Hello les copains,
Nous sommes le 3e dimanche de Carême et pour en avoir discuté avec d’autres : soit nous nous sentons accablés car les combats sont réels, soit déjà en nous la fortification se vit, soit nous sommes envahis de culpabilité car nous ne parvenons à entrer encore dans ce temps de Carême.
Le Carême est une saison si perturbante. Personnellement, même si je suis pas certaine d’être correctement entrée dans cette période car mes efforts m’ont l’air si légers et mes jeûnes si peu contraignants, je suis bien obligée d’admettre que Dieu m’ouvre à la grâce d’une plus grande écoute.
Dimanche dernier, en analysant le sacrifice d’Abraham, le Père Klasen, défenseur d’un carême de bénédictions, nous mettait en garde contre la perversion de nos sacrifices. Et surtout par trois fois, il nous a rappelé que cette période de grâce ne trouve son sens profond qui si nous sommes ouverts à lui rendre grâce, à accueillir la grâce, à vivre de la grâce.
Lui rendre grâce
Dieu n’a pas besoin de nos sacrifices, Jésus n’a pas besoin de nos témoignages…. Mais par ces actes que nous posons pour grandir dans la connaissance de ce Dieu présent, Il marche à nos côtés et il reçoit nos offrandes pour notre plaisir non pour le sien.
Ce n’est plus par les actes dit l’apôtre Saint Paul. Et c’est vrai notre adoration se situe bien plus dans l’homme intérieur que dans les actes que nous posons en manifestation d’une prétendue démarche vers Dieu.
« Et si c’est par grâce, ce n’est pas par les œuvres ; autrement, la grâce ne serait plus la grâce. »
Rm11,6
Accueillir la Grâce
Le Père F.G me faisait remarquer que nous ne sommes pas libres car par essence nous sommes des créatures. On ne choisit pas d’exister, on ne choisit tout ce qui fait notre déterminisme.
Clairement si j’avais eu le choix, j’aurais peut être pas choisi d’être une femme noire née au 20e siècle. Mais en même temps me sachant aimée vraiment, telle que je suis, avec mes faiblesses et mes réussites, comment puis-je ne pas me sentir libre de la pression, des ambitions et de mes petitesses.
Donner mon cœur à Dieu en empruntant chaque jour le chemin du cœur immaculée de Marie et celui du Sacré Cœur de Jésus, c’est l’ouvrir à la grâce qu’il me fait de me montrer le chemin et de me remplir de fait de grâce.
Vivre de la Grâce
Une fois que nous envoyons notre adoration comme un cri, comme un sacrifice de Louange à Dieu, une fois que lui par l’onction nous remplit de la grâce, il ne s’agit pas d’éteindre la grâce en nous mais de la laisser briller dans nos yeux , dans nos sourires, dans chaque mains que nous tendons vers nos frères.
La grâce, comme la pluie pour l’agriculteur n’est pas l’origine ou le but de notre vie de Chrétien ou de sa plantation mais elle est l’aide, l’opportunité et le bonus qui enrichit notre vie de foi.

Mes amis de la Team ADF, en ce 3è dimanche de Carême, je vous invite à accueillir la grâce de Dieu comme l’opportunité pour parfaire en chacun de vous et dans ce monde, le projet de Dieu pour nos vies.
Laissez-vous abreuver, envahir par la Grâce de Dieu, qu’elle allume un feu en vos cœurs,
Que la grâce de Dieu vous pousse au large de vos vies pour donner plus, donner mieux l’amour et le témoignage de vos vies.
Et que, contemplant Jésus au Temple, la grâce de Dieu en vous soit folie de Dieu en tout temps.
Soyez toujours dans la joie au cœur du Carême par la Grâce du seul Seigneur.