En ce 5è dimanche de Carême, nous poursuivons notre route vers Pâques et notre parcours avec la Grâce. Nous pouvons déjà bénir l’œuvre de Dieu qui nous permet de découvrir la grâce comme une énergie de Vie.
Et comme ce parcours est signé Aventure de Foi, nous nous tournerons vers celle qui est notre Mère Toute comblée de Grâce pour ouvrir nos cœurs et nos existences à ce don qui met tout en marche en nous.
« Je te salue Marie Comblée de grâce »
L’action de Dieu, même si je sais qu’elle me surprendra toujours, m’a étonné quand même encore une fois (elle n’apprendra donc rien celle-ci😂). Notre postulat pour ce Carême était de le vivre avec joie, de ne pas pervertir ce que ce temps nous invite à vivre en faisant de Dieu un comptable de nos ascèses. Alors nous avons cheminé, redécouvrant la grâce comme le don gratuit de Dieu, comme l’opportunité de nous laisser prendre par Lui , comme la chance de pouvoir s’émerveiller mais aussi comme le cri d’amour, de confiance et d’abandon qui monte en nous.
La grâce n’est plus une chose passive que nous plaquons sur notre identité de Chrétien, c’est une force propre, une énergie de vie vraiment.
En effet, pour mieux comprendre notre réflexion, j’ai vu la grâce comme cette goutte d’eau nécessaire à la vie, nécessaire à notre vie. Le poids du corps humain est composé pour plus de la moitié voire de deux tiers d’eau. C’est fou de se dire que ne plus avoir cette goutte d’eau est signe de mort. C’est une réalité même si dans notre conscience collective, notre sang représente notre vitalité.
Alors personne ne va se couper les veines en buvant un verre d’eau, on y trouvera pas d’énergie de vie. Mais même si cela semble ridicule car on ne le voit pas, cette goutte d’eau possède cette plénitude qui irradie et nous fait vivre.

C’est ainsi que la salutation de l’Ange à Marie l’appelant comblée de grâce nous fait réalisé que c’est toute la grâce qui met en action son cœur, sa bouche et son sein pour donner au monde Jésus…
« Si le grain de blé tombé en terre, refuse de mourir… »
Là où Dieu nous cueille une fois de plus, c’est quand nous nous penchons sur l’Évangile de cette semaine. Méditer la grâce de Dieu comme cette énergie de vie alors que le Christ s’approchant de sa Pâques révèle pourquoi et comment il doit mourir, cela semble être si peu cohérent.
Pourtant, bien qu’opposés, la mort et la vie trouvent complètement leur sens en l’autre, et ce n’est pas moi qui vous dirait le contraire. Mais comme souvent, notre manière habituelle de parler et d’entrée en relation avec l’autre en vérité, donne un élément de réponse.
Ne dit-on pas à celui qui est dans le deuil ou à celui en fin de vie, que nous espérons qu’ils aient la grâce d’une bonne mort ?
Serait-ce le signe que comme l’énergie qui fait bouillir une vie ajustée en nous mais, connectée aux autres et à l’action de Dieu ; la grâce de Dieu serait cette énergie qui transcende la mort pour entrer dans La Vie que nous espérons de toute éternité ?
Chers Amis d’ADF en ce 5è dimanche de Carême, nous vous encourageons à laisser la grâce de Dieu envahir chaque cellule de votre corps pour qu’elle vous mette en mouvement en mouvement alors que nous approchons de la Grande Semaine.
Soyons en convaincus : la grâce de Dieu en nous n’a pas fini de vous surprendre et de bousculer.
Soyons dans la joie d’être disciple-marcheurs capé de la Grâce .
Soyez bénis mes amis.
Dieu est bon
En tout temps