Aujourd’hui, j’ai versé des larmes… pour aujourd’hui et pour jadis.
Aller à la rencontre de ma voisine qui combat solitude, vieillesse et précarité. L’entendre parler de ses angoisses et de ses désespérances pour mieux lui rappeler qu’aujourd’hui, même si c’est le jour de la victoire apparente de la mort sur la Vie, nous avec toi , vivons la réalité du Salut.
Elle a abandonné Dieu il y a un moment , sûrement après son divorce ou peut-être même avant, mais la voici dans un regain d’Énergie. Tout ça me challenge pour te trouver toi.
Au Prétoire, elle les voit tous mais elle ne t’aperçoit pas dans les réticences de Pilate… au chemin du Calvaire, elle te devine dans le mouvement de compassion profonde de Véronique , dans les lamentations des Femmes de Jérusalem… mais plus surprenant et merci à mes compagnons sur le chemin de La Croix, c’est la figure de Simon de Cyrène qui m’invite le mieux à te voir, comme si sa présence reliait nos existences de jeunes pros trop occupé à travailler à La Croix mais encore plus comme si Simon nous rappelait combien nous sommes le résultat des vertus des autres , de la mission des autres et combien nous avons à l’être pour le prochain Simon…
Enfin pendant l’office de la Passion, alors que je me désolais des cafouillages et de la lenteur de l’office, je me suis surprise à m’accrocher à La Croix comme cette réalité bien tangible dans une église où rien d’autre n’existe que ce cri fendant l’air de Jésus sur La Croix.
Un cri qui déchire le voile de la vie et de la mort, un cri qui déchire le voile du temple , un cri qui se greffe au bois de la Croix, ce cri qui t’annonce mon ami quand le geste décisif vient libéré sur cette journée si particulière le sang de la Vie et l’Eau de la grâce.
Sur ma vie et sur la vie de chacun de ceux qui a fait route avec moi.
nices!! 63Itinéraire avec Marie à Paris
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