Noël : la joie d’un avènement qui ouvre l’éternité

Hello chers amis,

En cette nuit sainte où le monde retient son souffle, l’Église nous invite à entrer dans un mystère plus vaste que l’émotion d’une naissance ou la douceur d’une crèche illuminée. Noël n’est pas seulement le souvenir attendri d’un Dieu qui vient : il est l’annonce d’un Avènement qui demeure, d’une joie qui ne passe pas, parce qu’elle touche à l’éternité.

Avant toute lecture, prenons un instant pour nous tenir en silence. Laissons résonner en nous cette question simple et radicale : Seigneur, que veux-tu faire naître en moi, en cette nuit où tu viens visiter ton peuple ?

Car Noël n’est pas d’abord ce que nous faisons pour Dieu, mais ce que Dieu accomplit pour nous — et en nous.

1. La joie qui surgit de l’Annonce

Cette joie n’est ni euphorie ni simple consolation. Elle est la joie grave et profonde de celui qui comprend que Dieu revient régner, non par la force, mais par la fidélité à sa promesse.
« Qu’ils sont beaux sur les montagnes, les pas du messager, qui annonce la paix, qui porte la bonne nouvelle » (Is 52,7).

Isaïe ne décrit pas une victoire militaire, mais une libération intérieure : Dieu console son peuple, il le rachète, il se rend présent au cœur même de son histoire blessée.

La joie de Noël naît toujours ainsi :
• Non de la disparition immédiate des épreuves,
• Mais de la certitude que Dieu n’a pas déserté le monde.

Cette joie est missionnaire. Elle se fait annonce, témoignage. Celui qui a vu Dieu agir ne peut que devenir messager à son tour. Et pourtant, cette annonce ne s’impose jamais. Elle se propose, humblement, comme une lumière offerte à la nuit.

2. La joie chrétienne : entre accomplissement et attente

La joie de Noël est profondément eschatologique. Elle ne se replie pas sur le passé, elle ouvre l’avenir. Elle est la joie de ceux qui savent que le Royaume est déjà là, mais pas encore pleinement manifesté.

Nous célébrons un Dieu qui est venu, nous attendons un Seigneur qui viendra dans la gloire. Ainsi, chaque Noël est une école de l’espérance. Il nous apprend à vivre dans cette tension féconde entre ce qui est donné et ce qui reste à accueillir. Il nous invite à ne pas tout mettre dans le présent, ni à fuir le monde, mais à l’habiter avec un regard transfiguré.

Accueillir Noël, c’est consentir à ce que notre vie devienne le lieu discret de l’Avènement de Dieu. C’est laisser la joie naître, non de ce que tout va bien, mais de la certitude que Dieu est à l’œuvre, même dans l’inachevé .

Notre souhait :  Entrer dans la nuit avec une lumière d’éternité

En cette nuit très sainte, le Seigneur ne nous demande pas des performances spirituelles. Il nous demande un cœur disponible, pauvre et ouvert.

Nous vous souhaitons donc pour ce Noël :
• Un cœur capable de veiller.
• Un cœur capable d’attendre.
• Un cœur capable de se réjouir, même dans l’obscurité.

Alors, en silence, laissons monter cette prière :

Seigneur Jésus,
Que ce Noël dépose en nous un trésor d’éternité, et que la contemplation de ta venue éclaire notre attente du jour où tu seras tout en tous.

Car après tout,

Dieu est toujours bon,

En tout temps

Joyeuses fêtes de la Nativité !

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