soleil. Il naît en pleine nuit, dans l’obscurité. Sa venue représente la lumière dans nos ténèbres. Sa lumière représente un monde nouveau pour l’humanité. N’oublions jamais que Jésus veut dire : « Dieu sauve ».

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux. Paix sur la terre aux hommes qu’il aime. » Attention, car ce verset final de la page d’évangile ne signifie pas qu’il y a ceux que Dieu aime et il y a les autres… Il faut traduire : « Paix aux hommes parce que Dieu les aime ». Tout le projet de Dieu est dit là : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique » (Jn 3,16). Alors, nous n’avons rien à craindre : « ne craignez pas », disent les anges aux bergers.

Oui, l’ange a rassuré les bergers de Bethléem. De même, il nous rassure afin que nous dépassions toutes nos peurs, afin que nous tenions bon face aux ténèbres d’aujourd’hui… Demandons la grâce d’être toujours ouverts aux surprises de Dieu et soyons des témoins crédibles de son amour.

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux. Paix sur la terre aux hommes qu’il aime ». Un très grand nombre d’anges surgissent, chantent ce cantique de louange plein de joie et d’enthousiasme.

Fêter Noël, c’est être dans la joie, cette joie, cette confiance que Dieu nous apporte et que nous sommes appelés à offrir dans notre famille, au travail, dans nos différents milieux de vie, aux plus petits, aux personnes, parents, membres de notre famille que nous avons délaissé. Ainsi, nous vivrons un authentique Noël… N’oublions jamais ceux qui sont aux périphéries…

JOYEUX NOEL et déjà  HEUREUSE et SAINTE ANNEE 2024

 

Père Gérard FOUCAN

(Vicaire Général du Diocèse de Guadeloupe)

3 destins liés par la grâce de Noël

Sur notre premier blog, à l’occasion de notre parcours de l’Avent, nous vous avions présenté les témoignages de 3 français (1 adolescente de 13 ans, 1 jeune de 18 ans et 1 jeune adulte de 28 ans) touchés, bouleversés par la grâce de Noël. En effet, en l’an 1886, il semblerait que le ciel s’est ouvert sur notre petite France car, presque en simultané, la petite Thérèse Martin à Lisieux, Charles de Foucauld dans la grotte de Bethléem ou Paul Claudel à Paris, vont faire l’expérience de la rencontre avec Dieu. Aujourd’hui, à quelques jours de ce Noël 2023, nous souhaitons vous faire découvrir ou redécouvrir leurs témoignages en cadeau et méditation : comment la grâce de Noël, celle vécue il y a 2000 ans, nous rejoint encore dans l’ordinaire de nos vies ?

2 conversions par la grâce de Noël en 1886

Noël 1886, un Noël de plus et un Noël ordinaire sauf que, ce jour-là,  à Lisieux, une enfant, Thérèse Martin, 13 ans va vivre une rencontre décisive avec le Christ. C’est un peu forcée par son père et ses sœurs que Thérèse se rend à la messe de minuit cette année-là. Le cœur n’y est pas, elle s’attache davantage aux choses matérielles, aux cadeaux, à la fête, qu’à la dimension spirituelle de l’événement. Elle ouvre ses cadeaux nerveusement, et découvre soudain la grâce du Christ qui l’enveloppe. Elle écrira dans son carnet:

« En cette nuit où Il se fit faible et souffrant pour mon amour, Il me rendit forte et courageuse. (…) Je sentis, en un mot, la charité entrer dans mon cœur, le besoin de m’oublier pour faire plaisir, et depuis lors je fus heureuse. »

« Depuis cette nuit bénie, je ne fus vaincue en aucun combat, mais au contraire je marchai de victoires en victoires et commençai, pour ainsi dire, une course de géant. »

Histoire d’une âme, chapitre 5

 Cette nuit là, alors que Thérèse est encore remplie en son âme de tout ce qui fait l’enfance, la joie, l’excitation, la hâte, les caprices, elle est libérée par le Christ de ce qui en persistant fait perdre de vue la beauté de l’espérance intrinsèque à l’humanité. Cette histoire de la Conversion de Sainte Thérèse en ce jour de grâce, au-delà de la conduire au Carmel ou à la connaissance humble et précieuse de DIEU, lui a donné la force et l’amour d’entrer dans la Sainteté de Dieu.

