Coucou la Team ADF, nous sommes rendus à l’entrée de notre deuxième semaine du temps de carême, et quelle étape ! L’église nous invite à relire la Transfiguration de notre Seigneur Jésus Christ comme inspiration pour notre vocation d’enfant aimé, comme confirmation de sa présence et de sa promesse mais aussi et surtout pour notre progression, un réconfort et un soutien.
C’est toujours impressionnant quand on est face à la parole de Dieu de voir à quel point, elle s’actualise et parle à notre vie. Dieu, dans la première lecture, ordonne à Abraham une chose très difficile : quitter sa famille, son confort. Dans nos familles, c’est toujours un passage obligé : la séparation, la coupure du cordon ombilical lors de la naissance à la coupure d’émancipation, nos familles s’inscrivent dans ce schéma de la Genèse de même notre pays.

La semaine dernière, avec mes sœurs ADF, nous sommes partis au sanctuaire de Pellevoisin pour notre action de grâce annuelle mais surtout nous sommes allés au sanctuaire de l’île Bouchard. Cette apparition de Marie après l’horrible guerre nous parle de cette séparation que nous vivons encore aujourd’hui. Les Français, après avoir vécu des années une nuit sans lumière, après s’être réjouis de l’avènement de la paix, étaient dans une dépression, une colère et un révolte incroyable en 1947.
Sans s’en rendre compte, près de 160 ans après la révolution mais surtout presque 50 après la loi Ferry, la place de la religion s’est effacée et avec elle, beaucoup n’avaient plus d’endroit où mettre leur foi. De même que Dieu invite Abraham à quitter son pays, de même on peut penser dans l’idéologie première de la démocratie que Dieu a voulu l’émancipation de sa fille par rapport à des dogmes qui mettaient trop la puissance et la hiérarchie au cœur des rapports humains. L’humanisme de la déclaration des droits de l’homme de 1789, n’a rien de contradictoire avec l’enseignement de Jésus, au contraire. Pourtant, comme le fils prodigue qui prend sa part et part vivre au loin, l’émancipation de notre pays a été vécue par certains comme une rupture de pratique et de croyance.
Reprenons notre étude de cette parabole :
« Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. »
Luc 15, 13
Le Fils est parti pour mener sa vie, pour vivre loin de sa tradition et de son père. Une des choses intéressantes dans ce verset que Jésus nous dit, c’est qu’il est parti loin, la séparation devait être totale. Loin des yeux, loin du cœur dirait le proverbe. Il a fui pour vivre le contraire de ce à quoi il est appelé sans voir dans les actions de son père l’acceptation de sa croissance. Dieu ne nous veut pas petits, enfant pour toujours, incapable de nous tenir debout. Il nous veut libres pour vivre de son amour et se tenir à côté.
C’est ce que l’île Bouchard nous apprend.
Dans ce tumulte de décembre 1947, alors que nous sommes proches de l’embrasement de la France , Marie apparaît pendant près de 8 jours à 4 petites filles, leur apprenant le secours de la prière, l’humilité devant son fils, la joie de l’unité. Rien est plus beau que cette belle femme et ce bel Ange pour continuer à annoncer à ce pays qu’il a du prix au yeux de DIEU.
Mais c’est donc vrai qu’elle descend parmi nous !
Cette apparition de Marie, comme dans le livre de la Genèse, dit que si l’émancipation est possible et voulue par Dieu, sa promesse reste vraie et toujours d’actualité.
Entrer dans cette deuxième semaine du temps de carême, en nous tournant les uns les autres vers nos racines, notre famille ce n’est pas revenir en arrière mais c’est embrasser à l’origine la promesse de Dieu pour nos vies. La liberté de la foi, c’est la remettre en question, s’en éloigner parfois mais surtout y revenir. Pas seul, pas en touriste mais avec la présence d’un Dieu toujours là dans l’intime de ce que nous sommes, de saints et saintes qui ne cesse de faire le pont la chaîne entre le ciel et la terre et de la sainte Mère de Dieu qui ouvre inlassablement son cœur pour qu’en lui nous trouvions celui de son fils.
Pour aller plus loin, cette semaine nous vous lançons ce témoignage d’une des voyantes de l’Ile Bouchard :
Prions ensemble :

Nous avons pris le parti de prier chaque semaine avec un saint français et pour cette semaine nous vous proposons Saints Louis et Zelie Martin pour nous aider à grandir et à avancer dans notre route vers Pâques. Les parents de sainte Thérèse de l’enfant Jésus et de la sainte face sont les modèles de vie et de promesses qu’ils nous faut pour confier nos familles quel qu’elles soient. Elles sont toujours le lieu de nos fondations et de notre croissance, quelles soient unies, recomposées, divisées ou brisées, prions pour chacune d’elles et confions les à la prière des saint d’Alençon. Goûtons la grâce de nos familles pour trouver en elle la vocation pour nos vies que Dieu a versé.
Saints Louis et Zélie,
vous qui dans votre vie de couple et de parents,
avez donné le témoignage d’une vie chrétienne exemplaire,
en mettant Dieu à la première place,
par l’exercice de votre devoir d’état
et la pratique des vertus évangéliques,
nous nous tournons vers vous :
Aidez-nous à avoir une confiance inébranlable en Dieu
et à nous abandonner à Sa Volonté,
comme vous l’avez fait à travers les joies
mais aussi les épreuves, les deuils et les souffrances dont votre vie a été jalonnée.
Aidez-nous à aimer Dieu de tout notre coeur,
à persévérer dans nos difficultés quotidiennes
et à demeurer dans la joie et l’espérance
que nous donne une foi vivante dans le Christ.
Intercédez pour nous
afin que nous obtenions les grâces dont nous avons besoin
aujourd’hui et tous les jours de notre vie.
Amen.
Saints Louis et Zélie, priez pour nous.
Et accompagné d’une dizaine de chapelet pour se mettre en présence du Christ par l’intercession de sa Mère à dire cette prière :
Seigneur,
C’est aujourd’hui le temps de notre éveil
Que ta parole nourrisse en nous l’espérance et la foi,
Nous donne de vivre de la charité
Alors que nous entrons dans le combat de Jésus
Que l’Esprit Saint inspire en nous la piété de Saint Louis
pour élever nos vies et notre pays à l’exigence de l’Evangile.
Par amour, tu nous donnes de nous vivre la liberté
Que ton présence nourrisse en nous la prudence
De vivre avec raison et charité dans ce monde
Alors que nous sommes seuls et unis dans le combat du Christ
Que ton Esprit Saint dépose en nos familles la confiance et la tempérance de Saint Louis et Zelie Martin
pour ne jamais perdre le chemin de l’affection familiale.
A toi notre Dieu et Père, en Jésus Christ notre Seigneur et par la Grâce de l’Esprit Saint.
Amen
Bonne semaine à tous
Et au cœur de nos chutes ,
Dieu est bon
En tout temps
C’est toujours impressionnant quand on est face à la parole de Dieu de voir à quel point, elle s’actualise et parle à notre vie. Ces mots que tu as écrit me parle tellement
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