Carêment plus : la Grâce comme un don

Ça y est, nous avons entamé notre Carême et normalement à quelques jours du départ nous sommes bien lancés.

Pour charger notre espérance, je voulais vous redire aujourd’hui ce message qui est inscrit dans mon cœur pour chacun de vous : 

Dieu t’aime, il t’invite à prendre la route du Carême car il désire ton amour

C’est pourquoi il t’a paré des joyaux de sa grâce. Que leurs beautés illuminent ton visage et que tu puisses à ton tour les offrir .

Dans cette première étape nous voulions redécouvrir à quelle point la grâce est un don de Dieu. Saint Paul en parle avec douceur et force quand il s’adresse au peuple de Dieu à Ephèse :

« C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, et par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. »

Ephésiens 2, 9

La grâce, c’est comme les gouttes d’eau qui s’échappe de l’arrosoir, déversant le long du chemin son essence ; à la terre qui l’accueille, elle fait germer herbes et fleurs dans son sillage.

C’est un peu ça : une goutte d’eau reçue qui change, purifie, nourrit qui la reçoit.

La grâce de Dieu, on ne l’obtient pas comme on obtiendrait des bons points, on l’obtient comme tous les dons que Dieu nous fait gratuitement, sans partage et selon nos besoins.

La grâce bien que reçue n’est pas une des vertus théologales, elle n’est pas un résidu de la présence de l’Esprit saint. Parfois nous rendons grâce pour tout cela et avec raison mais la grâce de Dieu en nous c’est ce manteau simple mais riche qui parfait le look dont Dieu nous a revêtu.

Nous sommes tous dépositaires et gardiens de cette grâce.

Et tout l’enjeu de ce premier WE de Carême est d’accueillir la grâce en toute humilité car le secours qu’elle nous obtient n’est point un mérite. Comme l’épisode des tentations de Jésus au désert nous le montre, notre force à ne pas céder, à garder les yeux fixés sur la Croix et la Résurrection est à la fois notre relation à l’Esprit Saint mais aussi pour tout Homme par la grâce que Dieu nous fait de le voir.

Chaque année, je le rappelle, le Carême est le lieu des combats spirituels. Mercredi, Lulu a ressenti dans son cœur cette réalité, quelle grâce que Dieu lui fait de se rendre compte que l’oraison prononcé ce jour là est une actualité et que nos prières sont utiles pour tous nos frères et sœurs.

Que vous soyez croyants ou non, que vous soyez en chemin vers Christ ou de sa famille depuis un moment, osez demander la grâce et la foi car ce n’est pas à la force des bras ou de l’intelligence que nous traversons l’épreuve du Désert mais dans sa présence.

Dans la joie de cette route ensemble,

Soyez fortifiés par la grâce de Dieu !

Top départ du Carême 2024

Et voilà le top départ de ce Carême 2024 !

Et avec Aventure de Foi, nous rouvrons notre parcours Carêment Plus, ce chemin que nous empruntons ensemble chaque année pour nous approcher toujours plus de notre Seigneur.

En discutant avec d’autres, plus ou moins à l’aise dans leur foi, il nous est apparu que le Carême est toujours une étape essentielle dans le calendrier de ceux qui aiment Dieu.  Comme le nouvel an, au Mercredi des cendres, nous sommes nombreux à prendre des grandes résolutions et à prévoir de grandes privations pour vivre un Bon Carême.

Pourtant, qu’est ce qu’un bon Carême, si ce n’est lier davantage sa vie à celle de celui qui a donné la sienne pour chacun de nous individuellement ? Est ce un bon Carême, si nous vivons dans la peine 40 jours de privations sans ressentir la joie d’être à lui ? Qu’est ce qu’un bon Carême, si ce n’est accueillir la Grâce que ce temps déverse ?

Alors cette année, en plus de toute les décisions que nous prenons individuellement pour donner plus de place à Dieu et nos frères dans nos vies et nos cœurs, nous vous proposons un parcours pour mieux découvrir la Grâce de Dieu dans nos existences. Cette grâce qui, dès l’origine, a inondé nos vies faisant de l’Homme cette créature toujours en quête de divin.