La grâce de Noël de Paul Claudel

Presque en simultané avec cette adolescente de 13 ans, Paul Claudel, alors âgé de 28 ans, participait à Notre Dame de Paris aux vêpres ce 25 décembre 1886 sans grande ferveur. Il va y vivre une expérience de foi inoubliable, comme il le raconte dans son ouvrage Œuvres en Pose (1913) :

« Debout près du deuxième pilier à droite du côté de la sacristie… en un instant mon cœur fut touché et je crus. Je crus, d’une telle force d’adhésion, d’un tel soulèvement de tout mon être, d’une conviction si puissante, d’une telle certitude ne laissant place à aucune espèce de doute que, depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d’une vie agitée n’ont pu ébranler ma foi, ni la toucher».

Sans artifice, au travers de la prière du Magnificat chanté, Dieu s’est révélé au cœur de Paul Claudel. Cette conversion nous édifie et nous révèle la volonté de Dieu de rejoindre chacun d’entre nous dans ce que nous sommes, où nous sommes et vers où il a besoin de nous. Et c’est précisément le vrai sens de Noël. C’est à l’humanité tout entière dans ce qu’elle a de fragile, de petit, de commun, que Dieu vient révéler son Amour. Pourtant, aujourd’hui, dans notre société, on a comme perdu ce sens de Noël, ou du moins, on l’a réduit à la fête de la famille, des lumières, des cadeaux et du sapin. On a fait de Noël une fête universelle (tout le monde, croyant ou non, peut la fêter) en la dépouillant de son sens originel, alors qu’à Noël, c’est Dieu qui vient rejoindre tous les Hommes (l’universalité). Quel paradoxe ! Alors, oui peut-être qu’on peut fêter Noël sans Dieu, mais Dieu ne peut pas fêter Noël sans nous. C’est parce que Dieu a tant aimé le monde qu’il a voulu naître en ce monde. C’est parce qu’il a tant aimé l’Homme car il a voulu naître de la chair pour rejoindre notre humanité. S’il n’avait pas eu ce désir, cet amour fou de Dieu pour nous, pour notre humanité, il n’y aurait pas eu Noël. Dire cela ne doit pas nous enorgueillir mais nous remplir de joie : nous sommes profondément aimés depuis toujours et pour l’éternité.

C’est pourquoi, chaque année, nous célébrons Noël : pour nous rappeler l’amour infini du Père qui engendre le Fils et l’incarne dans notre humanité sous l’action de l’Esprit Saint ! Ce n’est pas un mystère dépassé ou réservé à un certain nombre de personnes. L’étable qui accueille le miracle de Noël devient la maison de toute l’humanité. L’Eglise qui célèbre le mystère de Noël est la maison de toute l’humanité. Toute maison qui célèbre Noël devient pour ainsi dire maison de l’humanité et l’humanité c’est Dieu.

A la suite de la petite Thérèse Martin et de Paul Claudel qui ont rencontré Dieu le même jour de la même année, préparons-nous, nous aussi, à accueillir la grâce de Noël. Ce 25 décembre 2023 ne sera pas un jour comme les autres. Ce sera vraiment un jour béni, un jour de joie que fit pour nous le Seigneur, pour venir à sa rencontre et pour recevoir de Lui la vie, la joie, la paix, la consolation dont nous avons besoin ! 

