Chers amis,
Nous approchons peu à peu de la grande semaine, et après avoir vu les tentations, la transfiguration, la colère de Jésus au temple, après ce petit répit de la mi carême, l’évangile nous fait goûter à l’incommensurable, la merveille du créateur, la grâce de l’Amour :
« Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »
Jean 3, 14-21
Au début de cet article, j’aimerais t’ inviter, t’encourager à un petit exercice : redis ce verset en remplaçant le monde par ton prénom. Oui, tu n’es pas le fruit d’un accident, le fruit du hasard. Dieu t’a tant aimé qu’il a donné sa vie pour toi, pour te sauver, pour que tu vives. Car il n’y a pas plus grande grâce que de se savoir aimer inconditionnellement malgré nos pauvretés et nos limites.
La grâce, c’est un peu comme un geyser : une source d’eau chaude qui jaillit avec force des profondeurs pour s’élever jusqu’au ciel et abreuver la terre. La grâce est l’amour qui a façonné notre vie quand nous étions encore dans les profondeurs des entrailles de notre mère et qui lui a donné sa saveur et sa chaleur. Tout vient de la grâce et tout va à elle parce que tout a été fait par amour et pour amour.

Nous sachant ainsi aimés de toute éternité, nous sachant ainsi comblés de grâces, il ne nous reste qu’une chose à faire.
« rendre grâce au Seigneur car il est bon »
Psaume 105
Comme l’enfant qui sait, qu’auprès de sa maman, de son papa, il aura toujours un espace pour l’étreindre. Comme il ne demande rien, juste à se laisser prendre, à se laisser aimer. Osons-nous, nous aussi, nous approcher de Dieu, pour nous laisser étreindre par son Amour ?
Pour Dieu dont l’amour a jailli sur la terre comme au ciel et qui a fait de ma vie une merveille d’amour, suis-je prêt à élever un chant de louange à sa gloire ?
Quand la grâce touche les profondeurs de ton coeur, alors elle te submerge, alors elle te remplit, alors elle te fait sortir de toi-même pour le porter au monde. Finalement, la grâce est la source de nos vies. S’il y a la vie, c’est parce qu’il y a la grâce de l’amour.
Pour cette nouvelle semaine de Carême, soyons donc égoïstes d’amour pour Jésus, lui qui sur La Croix, nous dira qu’il a soif. Oui, soif d’amour, de notre amour. Offrons-lui notre coeur qui désire tant aimer. Tendons-lui nos bras pour qu’il nous prenne dans ses bras. Faisons monter vers son coeur tout l’amour dont il nous a comblé.
Et que nos cœurs battent tous les jours au rythme du sien, dans une même symphonie d’amour !
Que ma vie parle de ses bienfaits car il est celui qui a comblé mon coeur ! Rien sur terre ne pourra m’arracher de l’amour infini de mon Sauveur !