Nous ne savons pas toujours ce qu’est la Grâce ? Et c’est normal, on ne nous apprend pas cela.

En méditant ce parcours et par l’action de l’Esprit, nous avons une image pour vous.

Souvenez-vous sur les bords du Lac Tibériade, deux duos de frères qui s’en vont toute la nuit pécher et qui au matin rangeant leurs filets sont tristes, angoissés, défaits.

Ils se sont préparés, ont travaillé toute la nuit et au matin, il y a comme un vide dans leur barque mais aussi dans leur cœur.

Parfois nos carêmes sont un peu comme cette nuit de Simon et André, une tâche que l’on se prépare à vivre mais dont on ne garde rien car nous n’avons pas la confiance de lancer ailleurs le filet ou encore celle de regarder avec un regard neuf, ce temps de conversion auquel nous sommes invités.

Pendant tout ce parcours à l’aide de passage de l’Écriture, de témoignages et d’images, nous allons ensemble ouvrir ce que nous sommes pour voir, pour trouver mais aussi pour accueillir la Grâce en nos vies.

Pour que nous vivions ce Carême à la lumière de la Grâce, cette année nous vous invitons à une pêche à la Grâce pour vous, vos proches, le Monde.

Bon Carême à Tous par la Grâce de Dieu

Notre Dame de Lourdes

Chers amis,

Il y a des lieux qui laissent une empreinte indélébile sur notre peau, dans notre histoire, sur notre âme et pour moi, un de ces lieux, c’est Lourdes. Aujourd’hui, dans cet article, je voudrais vous parler de l’impact qu’a pu avoir Lourdes sur moi. C’est bizarre parce qu’en règle générale, je ne ressens pas les choses très fortement et puis sur l’instant, je me laisse porter.

Il y a deux ans, avec Aventures de foi, nous sommes parties à Lourdes. Ce n’était pas ma première fois mais c’était peut-être la foi où je me suis sentie le plus happée par ce lieu. Au cours de notre pèlerinage, nous avons navigué entre la maison de Bernadette, la chapelle et la grotte. Nous avons fait le parcours dans lequel on s’est laissées prendre, nous avons goûté au sacrement de la Réconciliation, dans quelque chose d’intime, de vrai. Nous nous sommes réveillées tôt, très tôt pour aller se poser et faire les laudes, dire un chapelet dans le silence du sanctuaire : au moment où tout le monde court à la basilique saint Pie X pour prier, nous étions dehors avec la rosée du matin à prier. Et je crois que c’est peut-être là que j’ai perçu l’âme de Lourdes.

Lourdes a quelque chose d’intimiste : même s’il y a du monde, c’est à la fois spectaculaire et intimiste. Comme si à Lourdes, tu goûtes une paix et des miracles du quotidien. On sait tous qu’à Lourdes, les gens vont chercher des guérisons, et on va tous chercher des guérisons parce que quand on est appelé, c’est parce qu’on cherche tous quelque chose. Eh bien, je crois qu’après avoir été à Pontmain, à Pellevoisin, à Rocamadour, après avoir vécu tant de choses très fortes, à Lourdes, Dieu est venu apaiser, ajuster chez moi ce qu’on avait pu recevoir. Dieu m’avait bousculée et attendue tout du long mais à Lourdes, il a lissé tout cela. Je suis vraiment partie de Lourdes avec une paix relative. Je ne vais pas dire que je suis la plus en paix, ce n’est pas tout à fait ça, mais le sentiment que Lourdes me laisse quand je me replonge dans les photos et les vidéos, il y a quelque chose de très doux et très vrai qui se passe.