Les fruits de la grâce de Noël, le témoignage de Charles de Foucauld

Octobre 1886 : un jeune homme orphelin de 28 ans, ayant grandi dans une famille chrétienne, scolarisé à l’école catholique puis à Saint-Cyr, qui s’est éloigné pendant plus d’une dizaine d’années de la religion catholique, va vivre une expérience de conversion absolue au confessionnal de Saint Augustin. « Aussitôt que je crus qu’il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour Lui. » (lettre du 14 août 1901).

Et l’on pourrait supposer que ce premier Noël de converti eut une saveur particulière et ait ouvert au fond du cœur de Charles de Foucauld un désir accru de vivre de charité. Cette assurance vient du fait que pour le Noël 1888, soit deux ans après sa conversion, il ait voulu le vivre directement dans cette petite ville de Juda, dans la grotte de Bethléem puis à Nazareth où a grandi le Christ. Il a eu le désir et l’audace d’être touché en premier par l’humilité de la crèche, comme il l’exprime dans une de ses lettres en reprenant la parole du Christ : « chaque fois vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.» (Mt 25,40)

La vie de Charles de Foucauld en ermite dans l’Algérie désertique, avec les Touaregs et la prière, au-delà de la profondeur d’une vie monastique, au-delà même d’une conversion saisissante et voulue par Dieu même, est un hymne à la Charité, un hymne à Noël. Car qu’est-ce que Noël si ce n’est avant tout un acte d’Amour ? Dieu a tant aimé le Monde qu’il a envoyé son Fils Unique. Voilà la vérité qu’a découverte Charles de Foucauld alors qu’il était en pleine recherche de Dieu et de lui-même : plus je découvre que je suis aimé de Dieu, plus je découvre l’amour et plus je suis appelé à faire l’amour en ce monde. C’est cette vérité de l’Amour qui a pétri la vie de Charles de Foucauld en apôtre de la Charité.

A la crèche, un aubergiste et un enfant

Ce soir nous entrons dans la 3ème semaine de l’Avent, et vu la longueur de cet Avent 2023 nous entamons notre dernière ligne droite avant Noël.

C’est tout à fait le moment de mettre de la joie dans notre temps de préparation car Dieu qui fait promesse dans l’histoire de l’homme ne cesse chaque année, chaque jour et une fois pour toute de tenir promesse.

En ce dimanche, je voudrais vous inviter à vous rappeler où nous en étions le 3 décembre dernier : quand nous préparions ce parcours à la crèche.

Nous observions où Dieu a choisi de venir et où encore durant ce Noël, il vient encore.

Tout d’abord dans l’étable, dans nos fragilités ; ensuite dans la vies d’un homme et d’une femme, dans nos relations…

Cette semaine en fêtant par anticipation Noël avec mon groupe de jeune à l’AEP, grâce à mon excellent binôme et à notre prêtre aumônier, il est devenu limpide que pour que la grâce de Dieu soit manifesté tous les hommes de bonnes volontés sont utiles.

Parce que pour qu’on ait la crèche, il a bien fallu que des aubergistes refusent de donner logis à cette famille en difficulté. Et qu’un d’entre eux indique au loin le « pire »endroit pour prendre abri.

Cette semaine, les copains, je crois qu’il est pas encore trop tard pour se mettre à l’écoute et pour préparer notre âme, notre cœur et notre esprit à cette réalité à Noël, Dieu vient.

C’est ce que la liturgie célèbre et c’est la réalité que nous voulons vivre pour nous mais aussi que nous souhaitons que chacun de vous vive.

Et pour cela Dieu, au travers de ces gens parfois surbookés, parfois apathique et sûrement trop rempli de leur préoccupation, nous dit encore que c’est dans ce mouvement intimiste qu’il veut advenir.

Il se révèle à eux mais ils sont trop occupés pour le recevoir. Tous ces hommes avaient connaissance de la promesse de Dieu mais envahit par des considérations matérielles, pratiques, ils n’ont pas su entendre au premier abord que Dieu frappait.

