Lettre à la Grâce : des rameaux au mardi Saint

Pourtant, alors que nous entrons dans la Grande semaine, celle qui revient chaque Année car notre intelligence ne peut en saisir toute sa plénitude : Je te cherche .

Marcher avec toi ouvre nos yeux à l’émerveillement, ouvre les cœurs à la paix, marcher avec toi met en mouvement tout notre être.

Alors, durant cette semaine où l’indicible s’est produit, permet moi de te chercher dans la création, dans un mot, dans un geste, un regard car Ta présence en toutes choses est une marque de l’éternité au travers de cette histoire et de notre histoire.

Dès à présent je te cherche : 

Es-tu dans l’obéissance des disciples ? 

Es-tu dans cet ânon ? Es-tu dans les acclamations? Es-tu dans ce vent ? 

Je ne te trouve pas mais je sais que tu es là, grâce de Dieu qui réchauffe les cœurs des hommes à l’approche de la Pâque. 

Je sais que tu es là car tous expérimentent une joie sincère et simple.

Je sais que tu es là.

C’est pourquoi mon propre cœur est apaisé d’entrer dans cette semaine avec toi et en Église.

Après avoir posé mon cœur pour entrer pleinement dans cette semaine, en ce lundi saint, je te cherche dans cette invitation du Christ à Bethanie avec Lazare Marthe et Marie.

Ma chère amie, est-ce toi dans ce parfum qui enveloppe mon Seigneur ? Est-ce que tu es dans l’enseignement, la patience et la bienveillance du Christ face à Judas ?

Es-tu là, dans la curiosité et la foi de ceux qui cherchent à voir Jésus et Lazare ?

Étais-tu là un lundi saint il y a quelques années quand des cœurs de toute sensibilité pleuraient, priaient ou chantaient la Vierge Marie alors que des flammes ravageaient Notre Dame ?

Étais tu avec l’Eglise de Guadeloupe l’an dernier pour se réjouir de l’annonce de son nouveau Pasteur ?

Le lundi saint, on pense toujours que l’on ne fait qu’apprendre mais en te cherchant on voit combien en cette semaine, les liens humains sont importants et d’une vraie puissance de consolation.

Je te cherche car mon expérience de toi m’a fait réalisé que là où je te trouve, c’est là où je peux reconnaître aussi l’action créatrice de Dieu.

Aujourd’hui, tu sais je t’ai pas cherché. C’était trop confus pour moi, l’église propose de relire le moment où Satan met en mouvement Judas Iscariote. C’est sûr je peux pas te trouver…

Toi tu me fais voir Dieu, tu me fais voir mon Seigneur… je ne veux pas voir le Prince de ce Monde…

Alors j’ai levé la tête , j’ai regardé le monde et les hommes, j’ai vu les conflits, les disputes et là même si je te cherchais je ne te trouvais pas 

Tu sais je ne suis pas butée, alors je suis reparti à la source et j’ai regardé Jésus, et je pense que je t’ai vu…

Tu étais là n’est-ce pas dans la liberté absolu offerte à Judas ? Tu étais là dans ce cœur tout amour qu’écoutais Jean ? Là encore dans ces prophéties du Christ ? Là encore dans le trouble de Pierre ?

Même quand le monde va mal tu es là, dans la main tendue au personne victimes de violence, dans toute ces innovations pour améliorer le sort de l’humanité , dans ces programmes de volontariat, je t’ai vu je le sens quand j’ai regardé l’homme et pas la misère

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