Lourdes a été notre pèlerinage le plus confort : on était à l’hôtel, on avait un petit-déjeuner, on avait un repas. Pourtant, ce confort qu’on a vécu, c’était pour nous laisser à vivre de l’extraordinaire. On est partis à 4, on a pris un train de nuit. On ne s’attendait pas forcément à grand-chose : pourquoi dans nos vies confortables, Dieu viendrait mettre quelque chose d’extraordinaire ? Et finalement, au terme de notre pèlerinage de 2 jours et demi, quand on est remontées dans le train, on a peut-être eu nos conversations les plus profondes, les plus sensibles sur notre vie. Comment penser que Lourdes changerait quelque chose ? Mais nous avons emporté Lourdes avec nous et Dieu a continué de faire son œuvre.

Pendant deux ans, le souvenir de Lourdes m’a beaucoup aidé parce qu’il est venu ajuster les choses, mais fondamentalement, je crois que c’est en regardant le film le club des miracles que je me suis rappelée que quand tu passes ta main dans la grotte de Lourdes, quand tu vas au bain, quand tu récupères ton flacon d’eau miraculeuse, quand tu déposes ton cierge et que tu pries, quand tu repars, tu ne t’attends pas au nombre de grâces que tu as déversées dans ta vie.

L’apparition de Marie à Bernadette est une apparition qui dure parce que les grâces ne finissent pas. Je garde de Lourdes la paix mais chacun de nous garde quelque chose qui lui est très propre. Chacun de nous ne sait pas ce qu’il va chercher mais pour sûr, il repart avec quelque chose dont il a besoin pour sa vie à ce moment-là mais pour son histoire dans l’absolu, c’est certain.

Des témoins de Lourdes aujourd’hui

Lourdes est aujourd’hui l’un des sanctuaires mariaux les plus visités au monde. Des milliers de pèlerins s’y rendent chaque année, parmi eux de nombreux malades. Chacun de nous a une histoire avec Notre Dame de Lourdes, des plus connus aux inconnus.

Lourdes est le seul lieu au monde où je me sens tellement en paix. Dès que je peux, j’y retourne parce que cela me fait tellement de bien. Marie est notre mère, notre confidente, celle qui sait comment apaiser nos cœurs.

J’ai été à Lourdes trois fois dans ma vie et chaque fois, ça été comme une grâce à un instant T de ma vie. A 3 ans, c’était la grâce de la famille, là où je ne comprenais pas encore tout de Dieu, j’avais la chance d’avoir une famille qui prie et me montre le chemin du Seigneur. En 2013, c’était la grâce de choisir Jésus personnellement, dans le saint Sacrement et la louange, au milieu de jeunes catholiques comme moi fiers de leur foi. En 2021, ça a été la grâce de la consolation dans l’épreuve du deuil de mon papa et la force pour devenir témoin. Et pour cela, j’ai reçu le plus beau cadeau qui sonnait comme une évidence : Marie. Ma confidente, ma copine, ma maman. Celle qui me conduit à Jésus et m’apprend à suivre ses pas.

La chandeleur ou la fête des lumières

Chers amis,

Le 2 février n’est pas seulement le jour des crêpes! C’est une fête chrétienne : l’Eglise célèbre la fête de la Présentation de Jésus au temple, quarante jours après Noël. Elle est mieux connue sous le titre de la Chandeleur ou fête de la lumière car elle est toute illuminée de Jésus, lumière pour éclairer les nations. Mais pour mieux comprendre l’origine et le sens de cette fête, quoi de mieux que de se plonger dans l’histoire (inspirée par le père Bernard Klasen) et dans la Parole de Dieu ?