C’est la dernière ligne droite pour Noël, sommes nous à l’écoute de ce Dieu qui vient se révéler à chacun de nous ? Sommes nous trop occupé par ce dîner a préparé, par la liste de cadeau ou d’animation, par la tenue que nous allons mettre pour goûter la bonne nouvelle que Dieu nous donne ?

Rassurons nous, il a bien fallu les tumultes de la vie et les œillères de ces aubergistes pour que Dieu vienne rejoindre l’homme dans ce qu’il a de plus fragile et de plus doux.

La fragilité et la douceur d’un enfant dans une étable

Dieu n’a pas condamné l’homme occupé, il l’a utilisé pour mieux se manifester alors si tu sens que tu n’as pas encore pris le temps de bien te préparer à Noël, pas de panique, Dieu ne condamne nous non plus. Tes occupations sont peut-être des opportunités pour se révéler à d’autres.

Mais parce que cet avent est une grâce, nous t’invitons à entendre cette parole d’enfant pour ne pas fermer la porte quand il frappera le soir de Noël. 

À Noël, Dieu vient ajuster nos priorités pour que nos obligations ne soient plus fardeau mais don absolu.

Que notre cœur s’ouvre pour qu’à Noël,  nous ouvrions la porte comme le veilleur attend le maître, nous allumions la flamme comme la fiancée attend l’époux, nous retrouvions l’ami qui revient de loin. Que notre cœur s’ouvre à Noël, pour que tu y fasses demeure Seigneur.

Bonne semaine de la joie,

Car Dieu est bon 

En tout temps

À la crèche, une femme et un homme

Chers amis,

Aujourd’hui, nous entamons notre deuxième semaine de l’Avent

Et dans cette montée vers Noël, quoi de plus beaux que de rentrer plus en profondeur dans la magie de cette fête à venir.

La magie d’un émerveillement à la beauté, à la joie, à la pureté et à l’Amour

Car, quand on est enfant, tout s’illumine et tout est féerique à Noël. 
Car quand on est adulte et amoureux, cet amour partagé donne toutes ses lettres de noblesse à Noël .
Mais à Noël quand on est parents, Noël se vit et trouve sa perfection dans le son à cet autre fragile et plein de confiance.

À la crèche, il n’y a pas que l’étable ; ce lieu de fragilité que Dieu veut habiter pas seulement pour guérir mais pour l’épouser.

À la crèche, il y a un homme et une femme. Il y a le début d’une famille qui ressemble à toutes nos familles, une famille avec ses défis et ses bonheurs, qui grandit et s’apprivoise pour mieux se dire.

Car oui, en ce dimanche, Dieu veut nous dire qu’à la crèche, il y a toutes nos familles humaines. Toutes les familles traditionnelles, toutes celles qui font de leur mieux pour témoigner de l’amour, toutes celles qu’on se choisit pour vivre des relations d’amour sincères.

À la crèche, en Marie et Joseph, notre louange s’élève car Dieu se donne pour toutes familles .

POV Lulu

« Un couple d’amis aux longues années de mariage, m’expliquait que pour eux, leur façon de célébrer Noël, c’était d’aller à la messe ensemble, puis se réunir autour d’un bon dîner, avec leurs enfants et petits-enfants. Leur programme est peut-être toujours le même mais c’est celui qui leur procure le plus de bonheur parce qu’il est rempli d’amour. »

Où que nous soyons, quelque soit l’état de nos familles, à Noël , croyants ou pas nous nous préparons et nous nous retrouvons. Même quand Noël est un fardeau, même quand nous nous sentons seuls, même quand nos familles ne sont plus vraiment des lieux d’unité. Et c’est pas grave car l’invitation de ce temps transcende les dogmes, les croyances, les certitudes et les difficultés .

Lulu

« Dans le même sens, un autre couple, parent d’un enfant porteur d’un handicap moteur, me disait que célébrer Noël chaque année est comme une douce victoire qu’ils partagent ensemble « un Noël de plus où la vie a triomphé », une parenthèse qui fait du bien et les coupe de leurs soucis quotidiens. »

 

Il ne regarde pas l’état de nos familles ou de nos relations, il ne désire que nous l’invitions à la table. Nos relations sont le lieu de notre capacité d’aimer, lui qui nous a aimé le premier veut nourrir de sa présence et de son amour, toutes nos relations humaines.

