Il y a 152 ans, le ciel s’est ouvert sur la terre, et la Vierge Marie est apparue à Pontmain, un petit village de Mayenne en France, avec un message rempli d’espérance : « mais priez mes enfants ! Dieu vous exaucera en peu de temps ! Mon fils se laisse toucher! »
L’espérance ! C’est bien là le coeur du message de Pontmain et tout l’essentiel de notre foi chrétienne. Car on peut bien croire en Dieu mais comment tenir bon même quand les épreuves, les épidémies, les guerres nous ravagent ?
L’espérance est la petite soeur de la foi, disait Charles Peguy. Elle marche à ses côtés. Quand la foi est fébrile, l’espérance la soutient. Quand la foi vacille, l’espérance la rattrape.
Le Christ est véritablement notre espérance. Celui vers qui on s’approche; celui qui se laisse toucher. Il n’est pas ce Dieu lointain mais ce Dieu qui s’est abaissé jusqu’à nous pour nous porter. Et Marie, sa mère, la Dame de l’espérance, est celle qui nous conduit à lui.

Pontmain en 1871 c’est un peuple troublé, qui vit dans la peur, dans l’angoisse de la guerre franco-prussienne, des épidémies et de la mort. Mais c’est aussi un peuple avec la foi, soutenu par leur curé l’abbé Guerin qui les invitait toujours à prier. Et à Pontmain on priait avec ferveur le chapelet tous les jours.
Pontmain le soir du 1871 c’est l’histoire ordinaire d’une famille qui finit sa journée de travail. C’est un petit garçon qui en sortant de la grange voit une belle dame dans le ciel. C’est encore son frère puis deux autres enfants plus jeunes qui ont l’honneur de la voir. C’est un miracle offert à ceux qui n’ont pas de voix, ceux qui n’ont pas de pouvoir en ce monde. Pontmain, c’est 6h de temps au cours de laquelle la Belle Dame se révèle progressivement aux enfants et révèle son message d’espérance.
6h où elle ne dit rien, où elle pose sur ces enfants, sur ce village, sur notre pays un regard de tendresse et de paix.

L’espérance a aussi ce visage pour chacun de nous aujourd’hui. C’est le soutien et la grâce d’aborder cette vie avec le calme et la paix de l’assurance de celui qui a lié sa vie et son cœur au Christ.
Des trois vertus théologales, l’espérance est celle qui nous pousse en avant : alors que notre charité se pratique et se ressent, que notre foi traverse chaque instant, l’espérance c’est la voile qui gonfle et nous entraîne.
Et ce soir comme en ce 17 janvier 1871, Marie vient panser, raviver ou encore gonfler ce souffle et cette grâce : Prions nous ses enfants, car Dieu nous exaucera ; Ayons confiance , son Fils, Notre Seigneur et Maître , notre Trésor se laisse toucher.
Hier le monde s’essayait de nous dire que le blue Monday était le jour d’une baisse de moral, aujourd’hui peu importe ta situation, peu importe tes difficultés, peu importe tes succès et l’endroit d’où tu es : Nous te portons ce message que nous avons reçu, nous aussi un jour à Pontmain : Si l’espérance ne déçoit pas c’est qu’elle est souffle de vie et lumière dans tout les Ténèbres.
Quand une situation te dépasse, que tu as du mal à t’accrocher, redis cette prière dans le secret de ton cœur et de tout ton Être, dis le: « Jésus, j’ai confiance en toi »
Que ta vie ce soir garde le cap de l’Espérance en Jésus Christ, que ton cœur chante le Dieu de tout amour et que tes mains tiennent les mains celle qui est première en chemin d’Espérance.
Sois béni cher ami