L’origine de la Chandeleur

A Rome, dans les premiers siècles du christianisme, il y avait encore des traces d’une fête qu’on appelle les Lupercales qui avait lieu dans la première moitié de février. C’était une fête de la régénérescence : on sacrifiait un bouc et des jeunes gens volontaires, dénudés, se couvraient de son sang et courraient dans les rues de Rome après les filles qui voulaient se laisser asperger de ce même sang. C’était un rituel symbolique de fécondité, de fertilité, à la sortie de l’hiver. Le soleil est en train de gagner, tout commence à bourgeonner ; les Hommes commencent à vouloir revivre aussi les plaisirs printaniers. C’est l’exultation des corps, de la joie, de la renaissance…

C’est parce que le soleil est en train de gagner que le Christianisme a pu récupérer cette fête. C’est ce qu’on appelle une fête de substitution : là où il y avait quelque chose de païen, il s’agit de mettre une fête qui a le même sens : le retour de la lumière ! Pour nous chrétiens, le soleil levant, c’est le Christ ; le soleil qui renaît, c’est la résurrection : la lumière qui vient vaincre les ténèbres. Quand le Christ vient envahir notre vie, quand il soulève en nous le désir de le protéger dans nos vies, dans celle des autres et en ce monde, la lumière se lève.

C’est le Pape Gélase 1er à partir du IVe siècle qui instaure la fête de la Chandeleur. Chandeleur faisant référence aux chandelles et donc à la lumière. C’est donc de la lumière du soleil qu’est né cette fête et c’est pour elle qu’elle existe car en elle, tout est vainqueur ! Mais alors, me direz-vous, pourquoi fait-on des crêpes ? Tout simplement parce que, si on les regarde bien, elles ont la forme du soleil. Tout en ce 2 février est illuminé de la lumière. Soyons aussi lumineux en ce jour !

Le sens de cette fête

La fête de la Chandeleur nous rappelle que la lumière est venue dans le monde, elle nous est donnée. En effet, le jour de notre baptême, nous avons tous reçu la lumière du Christ. Nous l’avons reçue, non pour la garder en nous mais pour que toute notre vie en soit resplendie. Nous l’avons reçue et nous devons entretenir sa flamme car elle est bien fragile. Les vents contraires soufflent fort, le péché nous guette constamment, mais quand on est chrétien, on croit que rien ne peut éteindre cette flamme en nous. Bien au contraire, c’est cette lumière qui éteindra les péchés de nos vies !

Il y a une certaine tendance que nous devons convertir en nous. Celle d’être obsédé par le péché, par le mal, par leurs manquements. Nous faisons fausse route si nous pensons qu’un bon chrétien doit voir ce qui est mauvais, si nous sommes toujours en train de juger le mal des autres comme si cela pourrait vaincre le mal alors qu’en réalité, il ne fait que grandir. Non, pour vaincre le mal, nous ne devons pas rester fixé sur le mal. Nous devons fixer notre regard sur la lumière qui nous sauve du péché alors elle viendra vaincre le mal. Ne faisons pas l’inverse ! Car notre vocation chrétienne n’est pas de voir le mal et de le dénoncer, mais de voir le bien et de l’annoncer. Notre vocation est d’être habile à voir le bien en nous, chez les autres, dans le monde.

Un premier exercice tout simple pour vivre cela : le soir avant de se coucher, au lieu de dire « mon Dieu, mon Dieu en quoi t’ai-je offensé ? », disons plutôt « mon Dieu, mon Dieu, en quoi m’as-tu visité aujourd’hui ? Où était dans la lumière dans ma journée ? » Ainsi, en changeant de regard, de perspectives, nous allons nous entraîner à voir la lumière du Christ, même au-delà du mal, du péché ; et voir la lumière, c’est l’entretenir. C’est ce que fit Syméon dans l’évangile : il rend grâce à Dieu avant toutes choses d’avoir vu sa lumière.

« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »

Et qu’a-vu Syméon exactement ? Un petit enfant ! Trois fois rien ! Nos vies sont de même : illuminées par trois fois rien. Sans cesse, nos vies sont parsemées de ces signes lumineux de Dieu. Choisissons dès aujourd’hui à voir la lumière autour de nous, en nous et le monde sera transformé.