 

Alors, en ce 2ème dimanche de l’Avent, nous sommes invités à préparer nos cœurs, à déblayer les chemins de nos vies de tout ce qui nous empêche de communier à la présence de Dieu, et à nous laisser toucher par Lui qui vient répandre ses grâces au milieu de nous.

6 décembre : saint Nicolas


Une tasse de chocolat chaud, un plaid bien chaud, je regarde ma décoration de Noël, un sapin, une cheminée et une petite chaussette accrochée, un village de santons avec son église, ses chanteurs, ses sapins et une crèche encore bien vide en ce 6 décembre. Et je pense à ce père Noël qui a envahi l’espace Public, mais pour un chrétien qui cherche le sens profond de Noël, qu’est-ce que le Père Noël ? Et comment comprendre la Mythologie autour de lui ?

En ce 6 décembre, rien de mieux que de revenir à la racine d’une croyance populaire. Aujourd’hui c’est la Saint Nicolas, la Saint Nicolas de Myre, évêque en Asie Mineure, au sud de la Turquie actuelle et qui serait décédé un 6 décembre 343.

Cet Homme qui a connu les périodes des plus grandes persécutions des chrétiens et la conversation du premier Empereur Romain Constantin a eu à cœur si on en croit les légendes, de défendre les injustices et de se mettre au travers d’exécutions sommaires, de prendre soin de l’Humanité en offrant à ceux qui se trouvent empêché de parvenir à la plénitude leur Humanité.

Mais la légende la plus connue de Saint Nicolas est celle où arrivant sous un âne, il se rend chez un boucher qui venait de mettre trois enfants perdus dans un saloir pour un faire des petits salés. Saint Nicolas devant l’aveu du boucher, aurait ressuscité les 3 enfants et aurait enchaîné le boucher à son Ane. D’où la mythologie persistante aujourd’hui dans nombre de pays de, Saint Nicolas qui récompense les Enfants sages et du père Fouettard accroché à l’âne qui châtierait les enfants pas sages.

Cette histoire donna à Saint Nicolas le statut de défenseur des plus petits, des plus vulnérables et au 12e siècle, alors que la société est en prise avec une violence brute, il est choisi pour être le saint patron des étudiants et au fur et à mesure des siècles le saint patron des écoliers et des enfants.

Saint Nicolas vient au secours des faibles, il donne à chacun qui fait confiance de grandir sa propre humanité, il invite à la confiance malgré les tourments de la vie. Dans son grand Manteau rouge, avec sa mitre de la même couleur, sa longue barbe blanche, cet air de grand-père accueillant et jovial, c’est l’image même de ce que tous accepte pour Noël, le Père Noël. Une version de Coca-cola qui fait durer l’histoire de Saint Nicolas.

Dans l’histoire et la mythologie autour du Père Noël pour le commun mais pour Saint Nicolas pour nous, il y a toute une Révélation sur le mystère de ce temps qui nous est offert.

La vie et tous les miracles associés à saint Nicolas nous parle de la confiance que l’on accorde à Dieu ou à nos frères. Si on accepte de faire confiance, qu’on prend position pour la justice, qu’on s’occupe des plus vulnérables, on chasse le Père Fouettard ou ce qui est toujours là présent pour nous éloigner de Dieu. Mais aussi et pour finir, il y a dans cette mythologie toute une révélation autour du don, dans les petites ou les grandes choses.

Ce temps est le temps où on prépare, on partage, on donne, car que l’on soit sage ou pas sage, la promesse et la réalisation de Dieu c’est que dans l’attente il a nourri en nous le désir de sa présence et c’est avec mes frères que je peux vivre ce désir .