Enfin, une autre signification de la chandeleur, c’est que c’est la fête des personnes consacrées à Dieu. Cela fait référence plus précisément dans l’église aux prêtres, moines et moniales, religieux, religieuses… mais tous, par notre baptême, nous sommes consacrées à Dieu. Car qu’est-ce que Dieu nous demande si ce n’est de lui offrir nos vies ? Mais offrir sa vie ne veut pas dire mourir en martyre. Offrir sa vie signifie ouvrir sa vie : « Je vous exhorte donc, frères, par la tendresse de Dieu, à lui présenter votre corps – votre personne tout entière –, en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu : c’est là, pour vous, la juste manière de lui rendre un culte. » (Romains 12, 1)

Une offrande vivante ! Retenez bien aujourd’hui : offrir c’est ouvrir ! Offrez à Dieu de vous remplir de sa présence ! Offrez à Dieu de pouvoir vous habiter ! Offrez à Dieu l’hospitalité et la lumière viendra ! C’est la raison pour laquelle c’est la fête des lumières. La chandeleur. Les chandelles. Amen !

En cette veille de fête, prions maintenant ensemble :

Seigneur Jésus, tu es la lumière venue dans le monde
pour nous sauver du péché et nous éclairer sur le chemin de la vie.
Convertis nos regards pour que nous puissions toujours voir ta lumière !
Que nos cœurs sans cesse proclame tes louanges !
Que nous soyons des filles et des fils de la lumière,
un peuple uni, ardent à faire le bien !
Amen

Notre Dame de Pontmain

Chers amis,

Savez-vous qu’au 19ème siècle, la Vierge Marie est apparue en 5 lieux de France ? Et si je vous demande de citer quelques-uns de ces sanctuaires, vous me direz certainement la Rue du Bac à Paris (1830), La Salette (1846) ou encore Lourdes (1858), mais peut-être moins Pellevoisin (1876) et Pontmain. C’est ce dernier lieu que nous vous invitons à découvrir dans cet article, car en ce 17 janvier 2024, nous fêtons le 153ème anniversaire de l’apparition mariale de Pontmain.

L’histoire de Pontmain

Pontmain est un petit village situé dans le département de Mayenne en France. En 1871, c’est un peuple troublé qui vit dans la peur, dans l’angoisse de la guerre franco-prussienne, dans l’angoisse des épidémies et de la mort, mais c’est aussi un peuple avec la foi, soutenu par leur curé, l’abbé Michel Guérin, qui priait le chapelet tous les jours.

Pontmain, le 17 janvier 1871, c’est une famille qui finit sa journée de travail. C’est un petit garçon qui en sortant de la grange familiale voit une belle dame dans le ciel. C’est encore celle de son frère et de deux autres enfants plus jeunes encore qui ont l’honneur et la grâce de la voir. C’est un miracle offert à ceux qui n’ont pas de voix, ceux qui n’ont pas de pouvoir en ce monde. Pendant 6h, la belle dame se révèle aux enfants et dévoile peu à peu son message d’espérance. 6h où elle ne dit rien, où elle pose sur ces enfants, sur ce village, sur notre pays, un regard de tendresse et de paix.

L’apparition de Pontmain est reconnue officiellement 1 an après par l’Eglise catholique le 2 février 1872. Le sanctuaire de Pontmain est encore aujourd’hui un lieu de paix qui invite à la prière et à l’espérance en Dieu par l’intercession maternelle de Marie.

Notre pèlerinage à Pontmain

C’est en novembre 2021 que nous avons été pour la première fois à Pontmain et dès notre arrivée, nous sommes frappés par la très grande quiétude qui règne en ce lieu. Pas de foule, un silence assourdissant qui nous invite à entrer en nous-même pour y trouver Dieu qui nous parle, pour méditer l’histoire des habitants de Pontmain de 1871.

A peine nos valises posées dans les chambres de l’hôtellerie du sanctuaire, nous voilà parties à la découverte des différents lieux du sanctuaire (tout peut se faire à pied). Première étape de notre parcours : l’église paroissiale. C’est ici que l’abbé Guérin, curé de Pontmain pendant 35 ans, a encouragé ses paroissiens à se confier à la vierge Marie en toutes circonstances. C’est en ce même lieu que nous avons chacune prier dans le silence de notre cœur pour nos vies, mais aussi, que nous avons accompagné la prière d’un couple en chantant : « chercher avec toi dans nos vies… »

Nous continuons notre route et arrivons maintenant à la grange, lieu de travail de la famille Barbedette. Nous entrons à notre tour et ce qui nous frappe, nous bouleverse, c’est cette immense fresque représentant l’apparition mariale de Pontmain. Marie au milieu de la nuit, qui vient réchauffer nos cœurs par sa douce présence.

Après la grange, nous traversons le parvis de la basilique pour nous rendre au pied de la colonne de l’apparition. Marie y siège entourée de fleurs. « Qu’elle est belle, qu’elle est belle » n’ont cessé de répéter les voyants de l’apparition de Pontmain. Marie est belle parce qu’elle est comblée de grâce, elle est l’Immaculée. Nous aussi, nous sommes touchés, émerveillés par la beauté de Marie, qui nous nous contemple avec son regard rempli de tendresse et qui nous dit « toi aussi, tu as de la valeur aux yeux de Dieu! Toi aussi, tu

Nous prenons ensuite la direction du chemin de croix, qui entoure la basilique. A Pontmain, la Vierge Marie nous invite à regarder son Fils mort pour nous sur la croix. Le crucifix qu’elle tient dans ses mains est rouge, couleur du sang versé jusqu’à la dernière goutte. Nous faisons ce chemin pour contempler le sacrifice du Christ qui nous donne accès au pardon de nos fautes, et devant la croix, nous nous laissons renouvelés par sa miséricorde.

Nous arrivons enfin dans la basilique. Le bleu des vitraux qui nous rappelle le ciel, la beauté et l’harmonie du lieu, le silence, tout nous parle de Dieu. Nous passons la porte sainte, nous avançons et là, nous sommes prêtes à cueillir les grâces divines qui nous sont offertes dans la confession ou la prière personnelle. Le dimanche, au petit matin, deux d’entre nous allèrent au domaine de la croix, où se dresse à nouveau le chemin de la croix, pour admirer la beauté de la création, du lever du soleil. Nous terminons notre pèlerinage par la célébration de la messe.

Comme en 1871 où le ciel s’est ouvert sur la France, Pontmain a ouvert un chemin de guérison, de conversion en nos cœurs de jeunes femmes. En fait, ce que nous révèle ce lieu de grâce, c’est la vertu d’espérance. Et c’est ce message que nous voulons vous porter à vous aussi : l’espérance ne déçoit pas car elle est souffle de vie et de lumière dans les ténèbres. Quand une situation te dépasse, que tu as du mal à t’accrocher, redis cette prière de tout ton cœur : Jésus j’ai confiance en Toi !

Que ta vie garde le cap de l’espérance en Jésus Christ, que ton nom chante le Dieu de tout Amour et que tes mains tienne les mains de celle qui est première en chemin d’espérance !

Informations pratiques :
Adresse : 3 rue Notre Dame 53 320 Pontmain
Pour se rendre sanctuaire de Pontmain, privilégier la voiture. Compter 3h40 de route de Paris.

Hébergements : L’accueil des pèlerins propose des hébergements en formule hôtellerie ou gîte. A titre d’info, nous étions 4 adultes et avons choisi : 2 chambres de confort simple (2 lits/chambre, lavabo dans la chambre, WC et douches sur le pallier), 29€ par personne avec petit déjeuner. Le relais du Boccage situé derrière la basilique propose aussi des formules d’hébergements. Infos et tarifs ici !

Restauration : il n’y a pas beaucoup d’offres de restauration à Pontmain (une boulangerie tout au plus), on vous encourage donc à prévoir un pique-nique ou réserver vos repas avec votre hébergement. Il y a de bons restaurants dans la ville d’à côté.

– Pontmain est un village : vous avez le temps de tout faire en une journée. Un week-end est donc suffisant pour tout faire : exposition des voyants, visite des différents lieux, confessions, prières individuelles…

Vlog et podcast